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Infirmité Motrice Cérébrale

L'Infirmité Motrice Cérébrale (IMC), aussi appelée paralysie cérébrale, est un trouble moteur permanent dû à une lésion cérébrale survenue avant ou autour de la naissance. Souvent comorbide avec polyhandicap et TDI.

Cadre clinique

La paralysie cérébrale (PC), aussi appelée trouble moteur cérébral, est définie comme un ensemble de troubles du mouvement et/ou de la posture et de la fonction motrice, permanents mais pouvant avoir une expression clinique changeante avec le temps. Ces troubles sont dus à un désordre, une lésion ou une anomalie non progressifs, survenant dans un cerveau immature ou en développement [1]. Selon la définition du réseau de surveillance de la paralysie cérébrale en Europe (SCPE), cette pathologie est causée par des atteintes non progressives survenues lors du développement du cerveau chez le fœtus ou le nourrisson, au niveau du motoneurone supérieur [1].

Les troubles moteurs de la PC sont souvent accompagnés de troubles sensoriels, perceptifs, cognitifs, de la communication et du comportement, d’une épilepsie et de problèmes musculo-squelettiques secondaires [1]. Ces comorbidités peuvent inclure des troubles du développement de la vision et de l’audition, nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire [2].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de la PC en France ou en Europe. Cependant, il est important de noter que cette pathologie concerne des enfants entre 0 et 7 ans (7 ans 11 mois), et leur famille, qui présentent un risque de troubles du neurodéveloppement (TND) plus élevé que la population générale en raison d’un facteur bien identifié (constitutionnel, circonstanciel, environnemental) affectant la période périnatale (ante ou néonatale) [2].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de la PC repose sur une évaluation pluridisciplinaire. Selon le DSM-5, les TND regroupent plusieurs catégories, dont les troubles moteurs, qui incluent le trouble développemental de la coordination, les mouvements stéréotypés et les tics [3]. Les signes d’appel sont souvent communs et la démarche initiale d’accompagnement similaire, nécessitant une évaluation des compétences intellectuelles, sensorielles, motrices et comportementales de l’enfant [3].

En cas de suspicion de troubles moteurs, il est recommandé de consulter un médecin de médecine physique et de réadaptation, un neuropédiatre, un psychomotricien et/ou un ergothérapeute [4]. Une évaluation des habiletés adaptatives, conceptuelles, sociales et pratiques peut également être réalisée, par exemple avec l’échelle de Vineland [5].

Interventions recommandées

La prise en charge de la PC nécessite une approche pluridisciplinaire. Les interventions recommandées incluent des programmes de guidance parentale et des programmes d’intervention rééducative spécifiques. Par exemple, le programme d’intervention rééducative et de guidance parentale spécifique HABIT-ILE (Hand and Arm Bimanual Intensive Therapy Including Lower Extremities) est un programme intensif de rééducation motrice, ludique et en présence des parents, généralement en petit groupe. Ce programme combine des activités motrices intensives, centrées sur l’usage coordonné des bras et des jambes, dans un cadre ludique et stimulant. Il vise à améliorer l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne ainsi que les capacités motrices globales. Les parents sont impliqués pour favoriser la continuité des apprentissages à la maison [6] [7] [8].

D'autres interventions peuvent inclure des séances d'orthophonie pour les troubles de la déglutition, qui sont fréquents chez les enfants avec des troubles neurodéveloppementaux comme l'autisme ou la paralysie cérébrale. L'orthophoniste travaille sur ces troubles pour aider à améliorer la déglutition de l’enfant, en ajustant des exercices pratiques [9].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques des enfants atteints de PC. Cependant, il est important de noter que ces enfants peuvent bénéficier de prises en charge spécifiques dans le cadre des troubles du neurodéveloppement, comme les programmes de guidance parentale et les interventions rééducatives [5] [6].

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Sources mobilisées (4)