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Pharmacorésistance épileptique

Persistance des crises malgré au moins deux traitements antiépileptiques bien conduits.

Cadre clinique

La pharmacorésistance épileptique désigne la persistance des crises malgré au moins deux traitements antiépileptiques bien conduits. Environ 30 % des personnes concernées continuent à connaître des crises malgré la prise d’un traitement adapté [1]. Cette condition peut entraîner une situation de handicap, notamment lorsque les crises et les troubles associés réduisent significativement les compétences de la personne [5].

Les crises d’épilepsie ne se manifestent pas toujours par des convulsions. Elles peuvent se traduire par des signes sensitifs, des mouvements répétés, des signes psychiques, des signes végétatifs ou une altération de contact [5]. Les crises généralisées tonico-cloniques, bien que spectaculaires, ne sont pas les plus fréquentes [5].

Repères épidémiologiques

Les épilepsies peuvent apparaître à tout âge, mais elles sont plus fréquentes pendant l’enfance et après 50 ans [6]. Environ 5 % d’une classe d’âge ont au moins une crise avant 5 ans, mais la plupart de ces crises sont occasionnelles et non récidivantes [2]. L’incidence des épilepsies est plus importante à l’âge pédiatrique que chez les adultes [2].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic d’épilepsie est posé dans trois situations :

  1. Survenue de deux crises d’épilepsie sans facteur déclenchant, séparées d’au moins 24 heures ;
  2. Survenue d’une crise d’épilepsie dont le bilan permet de poser un diagnostic de syndrome épileptique ;
  3. Survenue d’une crise d’épilepsie dont le bilan retrouve une cause d’épilepsie [2].

La démarche diagnostique inclut l’enregistrement de l’électricité cérébrale ainsi qu’un scanner ou une IRM cérébrale pour rechercher une anomalie cérébrale [1]. En cas de doute diagnostique, une évaluation syndromique des épilepsies compliquées peut être réalisée [4].

Interventions recommandées

Les traitements antiépileptiques permettent à environ 70 % des personnes concernées de ne plus faire de crise. En cas de pharmacorésistance, d’autres propositions thérapeutiques peuvent être envisagées, telles que la prise en charge neurochirurgicale, la pose d’un stimulateur du nerf vague, ou le suivi d’un régime alimentaire spécifique [1].

Le suivi de l’évolution sous traitement est essentiel, notamment pour évaluer le nombre de crises et les effets indésirables. Des consultations systématiques de suivi auprès d’un spécialiste sont recommandées à des moments clés de l’évolution de l’épilepsie et de la vie de la personne concernée [3].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à la pharmacorésistance épileptique.

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Sources mobilisées (2)