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HAS — Conduite à tenir en médecine de premier recours : TDAH (2014)

Recommandation HAS pour le médecin généraliste / pédiatre face à un enfant suspect de TDAH. Pose les jalons du parcours diagnostic.

Qu'est-ce que le TDAH ?

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement qui peut concerner les enfants et les adultes. En France, environ 2 millions de personnes sont touchées par ce trouble, soit 5 % des enfants et 2,5 % des adultes [5]. Le TDAH se caractérise par des difficultés d’inattention, d’hyperactivité et d’impulsivité, qui peuvent impacter les apprentissages, la scolarisation, ainsi que la vie sociale et familiale [5].

Les premiers signes du TDAH apparaissent généralement avant l’âge de 12 ans [5]. Les symptômes peuvent inclure des difficultés à rester concentré, des oublis fréquents, une agitation importante, ou des comportements impulsifs [5]. Si ces comportements persistent pendant plus de six mois et affectent significativement la qualité de vie de l’enfant dans différents environnements (famille, école, etc.), il est important de consulter un médecin [5].

Le diagnostic du TDAH est complexe et doit être posé par un médecin formé, après des entretiens et des bilans spécifiques [5]. En France, les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) de 2014 précisent que les médecins de premier recours, comme les médecins généralistes ou les pédiatres, peuvent poser un diagnostic dans les formes simples de TDAH [1]. Pour les cas plus complexes, une orientation vers des professionnels spécialisés peut être nécessaire [1].

Ce que ça change au quotidien

Le TDAH peut avoir un impact significatif sur le quotidien de l’enfant et de sa famille. Les difficultés d’attention et d’hyperactivité peuvent rendre les apprentissages scolaires plus difficiles et affecter les relations sociales [5]. Il est donc essentiel de mettre en place des stratégies d’accompagnement adaptées pour aider l’enfant à gérer ces difficultés.

À l’école

Des aménagements scolaires peuvent être proposés pour faciliter la scolarité de l’enfant. Par exemple, un projet personnalisé de scolarisation (PPS) peut être mis en place via la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) [5]. Ce projet peut inclure du matériel pédagogique adapté, comme des logiciels éducatifs ou des outils numériques d’aide aux apprentissages [5]. Un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) peut également être attribué pour soutenir l’enfant dans sa scolarité [5].

Hors orientation MDPH, des adaptations peuvent être mises en place directement par l’école, comme un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) ou un projet personnalisé de réussite éducative (PPRE) [5]. Ces dispositifs permettent de définir des aménagements spécifiques, comme des consignes claires, des aides visuelles, ou un placement dans un environnement calme [5].

À la maison

À la maison, il est important de créer un environnement structuré et rassurant pour l’enfant. Des routines claires et des consignes simples peuvent aider à réduire les comportements impulsifs et à améliorer la concentration [5]. Il peut également être utile de travailler en collaboration avec les enseignants et les professionnels de santé pour suivre les progrès de l’enfant et ajuster les stratégies d’accompagnement si nécessaire [5].

Ce qui peut aider

Plusieurs professionnels de santé peuvent intervenir dans la prise en charge du TDAH. Une approche pluridisciplinaire est souvent recommandée pour offrir un accompagnement complet et adapté aux besoins de l’enfant.

Professionnels de santé

Dispositifs d’accompagnement

Un dispositif d’intervention précoce existe pour les enfants de moins de 12 ans. Ce dispositif donne accès à des plateformes de coordination et d’orientation (PCO) qui facilitent l’accès aux bilans et aux interventions précoces [5]. Un forfait d’intervention précoce permet de financer les interventions de professionnels comme les ergothérapeutes, les psychomotriciens et les psychologues sous contrat avec la PCO [5].

Aides spécifiques

Les personnes atteintes de TDAH peuvent être reconnues comme en situation de handicap et bénéficier de compensations spécifiques [5]. La MDPH peut attribuer des aides humaines ou matérielles pour faciliter la vie quotidienne de l’enfant [5]. Il est possible de faire une demande auprès de la MDPH pour obtenir ces aides.

En conclusion, le TDAH est un trouble qui nécessite une prise en charge adaptée

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Sources mobilisées (2)