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Trouble de stress aigu

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Dans les formes les plus sévères, des éléments de stress aigu (survenant immédiatement au décours) ou de syndrome de stress post-traumatique

En bref

Cadre clinique

Le trouble de stress aigu se manifeste par des réactions immédiates suite à un événement traumatique. Chez les enfants, ces symptômes peuvent varier selon l'âge. Les plus jeunes peuvent exprimer leur anxiété par une hyper-réactivité émotionnelle, incluant irritabilité, pleurs, tension, agressivité, troubles du sommeil, refus alimentaire, et une dépendance affective accrue. Les enfants plus âgés ou les adolescents peuvent développer des conduites d'évitement, comme l'absentéisme scolaire ou un repli au domicile [1]. Les symptômes incluent également des sursauts en cas de bruit fort, des difficultés d'endormissement, des cauchemars, une passivité, une perte d'énergie, un sentiment de fatigue chronique, de vide, et une indifférence à l'environnement [1].

Les enfants exposés à des images violentes ou à des événements stressants peuvent développer des symptômes de stress aigu, tels que des pensées répétées centrées sur l'événement, un évitement des situations ou objets rappelant l'événement, une irritabilité, des difficultés de concentration et de sommeil, ainsi qu'une attitude régressive [4]. Les filles sont plus susceptibles de développer un état de stress aigu que les garçons [5].

Repères épidémiologiques

Les enfants ayant déjà vécu une expérience très stressante dans le passé courent un risque plus important de présenter un état de stress aigu [5]. Une étude finlandaise a révélé que les adolescents inquiets à propos de la guerre nucléaire couraient un risque accru de troubles mentaux cinq ans plus tard [7]. Les jeunes les plus sujets à l'anxiété ont tendance à chercher à s'informer de manière excessive sur l'événement, augmentant ainsi leur niveau d'anxiété par un cercle vicieux [7].

Diagnostic et évaluation

Pour évaluer l'intensité et la fréquence des symptômes de stress aigu, il est recommandé de mesurer trois critères : l'intensité/fréquence des signes d'alerte, l'évolution de ces symptômes au fil des jours, et leur retentissement sur la vie quotidienne de l'enfant. Un score supérieur à 7 sur une ou deux échelles indique un bilan rouge, nécessitant une vigilance particulière [3].

Les indicateurs de traumatisme incluent des pensées répétées centrées sur l'événement, un évitement des personnes ou situations rappelant l'événement, une irritabilité, des difficultés de concentration et de sommeil, ainsi qu'une attitude régressive [4]. Les enfants peuvent également exprimer leur stress par des plaintes physiques inexpliquées, une rumination excessive, une hyper-réactivité au moindre bruit, et des changements de caractère [5].

Interventions recommandées

Pour aider un enfant à baisser son niveau de stress, plusieurs stratégies peuvent être mises en place. Il est important de sécuriser la chambre et le domicile pour limiter les risques de blessures ou de mise en danger, notamment en cas de terreurs nocturnes ou d'éveils confusionnels [9]. Lors des accès, il est conseillé de ne pas chercher à réveiller l'enfant, mais de veiller à sa sécurité physique et de le ramener doucement dans le lit [9].

En cas de cauchemars fréquents, il est recommandé de consulter un professionnel de santé si les cauchemars ont une répercussion sur le quotidien de l'enfant, s'il développe une peur du coucher, ou si les cauchemars persistent à l'adolescence, surtout s'ils s'accompagnent de stress ou de souffrance morale [9].

Cadre légal et droits

Les écoles, collèges ou lycées sollicités par une demande de scolarisation d’enfant réfugié doivent prendre attache avec la cellule Ukraine du rectorat. Pour demander de l’aide psychologique auprès d’un.e psychologue bénévole ukrainophone, des ressources sont disponibles en ligne [10]. Le CASNAV (Centre Académique pour la Scolarisation des enfants Allophones Nouvellement Arrivés et enfants issus de familles itinérantes et de Voyageurs) permet des tests d’évaluation dans la langue d’origine et des affectations dédiées en fonction du niveau de l’élève [10].

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Sources mobilisées (7)