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Dyspraxie (TDC)

Trouble Développemental de la Coordination (TDC, anciennement dyspraxie). Trouble de la planification et de l'exécution des gestes volontaires, affectant la motricité fine et globale. Se manifeste par une maladresse, des difficultés en écriture manuscrite, habillage, repas. Prévalence 5-6% des enfants. Le diagnostic associe bilan psychomoteur et/ou ergothérapique. La prise en charge vise l'autonomie et les adaptations (ordinateur, aménagements scolaires).

Cadre clinique

La dyspraxie, ou Trouble Développemental de la Coordination (TDC), se caractérise par des troubles des fonctions de planification du geste. Cette difficulté à réaliser des gestes volontaires résulte de l'incapacité à programmer automatiquement et à intégrer les constituants sensori-moteurs et spatiaux-temporels au niveau cérébral. Elle se manifeste par une "maladresse" pathologique affectant des gestes spécifiques comme le graphisme, l'habillage ou la prise de repas, avec une absence d'automatisation malgré la répétition [1] [12].

La dyspraxie peut également inclure des troubles visuo-spatiaux, tels qu'une difficulté à organiser les mouvements oculaires pour explorer l'environnement, fixer le regard ou suivre une cible en mouvement. Ces troubles sont souvent accompagnés de difficultés de repérage spatial [1].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de la dyspraxie. Cependant, des études mentionnent une prévalence de 5 à 6 % des enfants [1].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de la dyspraxie repose sur une évaluation multidisciplinaire. Les échelles psychométriques, telles que les échelles du WISC (Wechsler Intelligence Scale for Children) pour les enfants de plus de 6 ans et les échelles de la WPPSI (Wechsler Preschool and Primary Scale of Intelligence) pour les enfants de moins de 6 ans, sont utilisées pour évaluer les compétences cognitives [1].

L'examen neuropsychologique est crucial pour poser un diagnostic précis. Il explore les fonctions cognitives, qualifiées de « fonctions corticales supérieures », incluant l'attention, la mémoire, les praxies, les gnosies, le traitement visuo-spatial et les fonctions motrices. Cet examen permet de définir les fonctions efficientes et celles déficientes, ainsi que les dissociations au sein d'une même fonction [7] [8].

Le bilan ergothérapique et psychomoteur est également essentiel. Il évalue les praxies en graphisme, en constructions, et les difficultés visuo-spatiales. Un bilan orthoptique peut être nécessaire pour évaluer la perception visuelle et la stratégie du regard [4].

Interventions recommandées

La prise en charge de la dyspraxie implique plusieurs professionnels de santé. L'ergothérapeute évalue et rééduque les troubles de la motricité fine et globale, et propose des adaptations de l'environnement pour faciliter l'autonomie [4] [9] [10]. L'ergothérapeute travaille en collaboration avec les équipes éducatives pour adapter les outils pédagogiques et l'environnement scolaire [10].

Le psychomotricien intervient pour rééduquer les troubles du développement psychomoteur, les maladresses motrices et gestuelles, et les troubles de l'organisation spatio-temporelle. Il peut également contribuer au traitement des troubles des régulations émotionnelles et relationnelles [5] [6].

Les interventions en groupe sur les fonctions motrices sont également recommandées pour améliorer les habiletés motrices fondamentales [KG-5]. L'approche CO-OP (Cognitive Orientation to Occupational Performance) est une méthode de remédiation cognitive centrée sur le sujet, inspirée des principes de la neuropsychologie [KG-2]. L'intégration sensorielle, développée par Jean Ayres en 1972, cible les troubles du traitement sensoriel [KG-3].

Cadre légal et droits

Les aménagements scolaires pour les enfants dyspraxiques doivent être formalisés dans le cadre d'un Projet d'Accueil Individualisé (PAI) ou d'un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS). Ces projets visent à faciliter les rééducations sur le temps scolaire et à proposer des aides techniques en fonction des bilans orthoptique et ergothérapique [6] [11].

Les enseignants jouent un rôle crucial dans le repérage et le dépistage des troubles. Ils collaborent avec les professionnels de santé pour mettre en place des adaptations pédagogiques et suivre l'évolution des difficultés de l'enfant [2].

En conclusion, la dyspraxie est un trouble complexe nécessitant une prise en charge multidisciplinaire et des aménagements adaptés pour favoriser l'autonomie et la réussite scolaire de l'enfant.

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Sources mobilisées (5)