Dysphasie (TDL)
Trouble Développemental du Langage (TDL, anciennement dysphasie). Trouble structurel et durable du langage oral touchant l'expression et/ou la compréhension. Se distingue du simple retard de langage par sa persistance au-delà de 5-6 ans. Prévalence 5-7% des enfants. Le diagnostic nécessite un bilan orthophonique approfondi. La rééducation orthophonique intensive est indispensable, souvent complétée par des supports visuels (Makaton, pictogrammes).
Dysphasie (TDL)
En bref
Rééducation orthophonique dans la dyslexie attentes des parents et les possibilités de l’enfant ; entre le visuel, l’auditif, le sémantique et le moteur (articulatoire) ; entre les compétences… Conduite à tenir : une rééducation orthophonique est indiquée si les troubles persistent au-delà de 4-5 ans ; il est généralement nécessaire de l'associer à un travail de guidance parentale tout en… L’absence de progrès significatif malgré une rééducation bien conduite, doit faire poser le diagnostic de dysphasie.
INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)
Rééducation orthophonique dans la dyslexie
attentes des parents et les possibilités de l’enfant ; entre le visuel, l’auditif, le sémantique et le moteur (articulatoire) ; entre les compétences acquises et les stratégies d’utilisation ; entre la nécessité de la rééducation, celle du tra- vail scolaire et les activités de sa vie d’enfant ; entre la rééducation ortho- phonique et la pédagogie à l’école ; entre la difficulté d’apprendre et le plaisir d’apprendre. L’orthophoniste se doit de faire dépasser des obstacles à l’enfant, de l’accompagner dans ces apprentissages, sans lui éviter toute con- frontation à la difficulté, mais en lui redonnant confiance en ses possibilités.
Monique Touzin Orthophoniste, Unité de rééducation neuropédiatrique, CHU BicêtreBIBLIOGRAPHIE
ANAES. Indications de l’orthophonie dans les troubles du langage écrit chez l’enfant. Paris, 1997 COLÉ P, CASALIS S. Morphologie et dyslexie de développement : apports de la recherche. L’état de connaissances. Langage écrit. Signes Éditions, 2004 : 88-95 — p.809
src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — DGS-SFP (2007)
Conduite à tenir : une rééducation orthophonique est indiquée si les troubles persistent au-delà de 4-5 ans ; il est généralement nécessaire de l'associer à un travail de guidance parentale tout en favorisant la socialisation.
L'évolution est généralement favorable, lorsque les facteurs relationnels sont rapidement mobilisables.
C - RETARD SIMPLE DE LANGAGE
Le retard simple de langage est caractérisé par une atteinte des composantes syntaxiques et linguistiques du langage en dehors de tout retard mental global, de trouble auditif ou de trouble grave de la personnalité; il s'accompagne généralement d'un retard de parole. L'ensemble des étapes du développement du langage est retardé : les premiers mots n'apparaissent pas avant 2 ans, et surtout les premières phrases n'apparaissent qu'après 3 ans. Les troubles prédominent sur l'expression. le vocabulaire est très pauvre, la syntaxe est rudimentaire : juxtaposition de mots sans liaison (style télégraphique) ; verbes non conjugués. Des troubles phonétiques sont associés. La compréhension est meilleure que l'expression : l'enfant répond de façon adaptée aux situations de la vie courante ; mais un examen attentif montre généralement que la compréhension est inférieure à celle des enfants du même âge. L'importance de l'atteinte de la compréhension est un indice pronostique. — p.5
L’absence de progrès significatif malgré une rééducation bien conduite, doit faire poser le diagnostic de dysphasie.
D - DYSPHASIE C'est la forme plus sévère des troubles du développement du langage ; elle est définie comme un trouble de la structure du langage sans substrat organique décelable, en l'absence de déficit auditif, de retard mental majeur et de trouble psychotique.
