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Troubles visuels

Déficiences visuelles incluant amblyopie, strabisme, troubles de la réfraction et malvoyance. Le dépistage précoce (ophtalmologue) est essentiel car certains troubles sont corrigeables avant l'âge de 6 ans. Peuvent impacter la lecture, l'écriture et la coordination visuomotrice. L'orthoptiste rééduque la fonction visuelle. Des adaptations scolaires (agrandissements, éclairage) et aides techniques sont souvent nécessaires.

Cadre clinique

Les troubles visuels englobent une diversité d'affections affectant la fonction visuelle, incluant les troubles de la réfraction (myopie, hypermétropie, astigmatisme), le strabisme, l'amblyopie, les troubles neurovisuels d'origine centrale, ainsi que la malvoyance et la cécité. Ces troubles peuvent être congénitaux, acquis ou liés à des pathologies sous-jacentes. Les troubles de la réfraction, par exemple, peuvent conduire à des difficultés scolaires et d'orientation spatiale, tandis que les troubles neurovisuels impliquent des altérations de la reconnaissance visuelle, de l'exploration visuelle ou du champ visuel [3] [4].

Les enfants atteints de troubles visuels peuvent présenter des difficultés spécifiques dans les apprentissages, notamment en lecture, en écriture et en coordination visuomotrice. Ces troubles peuvent également être associés à d'autres pathologies, telles que la paralysie cérébrale, la trisomie 21 ou la surdité [KG-1] [KG-3] [KG-7].

Repères épidémiologiques

En France, près d'un enfant sur dix est touché par des troubles de la vision [2]. Les troubles de la réfraction sont particulièrement fréquents, avec une prévalence accrue chez les enfants prématurés, notamment en cas d'antécédent de rétinopathie du prématuré [6]. Les études de Braddick et Atkinson, menées entre 1983 et 2007, ont dépisté des troubles de réfraction chez plus de 8 000 nourrissons, révélant que les enfants hypermétropes (≥+ quatre Dioptries) sont plus à risque de strabisme et de faible acuité visuelle [4].

Diagnostic et évaluation

Le dépistage précoce des troubles visuels est essentiel pour une prise en charge efficace. Il est recommandé de consulter un ophtalmologue à 1, 3 et 6 ans avec un bilan orthoptique [2]. Le bilan orthoptique comprend trois axes principaux : le bilan sensoriel (acuité visuelle, champ visuel, vision des couleurs et des contrastes, vision stéréoscopique), le bilan oculomoteur (recherche de strabisme ou de déséquilibres oculomoteurs, examen de la motricité conjuguée) et le bilan fonctionnel (stratégies d'exploration visuelle, coordination œil-main, fonctions visuo-spatiales) [3] [9].

Un bilan neurovisuel est indiqué devant toute plainte ou gêne visuelle chez un patient dont la fonction oculaire est normale ou corrigée, ainsi que chez les enfants suivis en rééducation pour des troubles divers des apprentissages sans succès [7]. Ce bilan permet d'évaluer les capacités d'analyse visuelle, cruciales pour la plupart des activités cognitives visio-motrices.

Interventions recommandées

La prise en charge des troubles visuels repose sur une approche multidisciplinaire. L'orthoptiste joue un rôle clé dans la rééducation de la fonction visuelle. La rééducation orthoptique peut avoir plusieurs objectifs, tels que la rééducation de la vision binoculaire, l'amélioration des mouvements oculaires volontaires, la rééducation fonctionnelle des stratégies d'exploration visuelle et de lecture, ainsi que l'entraînement à la prise de repères visuo-spatiaux [9].

Les aménagements scolaires sont souvent nécessaires pour limiter l'impact des difficultés visuelles en classe. L'orthoptiste établit une liste d'adaptations à mettre en place, concernant l'installation dans la classe, la présentation des exercices, la taille des caractères à utiliser, et les aides techniques (guide-ligne, loupe, logiciels spécifiques sur ordinateur) [5].

Cadre légal et droits

En France, les élèves présentant des troubles visuels peuvent bénéficier de dispositifs d'inclusion scolaire, tels que l'Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire (ULIS). L'ULIS est un dispositif de scolarisation implanté dans un établissement ordinaire, permettant la mise en œuvre des projets personnalisés de scolarisation (PPS). La Commission des Droits et de l'Autonomie (CDAPH) décide de l'orientation d'un élève vers une ULIS [1].

Les aménagements d'examens sont également possibles pour les candidats en situation de handicap, permettant de bénéficier d'aménagements spécifiques lors des épreuves [KG-5]. Ces dispositifs visent à garantir l'égalité des chances et l'inclusion scolaire des enfants présentant des troubles visuels.

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Sources mobilisées (5)