Attention
Mis à jour le
Capacité à orienter et maintenir la concentration sur une tâche, en filtrant les distracteurs.
Attention
En bref
Descriptif de la publication Titre Parcours de santé de l’enfant avec épilepsie Méthode de travail Guide méthodologique – Élaboration du guide et des outils parcours de soins pour une maladie… Objectifs ‒ Évaluer le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant. ‒ Confirmer ou infirmer l’hypothèse d’un malaise de nature épileptique dans le cadre d’une con- sultation de première crise… sé, il faudra régulièrement s’assurer qu’il correspond toujours aux besoins, attentes et aspirations de l’enfant/l’adolescent ainsi que de sa famille. 3.2.1.
HAS Épilepsie Enfant 2023 — HAS (2023)
Descriptif de la publication
Titre Parcours de santé de l’enfant avec épilepsie
Méthode de travail Guide méthodologique – Élaboration du guide et des outils parcours de soins pour une maladie chronique. HAS 2012.
Objectif(s) Objectif(s) Un repérage puis le diagnostic du type de crise, puis le cas échéant du type d’épilepsie et de sa cause, ainsi que la recherche de comorbidités cognitives et psychia- triques. Une évaluation multidimensionnelle et pluriprofessionnelle de la situation de la personne visant à évaluer le retentissement de l’épilepsie sur les activités quotidiennes et la qualité de vie.La définition de 3 situations de complexité croissante. La gradation du projet de soins en 3 niveaux, et sa modulation selon l’évolution. La graduation de l’offre d’accompagnement. Les modalités de coordination des professionnels, en particulier dans les situations complexes et très complexes, en s’appuyant sur le télésanté et le e- parcours. La description des différents professionnels, structures, et dispositifs entrant dans la composition d’une filière de santé épilepsie sur un territoire. Une attention parti- culière portée au développement de l’autodétermination de la PAE en s’appuyant sur ses savoirs expérientiels. — p.2
3.1.2.1. Objectifs ‒ Évaluer le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant. ‒ Confirmer ou infirmer l’hypothèse d’un malaise de nature épileptique dans le cadre d’une con- sultation de première crise (2a et 2b). ‒ Prescrire les examens complémentaires nécessaires au diagnostic et pour caractériser le syn- drome épileptique (EEG +/- IRM encéphalique) (2a et 2b). Dans certaines situations, un nouvel EEG plus spécialisé peut se justifier (EEG standard (avec vidéo) avec enregistrement pendant le sommeil chez l’enfant de moins de 5 ans, tracé de sieste après privation de sommeil chez l’adolescent, enregistrement de plus longue durée…). Si besoin, l’EEG peut être analysé à dis- tance en télé-EEG. Si besoin, une téléexpertise réalisée par un neurophysiologiste permet d’analyser les résultats de l’EEG avec le médecin requérant et peut aider à faire la corrélation électroclinique et donc à préciser le type d’épilepsie ou le diagnostic syndromique. ‒ Accompagner le diagnostic par la mise en place d’un dispositif d’annonce (2a et 2b). ‒ Compte tenu du nombre d’informations à communiquer à la PAE et à son entourage, cette annonce peut être organisée selon diverses modalités : consultation spécifique longue ou ré- partie sur plusieurs consultations suffisamment rapprochées, consultation médicale suivie d’une ou plusieurs consultation(s) longue(s) avec IDE d’appui. ‒ Si l’épilepsie est certaine et bien identifiée, décider d’initier en fonction des cas un traitement de première ligne. Le traitement peut être introduit après une première crise après avoir évalué avec précision la présence ou non de facteurs de risque de récidive : maladie neurologique préexistante, anomalies épileptiformes sur l’EEG, anomalie épileptogène sur l’imagerie céré- brale, crise nocturne. Dans tous les cas, la décision thérapeutique finale s’appuiera également sur le type de crise, l’adhésion de l’enfant après avoir reçu une information adaptée à son âge et son niveau de compréhension (vidéos, bandes dessinées) et après discussion avec les proches, en prenant en particulier en compte leur inquiétude vis-à-vis du risque de récidive (2a et 2b). ‒ Rechercher et prendre en charge les comorbidités (2a et 2b). Une première évaluation clinique doit être rapidement envisagée après la première prise en charge. Des échelles validées au niveau international et traduites et validées en France peuvent être utilisées en complément de l’examen clinique. Ces échelles renseignées dans un dossier médical partagé permettent de sélectionner les personnes dont les scores pathologiques nécessiteraient