Il s'agit d'enfants qui n'ont, à l'âge de 4 ans, qu'un langage très sommaire – souvent encore au stade du mot-phrase. Le langage spontané est réduit avec un vocabulaire imprécis et rudimentaire, souvent difficilement compréhensible en raison des troubles phonétiques ; il est agrammatique ou comporte d'importantes et nombreuses erreurs syntaxiques. On parle d'audimutité lorsque n'existe pratiquement aucun langage.
Il existe habituellement des troubles du versant réceptif du langage, portant sur la compréhension et/ou sur la discrimination des divers éléments phonétiques. Enfin, certains enfants dysphasiques présentent d'importantes dyspraxies bucco-linguo-faciales contribuant aux troubles articulatoires.
On distingue en fait plusieurs formes de dysphasies en fonction de la prédominance de l'atteinte des différentes composantes du langage (la classification des dysphasies en annexe) — p.6
de l'Enfant et de l'Adolescent (C.F.T.M.E.A.) distingue retard de langage, trouble isolé de l'articulation et troubles complexes du langage oral.
Classification des syndomes dysphasiques (RAPIN et ALLEN, 1983): Les troubles où la compréhension du langage est préservée : 1 - Dyspraxie verbale : langage très peu fluent ; nombreuses substitutions non systématisées de phonèmes et troubles syntaxiques et légers. 2 - Déficit de programmation phonémique : fluence plus grande et même souvent élevée ; multiples substitutions de phonèmes rendant les productions peu intelligibles (parfois comparables à un jargon) ; mais tendance fréquente aux autocorrections. Les troubles affectant à la fois la compréhension et l'expression : 3 - Syndrome phonologico-syntaxique : langage peu fluent avec tendance au style télégraphique ; substitutions phonologiques multiples ne s'améliorant pas en situation de répétition ; conscience syntaxique relativement préservée ; compréhension auditivo-syntaxique meilleure que l'expression. 4 - Agnosie verbale ou surdité pour les mots : langage non fluent avec troubles syntaxiques comportant la production de paraphasies verbales ou sémantiques et parfois de néologismes ; compréhension du langage oral sévèrement altérée ; accompagnée dans certains cas, d'altération de la reconnaissance des bruits de l'environnement (agnosie auditive).
- Troubles du lexique : 5 - Syndrome sémantico-pragmatique : fluence élevée, absence de troubles syntaxiques ou phonologiques. Langage produit faisant souvent "illusion" ; mais la compréhension, l'utilisation contextuelle du langage et ses aspects pragmatiques sont affectés ; vocabulaire paraissant riche, mais souvent utilisé à mauvais escient, sans compréhension. Ce syndrome s'accompagne souvent d'écholalie immédiate ou différée ; il s'observe aussi dans certaines hydrocéphalies et chez les autistes "intelligents" (syndrome d'Asperger). — p.13
src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — DGS-SFP (2007)
Conduite à tenir : une rééducation orthophonique est indiquée si les troubles persistent au-delà de 4-5 ans ; il est généralement nécessaire de l'associer à un travail de guidance parentale tout en favorisant la socialisation.
L'évolution est généralement favorable, lorsque les facteurs relationnels sont rapidement mobilisables.
C - RETARD SIMPLE DE LANGAGE
Le retard simple de langage est caractérisé par une atteinte des composantes syntaxiques et linguistiques du langage en dehors de tout retard mental global, de trouble auditif ou de trouble grave de la personnalité; il s'accompagne généralement d'un retard de parole. L'ensemble des étapes du développement du langage est retardé : les premiers mots n'apparaissent pas avant 2 ans, et surtout les premières phrases n'apparaissent qu'après 3 ans. Les troubles prédominent sur l'expression. le vocabulaire est très pauvre, la syntaxe est rudimentaire : juxtaposition de mots sans liaison (style télégraphique) ; verbes non conjugués. Des troubles phonétiques sont associés. La compréhension est meilleure que l'expression : l'enfant répond de façon adaptée aux situations de la vie courante ; mais un examen attentif montre généralement que la compréhension est inférieure à celle des enfants du même âge. L'importance de l'atteinte de la compréhension est un indice pronostique. — p.5
L’absence de progrès significatif malgré une rééducation bien conduite, doit faire poser le diagnostic de dysphasie.
