Serenaid

Spina bifida (myéloméningocèle)

Mis à jour le

Une autre atteinte neurodéveloppementale présentant un intérêt théorique particulier en ce qui concerne les sous-types de la dyscalculie est le spina bifida myéloméningocole

En bref

Comprendre le profil

Le spina bifida myéloméningocèle est une malformation congénitale due à l'absence de soudure d'une ou plusieurs vertèbres, entraînant une hernie des méninges et d'une partie de la moelle épinière. Cette pathologie peut provoquer une paralysie des membres inférieurs, des troubles sphinctériens et, dans certains cas, une hydrocéphalie [7] [8] [9] [10]. Environ 40 % des enfants atteints de spina bifida présentent une dyscalculie, et 20 % un trouble spécifique de l'arithmétique [1].

Les difficultés en arithmétique chez ces enfants sont souvent associées à des troubles visuo-spatiaux, mais aussi à des anomalies cérébrales affectant la planification motrice et la motricité fine, notamment le contrôle des doigts. Ces troubles sont liés à des dommages des lobes pariétaux, zones cérébrales impliquées dans les représentations numériques et les habiletés en calcul [1].

Adaptations en classe

Les enfants atteints de spina bifida peuvent rencontrer des difficultés spécifiques en mathématiques, notamment en arithmétique. Les enseignants et les AESH doivent adapter leurs méthodes pédagogiques pour faciliter l'apprentissage [1]. Par exemple, il est recommandé d'utiliser des supports visuels et concrets pour aider à la compréhension des concepts numériques. Les activités de dénombrement et de manipulation d'objets peuvent être particulièrement utiles pour renforcer les compétences en calcul [1].

En outre, les troubles de la motricité fine peuvent affecter la capacité des enfants à écrire ou à manipuler des objets. Il est donc essentiel de prévoir des outils adaptés, comme des crayons ergonomiques ou des supports de écriture, pour faciliter leur autonomie et leur participation en classe [KG-2].

Accompagnement individualisé

L'accompagnement individualisé est crucial pour les enfants atteints de spina bifida. Les AESH et les enseignants doivent travailler en étroite collaboration pour mettre en place des stratégies adaptées aux besoins spécifiques de chaque enfant. Cela peut inclure des séances de rééducation de la motricité fine, des exercices de stimulation cognitive et des activités de renforcement des compétences en arithmétique [1].

Il est également important de prendre en compte les éventuelles douleurs ou inconforts liés à la pathologie. Les enfants atteints de spina bifida peuvent souffrir de douleurs chroniques, ce qui peut affecter leur concentration et leur participation en classe. Les enseignants et les AESH doivent être vigilants et adapter leur approche en fonction des besoins de l'enfant [4] [5].

Travail avec la famille

La collaboration avec la famille est essentielle pour assurer un accompagnement cohérent et efficace. Les parents peuvent fournir des informations précieuses sur les difficultés spécifiques de leur enfant et les stratégies qui ont fonctionné à la maison. Les enseignants et les AESH doivent maintenir un dialogue régulier avec les familles pour ajuster les méthodes pédagogiques et les adaptations en fonction des besoins évolutifs de l'enfant [11].

Cadre réglementaire scolaire

Les enfants atteints de spina bifida peuvent bénéficier de dispositifs scolaires adaptés, tels que les Services d'Aide Pédagogique à Domicile (SAPAD). Ces dispositifs permettent de répondre aux besoins spécifiques des élèves en difficulté et de faciliter leur inclusion scolaire [8].

Les enseignants et les AESH doivent également être conscients des droits des élèves handicapés et des obligations de l'Éducation nationale en matière d'inclusion scolaire. La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) joue un rôle clé dans l'instruction des demandes et la notification des droits ouverts aux familles [3].

Ressources liées

Pour approfondir leurs connaissances sur le spina bifida et les stratégies pédagogiques adaptées, les enseignants et les AESH peuvent consulter des ressources spécialisées, telles que les publications de l'INSERM ou les guides de l'INSHEA. Ces documents fournissent des informations détaillées sur les troubles associés au spina bifida et les méthodes d'accompagnement recommandées [1] [7] [8] [9] [10] [11].

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (5)