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Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie - Bilan des données scientifiques

Expertise collective INSERM analysant l'ensemble des données scientifiques sur les troubles Dys.

Cadre clinique

Les troubles spécifiques des apprentissages, incluant la dyslexie, la dysorthographie et la dyscalculie, constituent des entités cliniques distinctes mais souvent associées. La dyslexie se caractérise par des difficultés persistantes et spécifiques en lecture, malgré une scolarisation adéquate et une intelligence normale. La dysorthographie, fréquemment associée à la dyslexie, se manifeste par des erreurs persistantes en orthographe. La dyscalculie, quant à elle, se traduit par des difficultés spécifiques dans l'acquisition des compétences numériques [1].

Ces troubles peuvent coexister avec d'autres troubles spécifiques du langage ou de la coordination, tels que la dysphasie ou la dyspraxie, ce qui complexifie le tableau clinique et nécessite une prise en charge pluridisciplinaire [3]. Les troubles psycho-affectifs sont également fréquents chez les enfants présentant ces troubles, pouvant soit résulter des difficultés d'apprentissage, soit coexister avec elles, aggravant ainsi le tableau clinique [3].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de la dyslexie, de la dysorthographie et de la dyscalculie en France. Cependant, il est souligné que ces troubles font l'objet de moins d'articles que la dyslexie, ce qui peut indiquer une moindre attention scientifique et médiatique [1]. La fréquence des différents types de troubles spécifiques et de leur association à l'échelle de la population reste une thématique prioritaire à explorer pour mieux mesurer l'impact de ces troubles en termes de santé publique [3].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic des troubles spécifiques des apprentissages repose sur une évaluation pluridisciplinaire. Les critères diagnostiques spécifiques ne sont pas mentionnés dans les sources disponibles. Cependant, il est indiqué que l'évaluation doit être réalisée par une équipe pluridisciplinaire, éventuellement organisée en réseaux régionaux, pour assurer une prise en charge adaptée à chaque cas [3].

Interventions recommandées

Les interventions recommandées pour les troubles spécifiques des apprentissages incluent des rééducations spécifiques, telles que l'orthophonie pour la dyslexie et la dysorthographie, et des prises en charge adaptées pour la dyscalculie. Il est également souligné que les troubles psycho-affectifs doivent être pris en compte et que les rééducations spécifiques ne doivent pas être négligées [3].

Le Plan national d'action pour les enfants atteints d'un trouble spécifique du langage, arrêté en 2001, a défini cinq axes prioritaires qui recoupent en partie les recommandations des experts. Ces axes incluent la prévention, le dépistage, la prise en charge, la formation des professionnels et la recherche [3].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques des enfants atteints de troubles spécifiques des apprentissages. Cependant, il est mentionné que des rencontres avec les associations de patients et de parents, ainsi qu'avec les professionnels du champ éducatif, médical et para-médical, ont mis en lumière une volonté de partager et faire converger connaissances, expériences et savoir-faire sous une forme institutionnalisée d'échanges [3].

Méthodologie de l'expertise

L'expertise collective sur les troubles spécifiques des apprentissages a été réalisée par un groupe d'experts constitués d'ingénieurs, de chercheurs et d'un secrétariat, assurant la recherche documentaire, la logistique et l'animation des réunions d'expertise. Des échanges réguliers avec d'autres organismes publics ont permis de mettre en place des procédures similaires [2]. Le travail des experts a duré de 12 à 18 mois selon le volume de littérature à analyser et la complexité du sujet [4].

Les experts ont été choisis dans l'ensemble de la communauté scientifique française et internationale, en veillant à leur indépendance par rapport au partenaire commanditaire de l'expertise et de groupes de pression reconnus. La composition du groupe d'experts a été validée par la Direction générale de l'Inserm [4].

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Sources mobilisées (1)