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Établissements d’accueil du jeune enfant

Mis à jour le

promouvoir l’accueil des nourrissons et jeunes enfants autistes dans les structures collectives (établissements d’accueil du jeune enfant puis maternelle)

En bref

Cadre clinique

Les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) jouent un rôle clé dans l’inclusion précoce des nourrissons et jeunes enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou un risque de troubles du neurodéveloppement. Ces structures, qui incluent les crèches, haltes-garderies et lieux de rencontre parents-enfants, sont recommandées pour favoriser le développement des compétences sociales, langagières et cognitives des enfants [3] [5]. L’inclusion en collectivité permet également de préparer l’enfant à une scolarisation en milieu ordinaire, notamment en maternelle [5].

Les EAJE sont encouragés à mettre en place des interventions précoces, fondées sur des preuves d’efficacité, pour les enfants de moins de 6 ans. Ces interventions incluent des approches développementales et comportementales, telles que les interventions comportementales intensives précoces (EIBI), les interventions comportementales développementales en milieu naturel (NDBI), et les pratiques médiées par les parents (PMI) [1]. Ces interventions doivent être réalisées par des professionnels spécifiquement formés et inclure une guidance parentale [1] [2].

Repères épidémiologiques

Les troubles du neurodéveloppement regroupent un ensemble d’affections débutant durant la période du développement, incluant les TSA, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), et les troubles dys [KG-13]. La prévalence des troubles du neurodéveloppement varie selon les études, mais les TSA concernent environ 1 enfant sur 100 [KG-7]. Les EAJE sont ainsi confrontés à l’accueil d’enfants présentant ces troubles, nécessitant des adaptations spécifiques pour répondre à leurs besoins [3] [5].

Diagnostic et évaluation

Le repérage des signes d’alerte chez les jeunes enfants est essentiel pour une prise en charge précoce. En cas d’inquiétudes des parents concernant le développement de leur enfant, notamment en matière de langage, de communication et d’interactions sociales, une consultation médicale dédiée en soins primaires est recommandée [8]. Cette consultation inclut un examen clinique approfondi et peut conduire à des orientations vers des professionnels spécialisés, tels que des orthophonistes, psychomotriciens, ou ergothérapeutes [8].

Les EAJE peuvent également jouer un rôle dans le repérage des signes d’alerte. Les professionnels de ces structures sont encouragés à observer les enfants et à transmettre leurs observations aux parents et aux médecins traitants [8]. Une collaboration étroite entre les EAJE, les professionnels de santé et les familles est essentielle pour une évaluation multidimensionnelle et multiprofessionnelle de l’enfant [8].

Interventions recommandées

Les interventions précoces dans les EAJE doivent être organisées et soutenues par la participation active des parents. Il est recommandé de proposer aux enfants présentant un risque avéré ou un diagnostic de TSA au moins 10 heures hebdomadaires d’interventions réalisées par des professionnels formés [1]. Ces interventions doivent inclure des activités médiées par les parents à domicile et des activités menées par les professionnels des modes d’accueil [1].

La guidance parentale est un élément clé des interventions précoces. Les EAJE sont encouragés à collaborer avec les puéricultrices de liaison pour assurer une guidance parentale à domicile, par téléphone ou télémédecine [3]. Cette guidance vise à soutenir les parents dans leur rôle éducatif et à favoriser le développement de l’enfant [3].

Cadre légal et droits

Les EAJE doivent respecter les recommandations de bonne pratique pour le repérage et le diagnostic des troubles du neurodéveloppement [KG-15]. Ils sont également tenus de respecter les règles constitutives des établissements et services d’accueil des enfants de moins de 6 ans, définies par le Code de l’action sociale et des familles [11]. Les professionnels des EAJE doivent être formés spécifiquement aux troubles du neurodéveloppement et aux approches d’intervention recommandées [4] [5].

En cas de diagnostic de troubles du neurodéveloppement, les familles peuvent bénéficier de démarches administratives auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour obtenir des droits et des compensations [3]. Les EAJE sont encouragés à collaborer avec les acteurs territoriaux pour fluidifier les parcours des enfants et adolescents autistes, en formalisant leurs modes de collaboration [12].

En conclusion, les établissements d’accueil du jeune enfant jouent un rôle crucial dans l’inclusion précoce et l’accompagnement des enfants présentant des troubles du neurodéveloppement. Leur collaboration avec les familles, les professionnels de santé et les acteurs territoriaux est essentielle pour assurer une prise en charge adaptée et coordonnée.

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Sources mobilisées (4)