D - DYSPHASIE C'est la forme plus sévère des troubles du développement du langage ; elle est définie comme un trouble de la structure du langage sans substrat organique décelable, en l'absence de déficit auditif, de retard mental majeur et de trouble psychotique.
Il s'agit d'enfants qui n'ont, à l'âge de 4 ans, qu'un langage très sommaire – souvent encore au stade du mot-phrase. Le langage spontané est réduit avec un vocabulaire imprécis et rudimentaire, souvent difficilement compréhensible en raison des troubles phonétiques ; il est agrammatique ou comporte d'importantes et nombreuses erreurs syntaxiques. On parle d'audimutité lorsque n'existe pratiquement aucun langage.
Il existe habituellement des troubles du versant réceptif du langage, portant sur la compréhension et/ou sur la discrimination des divers éléments phonétiques. Enfin, certains enfants dysphasiques présentent d'importantes dyspraxies bucco-linguo-faciales contribuant aux troubles articulatoires.
On distingue en fait plusieurs formes de dysphasies en fonction de la prédominance de l'atteinte des différentes composantes du langage (la classification des dysphasies en annexe) — p.6
de l'Enfant et de l'Adolescent (C.F.T.M.E.A.) distingue retard de langage, trouble isolé de l'articulation et troubles complexes du langage oral.
Classification des syndomes dysphasiques (RAPIN et ALLEN, 1983): Les troubles où la compréhension du langage est préservée : 1 - Dyspraxie verbale : langage très peu fluent ; nombreuses substitutions non systématisées de phonèmes et troubles syntaxiques et légers. 2 - Déficit de programmation phonémique : fluence plus grande et même souvent élevée ; multiples substitutions de phonèmes rendant les productions peu intelligibles (parfois comparables à un jargon) ; mais tendance fréquente aux autocorrections. Les troubles affectant à la fois la compréhension et l'expression : 3 - Syndrome phonologico-syntaxique : langage peu fluent avec tendance au style télégraphique ; substitutions phonologiques multiples ne s'améliorant pas en situation de répétition ; conscience syntaxique relativement préservée ; compréhension auditivo-syntaxique meilleure que l'expression. 4 - Agnosie verbale ou surdité pour les mots : langage non fluent avec troubles syntaxiques comportant la production de paraphasies verbales ou sémantiques et parfois de néologismes ; compréhension du langage oral sévèrement altérée ; accompagnée dans certains cas, d'altération de la reconnaissance des bruits de l'environnement (agnosie auditive).
- Troubles du lexique : 5 - Syndrome sémantico-pragmatique : fluence élevée, absence de troubles syntaxiques ou phonologiques. Langage produit faisant souvent "illusion" ; mais la compréhension, l'utilisation contextuelle du langage et ses aspects pragmatiques sont affectés ; vocabulaire paraissant riche, mais souvent utilisé à mauvais escient, sans compréhension. Ce syndrome s'accompagne souvent d'écholalie immédiate ou différée ; il s'observe aussi dans certaines hydrocéphalies et chez les autistes "intelligents" (syndrome d'Asperger). — p.13
src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007)
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
GLOSSAIRE*
Articulation : mouvement combiné des organes bucco-phonateurs nécessaires à la réalisation des phonèmes intégrés dans la chaîne parlée. Conscience phonologique (ou phonémique ) : conscience de la structure segmentale de la parole, aboutissant à la conscience des phonèmes et de leur enchaînement dans la chaîne parlée. Capacité à identifier et à pratiquer des opérations (d’identification, localisation, soustraction, inversion, addition, substitution) sur les phonèmes. Dysarthrie : trouble de la parole en relation avec des perturbations du contrôle musculaire liées à un déficit des processus moteurs impliqués dans l’exécution de la parole ; elle est secondaire à une atteinte du système nerveux. Dyslexie/dysorthographie : troubles spécifiques d’apprentissage de la lecture/orthographe. Dysphasie : trouble grave et spécifique du développement du langage, entraînant des altérations durables dans l’organisation du langage à différents niveaux : phonologique, lexical (au niveau du mot), syntaxique, sémantique et pragmatique. Ce trouble peut atteindre la compréhension et l’expression à des degrés divers, voire seulement l’expression. — _p.15_
