ELO
Batterie d'évaluation du langage oral. Évalue lexique (réception et production), morphosyntaxe, phonologie et mémoire verbale. Permet d'identifier les troubles du langage oral et les dysphasies. Intègre les données des batteries françaises évaluées dans la recommandation ANAES 2001.
ELO
En bref
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques (dénomination rapide de formes, couleurs, chiffres, images…) est aussi actuel- lement décrit comme une fonction prédictive… ait de 10 études différentes, chacune sur 50 enfants, et il pourrait être utile de les redéfinir en tenant compte de l’effet de l’âge. entuation méritent d’être questionnées à cause des différences d’accentuation entre le français et l’anglais (Charron, McLeod 2010).
INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques
(dénomination rapide de formes, couleurs, chiffres, images…) est aussi actuel- lement décrit comme une fonction prédictive importante de l’acquisition en lecture, mais les actions de l’entraînement sur ce déficit sont moins claires. La perception temporelle (Tallal, 1980) ou la perception catégorielle (Sprenger-Charolles et coll., sous presse) font aujourd’hui partie des évaluations de recherche mais leurs applications en pratique courante ne sont pas claires. Plusieurs tests étalonnés en français existent, mais leurs étalonnages concer- nent des populations beaucoup moins importantes que pour les échelles d’intelligence. Il existe peu de tests concernant l’enfant de plus de 8 ans et demi (seulement quelques subtests très limités de la L2MA ; Chevrie-Müller et coll., 1997) et certaines fonctions comme la sémantique et la pragmatique ne sont explorées par aucune des batteries françaises. Citons comme batte- ries généralistes de langage, la N-EEL (Nouvelles épreuves pour l’évaluation du langage) de 4 ans et demi à 8 ans et demi (Chevrie-Müller et Plaza, 2001), l’ELOLA (Évaluation du langage oral de l’enfant aphasique) qui com- porte plus de fonctions langagières explorées et qui est étalonnée de 2 ans et demi à 12 ans et demi (De Agostini et coll., 1998), et l’ELO (Évaluation du langage oral) (Khomsi, 2001) rapide et donc peu détaillée. D’autres tests complémentaires sont indispensables pour étudier certaines fonctions peu explorées dans les batteries précédentes : le Vocabulaire en Images VOCIM et l’EVIP (Échelle de vocabulaire en images) pour la compréhension lexi- cale, l’ECOSSE (Épreuve de compréhension syntaxico-sémantique) (Lecocq, 1996) ou le O-52 (Khomsi, 1987) et le NSST (NorthWestern Syntax Screening Test) (version française de Chevrie-Müller : Test d’évalua- tion des aptitudes syntaxiques) pour la compréhension syntaxique orale et écrite, et le TCG-R (Deltour, 1992) pour la production syntaxique. Les tests explorant les compétences phonologiques existent dans toutes les batteries de langage écrit. Avant 6 ans, outre les batteries utilisées en recher- che et les batteries prédictives (particulièrement le BSEDS, la BREV), il existe des subtests spécifiques dans la N-EEL ou l’ELOLA (nouvelle ver- sion). Certains tests sont plus spécialisés comme l’EDP 4-8 pour la discrimi- nation des sons ou comme l’EVALEC, la BALE ou la BELEC pour les rimes, allitérations et la suppression du phonème initial. — _p.574_
src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007)
ait de 10 études différentes, chacune sur 50 enfants, et il pourrait être utile de les redéfinir en tenant compte de l’effet de l’âge.
IV.1.2. Évaluation Il existe un très grand nombre de batteries ou de tests pour l’évaluation du langage oral disponibles en français. On peut trouver dans l’ouvrage de Chevrie-Muller et Narbona (1999) (47) ou dans « l’évaluation du langage » de Jean-Adolphe Rondal (48) la liste, non exhaustive, de 19 batteries et tests d’évaluation du langage oral dont la plupart (17 tests) concerne en partie ou en totalité les enfants de 3 à 6 ans, étalonnés sur un nombre variable d’enfants (entre 86 et 1500 selon les tests). Ces tests visent l’exploration approfondie d’au moins un des aspects suivants du langage oral : gnosies auditives et auditivophonétiques, articulation, compréhension, expression, mémoire verbale, vocabulaire. Plusieurs batteries nouvelles ou renouvelées ont été proposées ces dernières années, parmi lesquelles (liste non exhaustive) :
♦ La batterie d’évaluation psycholinguistique (BEPL) de Chevrie-Muller et Coll., 1988 - réédition 1997 (49) (la plus grande partie du contenu de la Forme A est décrite dans la partie dépistage) est une des plus utilisées en France (2 ans 9 mois à 4 ans 3 mois). La forme A (BEPL-A) est complétée par la BEPL-B : recueil et analyse du langage — _p.35_
Charron DV 2015 — expert (2015)
entuation méritent d’être questionnées à cause des différences d’accentuation entre le français et l’anglais (Charron, McLeod 2010).
Évaluation : collecte des données L’évaluation traditionnelle en phonologie s’attarde davantage aux aspects pho- nologiques linguistiques, qu’aux aspects moteurs. Pour l’identification de la dys- praxie verbale ou dans le but de faire une évaluation approfondie des aspects linguistiques et moteurs des sons de la parole, il est essentiel d’ajouter des élé- ments d’évaluation et d’analyser différemment les données afin de reconnaitre les indicateurs. Les éléments à évaluer se regroupent principalement en trois aspects : l’histoire de développement, l’évaluation des aspects plus moteurs de la parole et l’évaluation des aspects que nous appellerons phono-articulatoires afin de tenir compte des aspects moteurs et linguistiques dans l’évaluation des sons. Dans l’his- toire de développement nous retrouvons des indicateurs de dyspraxie verbale tels des difficultés affectant l’alimentation (incluant succion, déglutition, alimenta- tion), une atteinte des aspects sensoriels, l’absence ou le manque de variété dans les phonèmes et syllabes produites lors du babillage, et d’autres atteintes des as- pects oro-moteurs. On peut retrouver aussi un écart plus important entre les habi- letés expressives et réceptives, un bon désir de communiquer qui peut se manifester par des frustrations de ne pas y parvenir, l’usage naturel de mode de communica- tion gestuel, etc. Sur le plan de l’évaluation des aspects plus moteurs, les épreuves permettront d’évaluer la précision et le rythme des mouvements réalisés avec les articulateurs, elles comprennent l’évaluation des praxies bucco-phonatoires, des — _p.7_