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Dyspraxie (TDC)

Trouble Développemental de la Coordination (TDC, anciennement dyspraxie). Trouble de la planification et de l'exécution des gestes volontaires, affectant la motricité fine et globale. Se manifeste par une maladresse, des difficultés en écriture manuscrite, habillage, repas. Prévalence 5-6% des enfants. Le diagnostic associe bilan psychomoteur et/ou ergothérapique. La prise en charge vise l'autonomie et les adaptations (ordinateur, aménagements scolaires).

Définition clinique

Le trouble développemental de la coordination (TDC), anciennement appelé dyspraxie, est un trouble fréquent qui affecte la planification et l'exécution des gestes volontaires. Il se manifeste par une maladresse, des difficultés en écriture manuscrite, habillage, repas, et autres activités de la vie quotidienne. L'INSERM décrit le TDC comme un trouble fréquent [2]. En France, les troubles spécifiques des apprentissages, dont le TDC, concernent 5 à 7 % des enfants d'âge scolaire, avec des formes sévères touchant 1 à 2 % des enfants [3].

Critères diagnostiques

Les critères diagnostiques du TDC selon le DSM-5 incluent :

Le trouble de développement des coordinations se révèle dès les premières années de vie et peut être identifié à partir de 3 ans, mais le diagnostic ne se fera qu’à partir de 5 ans pour plusieurs raisons, notamment la variabilité de la coopération et de la motivation lors des tests moteurs [4].

Évaluation

L'évaluation du TDC repose sur des bilans psychomoteur et/ou ergothérapique. Il est utile de vérifier les productions scolaires en demandant les cahiers scolaires pour les consultations [9]. Les classifications internationales, telles que le DSM-IV et la CIM-10, utilisent le terme de trouble d’acquisition de la coordination (TAC) ou de troubles spécifiques du développement moteur [10].

Intervention

La prise en charge du TDC vise l'autonomie et les adaptations, telles que l'utilisation d'un ordinateur ou des aménagements scolaires. L'ergothérapie est recommandée pour les enfants ayant une maladresse caractérisée par une mauvaise manipulation des objets ou des chutes fréquentes [12]. L'ergothérapeute peut également repérer les éléments de troubles visuo-spatiaux chez les enfants [12].

Recommandations officielles

La HAS recommande que les interventions précoces (IP) visent à améliorer le développement neurologique des enfants symptomatiques ou à haut risque de troubles du neurodéveloppement (TND). Ces interventions incluent des prises en charge développementales telles que la kinésithérapie, l'ergothérapie, et la psychomotricité [12].

Articulation avec autres professionnels

L'ergothérapeute joue un rôle crucial dans l'accompagnement des enfants avec TDC et leur famille. Il est à même d’analyser les difficultés de l’enfant et de sa famille et de proposer une démarche d’adaptation de l’activité, dans le cas où des particularités de l’enfant l’empêchent de mener à bien cette activité et génèrent des troubles du comportement [12]. L'ergothérapeute peut également proposer un accompagnement, une éducation thérapeutique des parents et de l’entourage familial afin de moduler les réactions de l’environnement au comportement de l’enfant [12].

Références

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Sources mobilisées (6)