soit une évaluation psychiatrique et un suivi par un psychologue spécialisé en psychopathologie, soit un bilan neu- ropsychologique. • Des troubles psychopathologiques sont observés dans 30 % des cas d’épilepsie non com- pliquée et dans 60 % si l’épilepsie est associée à une anomalie du système nerveux central. Leur abord est complexe en raison de leur diversité (anxiété, dépression, troubles du com- portement, troubles du neurodéveloppement…), de leur origine multifactorielle et des diffi- cultés thérapeutiques. Il peut être difficile de distinguer les conséquences directes de l’épilepsie des manifestations liées à la cause sous-jacente, aux effets indésirables du trai- tement, aux répercussions du vécu de l’épilepsie et de ses conséquences socio-familiales et scolaires ainsi que de l’altération de l’image de soi. Certains troubles ne sont pas plus fréquents chez les enfants épileptiques que chez les témoins (anxiété), d’autres sont plus fréquemment retrouvés (dépression) mais pas plus que chez des témoins avec maladie chronique, enfin certains semblent spécifiquement liés à la présence d’une épilepsie, puisqu’on les retrouve plus que dans une population d’enfants avec maladie chronique (troubles de l’attention (entre 15 % et 40 %), troubles sociaux, troubles de la pensée) et, pour — p.23
sé, il faudra régulièrement s’assurer qu’il correspond toujours aux besoins, attentes et aspirations de l’enfant/l’adolescent ainsi que de sa famille.
3.2.1. Besoins en accompagnementL’épilepsie, ses traitements médicamenteux, ses comorbidités cognitives et/ou psychiatriques peuvent influer sur la capacité de l’enfant épileptique à être accueilli dès la petite enfance, à suivre une scolarité, que ce soit en milieu ordinaire ou en établissement médico-social. De plus, la survenue aléatoire de crises et les diverses prises en charge peuvent être source d’absentéisme scolaire. Les apprentissages sont d’autant plus touchés que l’épilepsie est symptomatique, débute précocement et est pharmacorésistante. Les difficultés concernent la plupart des apprentissages scolaires (lecture, écriture, mathématiques...). Elles sont en lien avec une fatigabilité, des troubles cognitifs (troubles du langage (versant expressif, réceptif et pragmatique...), des fonctions exécutives (planification, organi- sation, élaboration de stratégies, prise d’initiative, attention, concentration, rapidité, gestion spatio- temporelle, flexibilité mentale...), de la mémoire (de travail, immédiate ou à long terme), de la relation (pouvant aller jusqu’aux troubles du spectre de l’autisme), praxiques...) ou psychopathologiques
HAS • Parcours de santé de l’enfant avec épilepsie • mars 2023 30 — _p.30_
Qu’est-ce-que l’attention? — expert (2024)
ce de très nombreuses stimulations, notre propre esprit produit sans cesse des souvenirs ou anticipe le futur… Face à cet afflux, l’attention permet :
D’éliminer les informations non pertinentes ; Et de sélectionner les informations à traiter.
C’est pourquoi l’attention est parfois comparée à un “filtre” cognitif.
Nous retiendrons la définition du Professeur Stanislas Dehaene (professeur au collège de France) qui définit l’attention comme «l’ensemble des mécanismes par lesquels le cerveau sélectionne une information et en oriente le traitement. » — p.1
e France) qui définit l’attention comme «l’ensemble des mécanismes par lesquels le cerveau sélectionne une information et en oriente le traitement. »
Mais pour être plus concret et mieux percevoir ce qu’est l’attention, voyons à quoi elle sert dans notre quotidien ? L’attention c’est avant tout ce qui permet à l’enfant d’être connecté à son environnement : on comprend bien que pour capter l’information et la traiter, il faut que l’enfant soit « connecté » à la source de l’information : « le parent, l’enseignant, etc .. ». Or, ce sont les interactions avec son environnement qui vont permettre à l’enfant le développement de ses acquisitions (comme le langage ou la motricité) et de ses apprentissages. L’attention est donc une fonction cognitive essentielle au développement de l’enfant. Stanislas Dehaene la considère comme l’un des piliers des apprentissages. Les capacités attentionnelles sont également très importantes pour la socialisation. En effet, pour s’intégrer au groupe, un enfant doit écouter ce que l’autre dit, prêter attention aux émotions de ses amis, se retenir de ne pas couper la parole, ne pas se laisser distraire par les autres camarades, etc … Les difficultés attentionnelles peuvent donc aussi se révéler par leur impact sur la vie sociale.
