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Dysgraphie

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Trouble de l'écriture manuscrite affectant la qualité graphique et/ou la vitesse d'écriture. L'écriture est difficilement lisible, lente et coûteuse en effort. Souvent associée à la dyspraxie ou au TDAH. Le diagnostic peut être posé par un graphothérapeute, psychomotricien ou ergothérapeute. La rééducation vise à améliorer le geste graphique et propose des adaptations (ordinateur, logiciels de traitement de texte).

En bref

Cadre clinique

La dysgraphie est un trouble spécifique de l'écriture manuscrite, caractérisé par des difficultés persistantes dans la qualité graphique et/ou la vitesse d'écriture. Ce trouble se manifeste par une écriture difficilement lisible, lente et coûteuse en effort cognitif. La dysgraphie peut être isolée ou s'associer à d'autres troubles, tels que la dyspraxie ou le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-1] [KG-5].

L'écriture étant un processus multidimensionnel, différentes composantes peuvent être à l'origine d'un trouble de l'écriture : difficulté d'écriture liée à l'aspect moteur, difficulté à terminer la tâche écrite, orthographe insuffisante, ou problèmes avec la composition écrite tels que la planification, le choix des mots, la construction de phrases et l'organisation du texte [1] [4].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de la dysgraphie. Cependant, il est notable que les troubles du graphisme sont extrêmement invalidants pour l'enfant, tout au long de sa scolarité, tant la demande est forte et le coût cognitif important en primaire puis en secondaire [3].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de la dysgraphie repose sur une évaluation clinique approfondie. Il est essentiel d'examiner la marche, la coordination, les manœuvres, les mouvements des mains, la motricité fine, le contrôle postural, et de rechercher des signes neurologiques mineurs [2]. L'évaluation peut être réalisée par des professionnels spécialisés, tels que des ergothérapeutes ou des psychomotriciens formés aux approches neuropsychologiques [3] [KG-3].

Plusieurs outils d'évaluation peuvent être utilisés pour diagnostiquer la dysgraphie, notamment le DASH (Evaluation détaillée de la vitesse d'écriture manuscrite) et le BHK (Échelle d'évaluation de la qualité et de la vitesse d'écriture) [KG-2] [KG-8]. Ces outils permettent d'évaluer la vitesse d'écriture et la qualité graphique, et d'identifier les critères qualitatifs et quantitatifs du trouble.

Interventions recommandées

La rééducation du graphisme est essentielle et doit être précoce, dès la fin de maternelle ou le début du primaire, si la calligraphie est nettement déficitaire [3]. Cette rééducation relève des ergothérapeutes et psychomotriciens formés aux approches neuropsychologiques. Elle peut inclure des exercices de verbalisation pour améliorer la lisibilité, la vitesse et le coût cognitif de l'écriture [3] [KG-3].

L'utilisation de la verbalisation pour monter l'écriture des lettres et groupes de lettres permet d’améliorer la lisibilité, la vitesse et surtout le coût cognitif [3]. Aucune étude formelle, autre que la pratique clinique, ne permet d’apprécier les effets de ces soins et d’optimiser leurs conditions (fréquence des séances, outils utilisés, âge de la prise en charge) [3].

En cas de troubles associés, une évaluation spécifique par un psychomotricien ou ergothérapeute permettra de définir les soins à proposer, autres que la rééducation orthophonique [7]. Les prises en charge peuvent commencer en fin de maternelle, début de primaire si les troubles sont sévères, avant 8 ans en cas de troubles persistant [9].

Cadre légal et droits

La loi du 11 février 2005 fait obligation pour les enfants dyslexiques, au même titre que pour tout enfant handicapé, de bénéficier d'aménagements scolaires adaptés [11]. Ces aménagements peuvent inclure l'utilisation de l'outil informatique, tel que le traitement de texte ou la dictée vocale, pour offrir à l'enfant la lecture de textes par l'ordinateur et améliorer la lisibilité des productions écrites [9].

Les troubles du graphisme nécessitent d’être précisément analysés afin de leur apporter la réponse adéquate, par le professionnel le plus pertinent (psychomotricien ou ergothérapeute) [9]. Les prises en charge des troubles du graphisme sont associées aux réponses pédagogiques adaptées et doivent être évaluées par un bilan d’évolution utilisant des tests étalonnés dont les résultats sont comparés au bilan initial [9].

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Sources mobilisées (5)