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Dépression ou trouble psychique d’un parent

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Savoir que la dépression est une maladie (et non un comportement volontaire du parent) aide à dissiper les sentiments de culpabilité chez l’enfant. Si l’enfant n’est pas informé, il peut développer des croyances erronées, telles que le fait qu’il est responsable de la dépression du parent ou que ce dernier l’aime moins qu’avant.

En bref

Cadre clinique

La dépression d'un parent est un trouble psychique qui peut avoir des répercussions significatives sur l'enfant. Savoir que la dépression est une maladie et non un comportement volontaire du parent aide à dissiper les sentiments de culpabilité chez l’enfant. Si l’enfant n’est pas informé, il peut développer des croyances erronées, telles que le fait qu’il est responsable de la dépression du parent ou que ce dernier l’aime moins qu’avant [4]. La dépression maternelle entre dans les facteurs surajoutés de risque de troubles du neurodéveloppement. Il est recommandé de la repérer et de la traiter [1].

Les symptômes de la dépression chez le co-parent peuvent être plus discrets et apparaître progressivement. Il est important de rester vigilant face à une irritabilité accrue, des tensions au sein du couple, des plaintes physiques récurrentes, une perte de confiance en soi, un manque d’intérêt pour s’occuper de l’enfant, une envie fréquente de s’absenter du domicile, ou une crainte d’être jugé [5].

Repères épidémiologiques

Les interventions précoces (IP) visent à améliorer le développement neurologique des enfants qui sont symptomatiques ou qui sont à haut risque de troubles du neurodéveloppement. Elles incluent des interventions préventives ou éducatives et des interventions thérapeutiques. Les IP éducatives ont pour but d’apprendre aux parents les étapes du développement de leur enfant et comment stimuler son développement, favoriser les liens d’attachement parents-enfant, et reconnaître et appréhender leur stress. Les IP thérapeutiques ont pour but d’entreprendre des prises en charge développementales [2].

Diagnostic et évaluation

La dépression du post-partum chez le co-parent est encore moins étudiée, moins connue, et souvent plus difficile à diagnostiquer. Cela s’explique par plusieurs raisons : l'attention médicale portée sur le bébé et la mère, des symptômes plus discrets ou insidieux, et une difficulté à demander de l’aide [10]. Il est crucial de rappeler que la dépression du post-partum n’est pas une faiblesse, mais un trouble qui nécessite une attention et un soutien [5].

Interventions recommandées

Les interventions précoces (IP) ont montré leur efficacité en améliorant les relations parents-enfants, en aidant les familles à adapter leur comportement en fonction des besoins de leur enfant et en réduisant le stress parental. Elles ont aussi montré leur efficacité en améliorant la trajectoire développementale, essentiellement en cas de retard modéré versus sévère, chez les enfants qui ont un environnement social à risque [2].

Un programme d'intervention web accompagnée par un clinicien sur la première année a montré des effets positifs sur la relation parent-enfant et sur la dépression maternelle à 12 mois. À 24 mois, il n'y avait pas de différence sur le développement de l'enfant ni sur la santé mentale maternelle, mais des effets positifs sur la réactivité, l'implication de l'enfant et la structuration maternelle [6] [7].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à la dépression ou aux troubles psychiques d’un parent.

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Sources mobilisées (4)