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Dyspraxie visuo-spatiale

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Des troubles visuo-spatiaux sont souvent associés parfois au premier plan alors qu’il y a peu ou pas de troubles du geste. On parle alors de dyspraxie visuo-spatiale ou visuo-constructive.

En bref

C'est quoi ?

La dyspraxie visuo-spatiale est un trouble. Elle touche la planification des gestes. Elle rend difficile la réalisation de gestes complexes. Elle n'est pas due à un déficit moteur ou sensoriel. Elle n'est pas liée à une mauvaise compréhension des consignes [1].

Les enfants avec une dyspraxie visuo-spatiale ont des difficultés. Ils ont du mal à organiser et structurer l'espace. Ils ont des problèmes pour construire en 3 dimensions. Ils ont des difficultés à dessiner. Cela peut affecter l'acquisition du langage écrit [1] [3].

Cette dyspraxie peut être isolée. Elle peut aussi être associée à d'autres troubles. Par exemple, des troubles de la coordination des mouvements. Ou des troubles du langage oral [5].

Ce que cela veut dire pour vous

La dyspraxie visuo-spatiale peut rendre difficile la lecture. Les enfants ont du mal à balayer la page de façon systématique. Ils ont des difficultés à fixer leur regard sur des points précis. Cela gêne la perception globale d’une page. Cela rend difficile la lecture des images. Et aussi faire des liens entre textes et images [8].

Les enfants peuvent avoir des difficultés avec les couleurs. Ils peuvent ne pas voir une couleur. Ou en distinguer mal les nuances. Ils peuvent aussi ne pas percevoir les couleurs du tout. Cela peut gêner pour lire certains schémas ou cartes [8].

La dyspraxie visuo-spatiale peut aussi rendre difficile le calcul. Les enfants ont des troubles d’orientation et de perception temporelles. Cela explique les difficultés qu’ils ont dans le calcul [9].

Ce que vous pouvez faire

Pour aider les enfants avec une dyspraxie visuo-spatiale, vous pouvez utiliser des codes de formes. Par exemple, souligner en vagues, en pointillés ou deux fois certains mots. Sur une carte, employer des pointillés, des croix, des hachures. Cela peut aider à mieux percevoir les informations [8].

Vous pouvez aussi utiliser des exercices et des jeux d’exploration visuelle. Par exemple, repérage de cibles parmi des « distracteurs » dessinés sur une feuille. Ou indiçage des marges et sauts de lignes pour guider le balayage visuel. Cela peut aider à améliorer l’attention visuospatiale [12].

Les enfants peuvent bénéficier d'une rééducation. Par exemple, la méthode mimogestuelle. Elle remplace les lettres de l’alphabet par des postures gestuelles. Cela peut réduire le risque de confusion phonologique [3].

Les enfants peuvent aussi être évalués par des tests. Par exemple, les échelles du WISC. Cela permet d'évaluer les différents domaines de compétences cognitives [7].

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Sources mobilisées (5)