ASSQ
Questionnaire de dépistage du TSA chez les enfants et adolescents d'âge scolaire. 27 items remplis par parents ou enseignants.
Cadre clinique
L'Autism Spectrum Screening Questionnaire (ASSQ) est un outil de repérage des troubles du spectre de l'autisme (TSA) chez les enfants et adolescents d'âge scolaire, sans trouble du développement intellectuel associé [1]. Il s'adresse spécifiquement aux enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans [1]. L'ASSQ est conçu pour être administré par les parents, les enseignants ou toute personne connaissant bien l'enfant [1]. Ce questionnaire comprend 27 items évalués sur une échelle en 3 points, avec un score seuil fixé à 20 [1].
L'ASSQ est l'un des outils recommandés par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour le repérage des TSA chez l'enfant et l'adolescent [1]. Il est présenté comme un outil de dépistage efficace, bien que non spécifique, pour identifier les enfants présentant un risque de TSA [1]. L'ASSQ est particulièrement utile dans le cadre d'une consultation dédiée de repérage, où un examen clinique approfondi du développement de l'enfant est réalisé [4].
Repères épidémiologiques
Les troubles du spectre de l'autisme (TSA) sont des troubles neurodéveloppementaux caractérisés par des difficultés persistantes de communication et d'interaction sociale, ainsi que par des comportements, intérêts ou activités restreints et répétitifs [KG-1]. La prévalence des TSA a été estimée à environ 1 % de la population pédiatrique, avec une variabilité selon les études et les critères diagnostiques utilisés [KG-1]. Les TSA sont souvent repérés dès la petite enfance, mais le diagnostic peut être posé plus tardivement, notamment en l'absence de retard de développement intellectuel [5].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic des TSA repose sur une évaluation clinique approfondie, incluant une anamnèse détaillée, un examen neurologique et une évaluation des compétences développementales [5]. L'ASSQ est un outil de repérage qui peut être utilisé dans le cadre de cette évaluation [1]. En cas de score seuil atteint ou dépassé, il est recommandé d'orienter l'enfant vers une consultation spécialisée pour un diagnostic approfondi [3].
L'évaluation des TSA peut inclure plusieurs outils complémentaires, tels que le questionnaire de communication sociale (SCQ) pour les enfants de plus de 48 mois, ou le Modified Checklist for Autism in Toddlers (M-CHAT) pour les enfants de 16 à 30 mois [5]. Ces outils permettent de compléter l'évaluation clinique et d'affiner le diagnostic [5].
Interventions recommandées
En cas de repérage d'un risque de TSA, il est recommandé de prescrire les premiers bilans et de mettre en place des interventions de proximité, notamment dans le domaine de la communication [3]. Ces interventions peuvent inclure des séances d'orthophonie, de kinésithérapie ou de psychomotricité, ainsi qu'une socialisation en établissement d'accueil du jeune enfant [3]. Le délai entre le repérage et le début des interventions devrait être inférieur à 3 mois, en raison de l'urgence développementale chez le jeune enfant [3].
En l'absence de confirmation du risque de TSA, il est recommandé de poursuivre la surveillance du développement de l'enfant par le biais du suivi médical habituel [3]. Un nouvel examen approfondi peut être programmé dans un délai d'un mois en cas de doute sur les résultats du repérage [3].
Cadre légal et droits
En France, le repérage et la prise en charge des TSA sont encadrés par des recommandations de bonne pratique élaborées par la Haute Autorité de Santé (HAS) [1]. Ces recommandations visent à garantir une prise en charge précoce et adaptée des enfants présentant un risque de TSA [1]. Les parents peuvent également bénéficier d'un accompagnement par des professionnels de santé spécialisés, tels que des pédopsychiatres, des pédiatres ou des psychologues [6].
Les enfants présentant un TSA peuvent bénéficier de droits spécifiques, tels que des aménagements scolaires ou des prestations sociales, en fonction de leur niveau de handicap et de leurs besoins spécifiques [3]. Ces droits sont évalués et notifiés par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) [3].