PER 2000
Test de dépistage précoce (version actualisée du TDP 81) évaluant rapidement chez l'enfant de 3,5 à 5,5 ans : niveau auditif, capacités perceptives et mnésiques, orientation et structuration spatio-temporelle, articulation, parole, langage verbal et troubles instrumentaux. Épreuves : aptitudes auditivo-perceptives (logatomes, rythmes), réalisations sans parole (dessins, encastrements), articulation, parole et langage (voyelles, consonnes, syllabes, logatomes, histoire en images). Étalonné sur 1 349 enfants, 3 groupes : « sans problème » (60-65%), « surveillance active » (20-25%), « orientation/prise en charge » (10-15%). Étude longitudinale : 75-78% des enfants dépistés non traités en échec scolaire.
Cadre clinique
Le PER 2000 (Protocole d’Évaluation Rapide) est un outil de dépistage précoce des troubles du langage oral chez l’enfant, conçu pour une utilisation entre 3 ans et 6 mois et 5 ans et 6 mois [3] [4] [5] [6] [7]. Il s’inscrit dans le cadre du repérage systématique des troubles du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans, recommandé par les autorités sanitaires [KG-6]. Le PER 2000 évalue rapidement plusieurs domaines clés : le niveau auditif, les capacités perceptives et mnésiques, l’orientation et la structuration spatio-temporelle, l’articulation, la parole, le langage verbal, ainsi que les troubles instrumentaux [6] [7].
Repères épidémiologiques
Les études d’étalonnage du PER 2000 ont été réalisées sur un échantillon de 1 349 enfants [7] [8]. Les résultats de ces études ont permis de répartir les enfants en trois groupes principaux : « sans problème » (60 à 65 %), « surveillance active » (20 à 25 %), et « nécessité d’orientation ou prise en charge immédiate » (10 à 15 %) [8]. Une étude longitudinale menée sur 166 enfants et une autre sur 88 enfants, revus entre 9 ans et demi et 11 ans, ont montré que parmi les sujets classés dans les groupes « à risque précis » (GIII) et « en situation pathologique » (GIV), seulement 8 à 10 % auraient bénéficié d’une prise en charge orthophonique et/ou psychopédagogique. Parmi ces enfants dépistés mais non traités, 75 à 78 % se trouveraient en échec scolaire, ayant redoublé au moins une classe, souvent le CP, certains se trouvant en classe de perfectionnement [8].
Diagnostic et évaluation
Le PER 2000 comprend trois parties principales :
- Dépistage rudimentaire de la surdité : répétition d’une phrase en voix chuchotée [5].
- Articulation, parole, langage : répétition de logatomes, complexité syntaxique (décrire une image), compréhension (qui, combien, où, comment, pourquoi) [5].
- Épreuves non verbales : reproduction de rythmes, dessins, encastrements, complètements d’images, sériations [5] [7].
Les épreuves sont modulées selon cinq tranches d’âge et explorent quatre domaines : l’audition, le langage oral (compréhension, expression), la parole (répétition de logatomes et écoute clinique de l’orthophoniste), et les capacités cognitives hors langage [7]. La passation est individuelle et dure environ quinze minutes, auxquels il faut ajouter le temps de cotation [7].
Interventions recommandées
Le PER 2000 peut être utilisé au moment du dépistage dans le cadre d’actions de prévention, pour donner des orientations de consultation et de stimulation. Il peut également être utilisé lors du bilan orthophonique et servir d’outil d’aiguillage avant le choix d’explorations plus approfondies [7]. Les résultats du PER 2000 apparaissent sous la forme d’un profil avec quatre plages divisées en secteurs d’exploration, permettant de classer les enfants en différents groupes de risque [7].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à l’utilisation du PER 2000.