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
2.2. L’identification du caractère spécifique du trouble du développement du langage oral : Le diagnostic de « troubles spécifiques du langage oral chez l’enfant entre 3 et 6 ans » est un diagnostic difficile. En cas de troubles graves, les troubles sont beaucoup plus souvent associés à d’autres troubles qu’isolés, ce qui rend indispensable le bilan médical pluridisciplinaire. En cas de troubles légers et isolés, il faut faire la part entre trouble et retard. — _p.19_
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
II.1.1. Trouble du langage de type expressif : critères diagnostiques A. Les scores obtenus sur des mesures standardisées du développement des capacités d’expression du langage sont nettement au-dessous des scores obtenus sur des mesures standardisées des capacités intellectuelles non verbales d’une part, de ceux obtenus sur des mesures standardisées du développement des capacités réceptives du langage d’autre part. La perturbation peut se manifester sur le plan clinique par des symptômes tels que : vocabulaire notablement restreint, erreurs de temps, difficultés d’évocation des mots, difficultés à construire des phrases d’une longueur ou d’une complexité appropriées au stade du développement. B. Les difficultés d’expression interfèrent avec la réussite scolaire ou professionnelle, ou avec la communication sociale. C. Le trouble ne répond pas aux critères du trouble de langage de type mixte réceptif- expressif ni à ceux d’un trouble envahissant du développement 1 . D. S’il existe un retard mental, un déficit moteur affectant la parole, un déficit sensoriel ou une carence de l’environnement, les difficultés de langage dépassent habituellement celles associées à ces conditions. — p.24
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
données rétrospectives sur le devenir des 77 patients dysphasiques, mettant en évidence la persistance de difficultés linguistiques et l’existence de problèmes éducatifs et de maladaptations sociales.VI.3. Études longitudinales non francophones Il existe un grand nombre d’études longitudinales qui concernent : le devenir des enfants présentant des retards ou des troubles du langage oral, les facteurs prédictifs de difficultés d’apprentissage de la lecture. — p.50
src-dgs-sfp-langage-collection-dysphasie-2 — DGS-SFP (2007)
,Les troubles de Qu’est-ce que l évolution , du langa ge chez l enfant la dysphasie ? La dysphasie est un trouble spécifique grave du développement normal du langage. Elle affecte l’expression et/ou la réception du langage oral.
La dysphasie se manifeste par
L’existence d’une perturbation profonde et durable des performances verbales qui ne peut être expliquée par une lésion organique décelable,
Des troubles sensoriels ou moteurs graves,
Une déficience mentale,
Un trouble émotionnel majeur.
Les dysphasies peuvent être classées suivant les formes cliniques suivantes :
Syndrome phonologique-syntaxique ;
Trouble de la production phonologique ;
Dysphasie réceptive : trouble du décodage ;
Dysphasie mnésique : trouble du contrôle sémantique ;
Syndrome sémantique-pragmatique : trouble de la formulation.
Il convient de suspecter une dysphasie :Si l’enfant n’a pas produit de mot à deux ans ou de premières phrases à trois ans ;
Si à l’âge de quatre ou cinq ans on observe une stabilité du déficit de communication ;
Si on peut observer, notamment dans les dysphasies expressives, des anomalies des praxies bucco-faciales ;
Si on observe des troubles de l’évocation lexicale (manque du mot qui devrait appartenir au stock lexical de l’enfant), de l’encodage syntaxique (incapacité d’utiliser les flexions verbales et les mots-fonctions), de la compréhension verbale, de production d’unités verbales sur commande (alors qu’en situation spontanée ces productions sont bien effectuées)
FÉDÉRATION NATIONALE DES ORTHOPHONISTES — _p.1_
Sources mobilisées (5)
- [1] INSERM Dys 2007 — INSERM (2007) 📄 (1 extrait)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (3 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (3 extraits)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [5] src-dgs-sfp-langage-collection-dysphasie-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)