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Congé de proche aidant

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Le congé de proche aidant est un dispositif qui vous permet, en tant que salarié, de réduire votre activité professionnelle pour accompagner une personne handicapée ou âgée ou en perte d'autonomie. En l’absence de tels dispositifs conventionnels, vous pouvez prendre un congé de proche aidant pour une durée maximale de 3 mois. Sachez que ce congé de proche aidant peut être fractionné par demi-journée et renouvelé, sans toutefois dépasser un an sur toute la carrière d’un salarié.

En bref

Cadre légal

Le congé de proche aidant est encadré par le Code du travail, aux articles L3142-16 à L3142-21 [KG-12]. Ce dispositif permet aux salariés du secteur privé ou public de réduire ou suspendre leur activité professionnelle pour accompagner un proche en situation de handicap, en perte d'autonomie ou âgé [1] [9]. Aucune condition d’ancienneté n’est requise pour en bénéficier [4].

Repères épidémiologiques

En France, un Français sur cinq est aidant, soutenant un parent, un enfant, un conjoint ou un proche en situation de handicap ou de perte d'autonomie [KG-7]. Ce rôle d'aidant, appelé aussi aidance, désigne l'accompagnement quotidien de ces personnes [KG-9].

Diagnostic et évaluation

Pour bénéficier du congé de proche aidant, la personne aidée doit répondre à certains critères. Elle doit avoir un taux d’incapacité d’au moins 80% reconnu par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ou être invalide ou bénéficiaire de rentes d’accident du travail et de maladie professionnelle avec une majoration ou une prestation complémentaire de recours à une tierce personne. Elle peut également avoir une perte d’autonomie correspondant à un GIR de 1 à 4 et être bénéficiaire de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) [5] [7].

Interventions recommandées

Congé de proche aidant

Le congé de proche aidant permet de réduire ou suspendre temporairement son activité professionnelle. En l’absence de dispositifs conventionnels, ce congé peut durer jusqu’à 3 mois, renouvelable sans dépasser 1 an sur toute la carrière. Il peut être fractionné par demi-journée [2] [9]. Le congé n’est pas rémunéré par l’employeur, sauf dispositions conventionnelles le prévoyant [4] [9].

Allocation journalière du proche aidant (AJPA)

Pour compenser la perte de salaire, les aidants peuvent demander l’allocation journalière du proche aidant (AJPA). Cette allocation est versée par la Caisse d’allocation familiale (Caf) ou la Mutualité sociale agricole (MSA) [8]. Elle est versée dans la limite de 22 jours par mois et de 66 jours par personne aidée, renouvelable pour jusqu’à 4 personnes aidées, soit 264 jours au total [5] [6]. L’AJPA n’est pas cumulable avec certaines aides comme l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) [8].

Solutions de répit

Pour prévenir l’épuisement des aidants, des solutions de répit sont disponibles. Ces solutions peuvent être financées par diverses aides, telles que l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), la prestation de compensation du handicap (PCH), l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), ou des aides locales [11]. Les Plateformes de répit pour proches aidants (PFR) accompagnent également les aidants pour trouver des ressources adaptées [10].

Cadre légal et droits

Demande de congé

Pour obtenir le congé de proche aidant, il faut déposer une demande auprès de l’employeur au moins un mois avant la date envisagée, sauf en cas d’urgence. La demande doit être accompagnée de documents justificatifs, tels que le lien de parenté, une attestation d’aide régulière, ou un document relatif au handicap de la personne aidée [10].

Cas d'urgence

En cas d'urgence, comme une détérioration soudaine de l’état de santé du proche ou une situation de crise, le congé peut être demandé sans délai, sur justificatif médical ou attestation de l’établissement [3] [10].

Refus de l'employeur

L'employeur ne peut pas refuser le congé de proche aidant si toutes les conditions requises pour en bénéficier sont remplies et si la demande est formulée dans les règles fixées. En cas de refus non justifié, le salarié peut solliciter le conseil de prud'hommes (CPH) [3].

Cumul avec d’autres aides

L’AJPA n’est pas cumulable avec certaines aides comme l’AJPP. Vous ne pouvez pas percevoir l’AJPA si vous êtes à la retraite ou sans activité professionnelle (et sans indemnités chômage) [6] [8].

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les sites Mon Parcours Handicap et Solidarité.gouv.fr [10].

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Sources mobilisées (4)