Comment fonctionne l’attention ? — p.1
Attention Quand s'inquiéter ? Trouble du déficit de l'attention et hyperactivité Qu’est-ce-que l’attention? Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 5 min de lecture Écouter cet article Lire
Mieux comprendre le rôle de l’attention dans le TDAH de son enfant
Au delà de la question du Trouble du Déficit de l’Attention – Hyperactivité traitée dans la fiche précédente, le sujet de l’attention chez l’enfant est omniprésent dans notre quotidien : en famille, à l’école, sur les bulletins scolaires, en lien avec l’évolution de nos modes de vie ou lors des consultations médicales : « sois attentif », tel enfant « n’est pas concentré », il est « dans la lune », « dans les nuages », « rêveur », il « zappe».
Mais la définition et les situations auxquelles nous renvoient ces termes peuvent paraître floues, que ce soit pour les parents, pour les professionnels de santé parfois et encore plus … pour les enfants concernés.
L’objet de cette fiche est de donner, le plus simplement possible, des précisions sur ce qu’est le processus de l’attention, comment il fonctionne et se développe.
Avant tout, voyons ce qu’est l’attention et la définition qui en est donnée ?
De nombreuses définitions de l’attention sont proposées. Elles insistent toutes sur deux points essentiels. L’environnement immédiat est toujours source de très nombreuses stimulations, notre propre esprit produit sans cesse des souvenirs ou anticipe le futur… Face à cet afflux, l’attention permet : — p.1
Pavlovic E. (2024) — Place des jeux de société en remédiatio — expert (?)
es ou à changer de routine, une perturbation de la planification peut donner des difficultés à anticiper ou encore à ranger et retrouver ses affaires… Une altération de ces différentes fonctions, même légère peut donc avoir un impact significatif, bien que différent pour chacune des fonctions. De nombreuses pathologies psychiatriques présentent une altération des fonctions exécutives, et l’amélioration clinique de la pathologie identifiée n’est pas systématiquement associée à la récupération de ces fonctions. L’impact fonctionnel parfois important de cette altération des fonctions exécutives peut donc constituer un frein à l’amélioration clinique de la pathologie. Ainsi, cet impact peut se traduire par une perte d’autonomie, des difficultés à entretenir ses relations sociales, des 7 conflits avec ses proches (en lien par exemple avec les difficultés d’inhibition ou encore de planification), une image de soi négative devant les difficultés rencontrées au quotidien voire des affects dépressifs. L’attention peut être travaillée en remédiation cognitive, elle permet de se concentrer sur une ou plusieurs tâches et de filtrer les distractions. Elle peut être considérée comme un prérequis à toutes autres fonctions cognitives. Les processus attentionnels sont donc liés aux fonctions exécutives. Il est par exemple difficile de planifier efficacement ou de maintenir des informations en mémoire de travail sans une attention adaptée. De même l’attention
inentes pour réaliser cette classification sont les suivantes: L’inhibition est une fonction exécutive clé. Elle peut être définie comme la capacité à s’empêcher de faire quelque chose d’automatique ou d’habituel pour pouvoir faire ce qui est 25 plus approprié ou nécessaire dans une situation donnée. Cela inclut la suppression des distractions, la maîtrise des impulsions et la capacité à se concentrer sur des tâches pertinentes. L’inhibition est essentielle pour le contrôle de soi, la régulation des émotions et la prise de décisions réfléchies (8). La mémoire de travail correspond à la capacité à maintenir des informations en tête et les manipuler mentalement (par exemple, relier une chose à une autre, utiliser des informations pour résoudre un problème) (8). La flexibilité mentale correspond à la capacité de changer de perspectives ou d’approches face à un problème, s’adapter de manière flexible à de nouvelles demandes, règles ou priorités (comme passer d’une tâche à une autre) (8). La planification de haut niveau, ou cognitive, peut être définie comme la capacité à organiser le comportement cognitif dans le temps et l’espace et est nécessaire dans les situations où un objectif doit être atteint par une série d’étapes intermédiaires, chacune ne menant pas nécessairement directement à cet objectif (45). Adele Diamond définit la planification comme une fonction exécutive centrale qui implique la capacité de formuler, évaluer et sélectionner
