Serenaid

Questionnaire Chevrie-Muller

Questionnaire de dépistage rempli par l'enseignant de petite section de maternelle (3 ans 6 mois - 3 ans 9 mois). 29 items sélectionnés parmi 99 items initiaux, liés à la variable « présence de difficultés » d'après batterie de tests. Évaluation de la compréhension du langage (désignation d'images, couleurs), oppositions syntaxiques (morphosyntaxe, notions topologiques), expression du langage (articulation, capacités phonologiques, dénomination, répétition de phrases), mémoire à court terme (répétition de chiffres/phrases), capacités cognitives et aptitudes grapho-motrices. Étalonné sur 480 enfants. Sensibilité 79,5%, spécificité 78,2%, VPP 54,1%, VPN 92,2%. 4 items prédictifs clés : (i) ne dit pas son nom/prénom, (ii) n'utilise pas le « je », (iii) ne suit pas les règles de vie en classe, (iv) ne comprend pas le sens de « qu'est-ce que...? ».

Qu'est-ce que le questionnaire Chevrie-Muller ?

Le questionnaire « Langage et Comportement 3 ans 1/2 », aussi appelé questionnaire Chevrie-Muller, est un outil de dépistage des troubles du langage oral destiné aux enfants de 3 ans 6 mois à 3 ans 9 mois [1] [2]. Il est conçu pour être rempli par les enseignants de petite section de maternelle, qui connaissent bien l’enfant et son comportement en milieu scolaire [5] [9]. Ce questionnaire comprend 29 questions sélectionnées parmi 99 items initiaux, évaluant la voix, la parole, la compréhension du langage, l’expression langagière, la motricité globale et fine, la mémoire et le comportement dans le jeu, les activités d’éveil, en groupe et en général [5].

Le questionnaire Chevrie-Muller a été validé sur un échantillon de 480 enfants et comparé à une batterie de tests de référence, la BEPL-A [3] [6]. Il permet de classer les enfants en quatre catégories : sans difficultés (0 à 9 réponses négatives), à surveiller (10 à 13 réponses négatives), avec des difficultés probables (14 à 17 réponses négatives) et avec des difficultés certaines (plus de 17 réponses négatives) [3] [6]. La sensibilité du test est de 79,5 % et sa spécificité de 78,2 %, avec une bonne valeur prédictive négative de 92,2 % mais une valeur prédictive positive plus faible de 54,1 % [3] [6].

Ce que ça change au quotidien

Le questionnaire Chevrie-Muller est un outil de dépistage qui permet d’identifier précocement les enfants présentant des difficultés de langage ou de comportement [5]. Si votre enfant est repéré comme ayant des difficultés, cela peut conduire à une évaluation plus approfondie par un professionnel de santé, comme un pédiatre ou un orthophoniste [KG-5] [KG-6]. Cette évaluation peut ensuite orienter vers des interventions adaptées pour soutenir le développement de votre enfant.

Les résultats du questionnaire peuvent également influencer les pratiques pédagogiques en classe. Les enseignants peuvent adapter leurs méthodes pour mieux répondre aux besoins de votre enfant, par exemple en proposant des activités spécifiques pour stimuler le langage ou la motricité [5]. Il est important de noter que le questionnaire ne permet pas de différencier les troubles spécifiques des troubles non spécifiques, mais il sert de guide pour un repérage initial [3] [6].

Ce qui peut aider

Si le questionnaire Chevrie-Muller révèle des difficultés chez votre enfant, plusieurs options s’offrent à vous. Tout d’abord, vous pouvez consulter un pédiatre ou un médecin généraliste pour une évaluation plus approfondie [KG-5] [KG-6]. Ces professionnels de santé peuvent orienter votre enfant vers un orthophoniste ou un autre spécialiste si nécessaire [KG-5] [KG-6]. L’orthophoniste pourra proposer des séances de rééducation pour améliorer les compétences langagières de votre enfant [KG-5] [KG-6].

En parallèle, vous pouvez travailler en collaboration avec l’enseignant de votre enfant pour mettre en place des stratégies adaptées en classe. Par exemple, des activités de stimulation du langage ou des exercices de motricité fine peuvent être intégrés dans la routine scolaire [5]. Il est également important de maintenir un environnement stimulant à la maison, en encourageant la communication et en proposant des jeux éducatifs adaptés à l’âge de votre enfant.

Enfin, des ressources en ligne et des associations peuvent offrir un soutien supplémentaire. Par exemple, des sites comme Orthoédition ou ECPA proposent des outils et des informations sur les troubles du langage [11]. Vous pouvez également contacter des associations spécialisées dans les troubles du neurodéveloppement pour obtenir des conseils et des ressources supplémentaires.

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (6)