urs de faire preuve de flexibilité mentale dès le début du jeu, de ne pas rester rigide en jouant systématiquement de la même manière à chaque partie. Jouer à un jeu demande ensuite de maintenir une attention plus ou moins constante durant la partie, nécessitant à nouveau d’utiliser ses capacités attentionnelles de façon relativement soutenue. 14 Globalement la plupart des jeux nécessitent tous pour être joués de façon performante un certain niveau de planification, de flexibilité mentale, de mémoire de travail et de théorie de l’esprit. Ces capacités permettent respectivement de développer un plan de jeu plus ou moins basique, de s’adapter constamment à l’état du jeu, de garder en mémoire les actions des différents joueurs et les éventuelles informations cachées et enfin d’avoir une idée approximative de l’intention des autres joueurs afin de pouvoir anticiper et prendre les meilleurs décisions par la suite, demandant donc à nouveau l’utilisation de flexibilité mentale pour s’adapter et de planification pour refaire un plan de jeu si nécessaire. Ces fonctions sont donc souvent utilisées de façon plus ou moins complexe ou importante en fonction des jeux. Les fonctions exécutives et les cognitions sociales sont donc fréquemment et généralement utilisées dans la plupart des jeux, mais certains jeux le font de façon plus ou moins approfondie. Ainsi les fonctions sociales, et en particulier la théorie de l’esprit sont
ilité mentale dans l’anorexie mentale, la capacité de “set shifting” serait particulièrement altérée. Le set shifting pourrait être considéré comme un sous-composant de la flexibilité mentale et fait spécifiquement référence à la capacité à passer d’une tâche, d’une règle ou d’un ensemble de réponses à un autre. Cela implique de désengager l’attention d’une règle ou d’un stimulus et de la réengager sur un autre. Actuellement les études réalisées sur la remédiation cognitive chez des adolescents rapportent une petite taille d’effet et les résultats semblent moins constants qu’avec une population adulte. Ces résultats sont cependant possiblement liés à des études de faible puissance et difficilement comparables. Les différentes études rapportent un retour positif des patients et des cliniciens, suggérant que la remédiation cognitive pourrait être un outil intéressant d’engagement thérapeutique dans cette population de patients, notamment lorsque d’autres approches thérapeutiques parfois plus intensives ne sont pas réalisables. De plus, un engagement précoce est généralement lié à une meilleure évolution du TCA (23). Les programmes de remédiation cognitive pour les enfants présentant un TDAH ciblent notamment les capacités d’attention, d’inhibition, de mémoire de travail ou encore de 10 planification (24). Concernant le fonctionnement des patients TDAH, ils auraient tendance à choisir une gratification immédiate plus petite qu’une plus importante à long terme, ce qui
Etindele Sosso & Ouali (2018) — Jeux vidéo et santé mentale — expert (?)
trer leur attention à la recherche d’une nouvelle cible dans l’environnement virtuel, et développent des réflexes plus importants que des non joueurs. Ces améliorations de compétences ont été très récemment associées à une augmentation significative des capacités cognitives en relation avec l’attention et la mémoire, avec une corrélation entre pratique régulière de jeux vidéo et modification du fonctionnement de l’hippocampe [8, 9]. Les joueurs développent en effet leur vision, pouvant appréhender d’un coup d’œil un plus grand nombre d’objets, et leur attention visuelle est mieux répartie dans l’espace. Ils obtiennent aussi de meilleurs résultats aux tests d’acuité. Ces résultats bénéfiques apparaissent intéressants pour la promotion de la santé. Les jeux seraient ainsi un possible outil préventif contre les troubles visuels et mémoriels, avec, si une règlementation en faisait des outils de dépistage ou de prévention, une réduction des consultations liées à ces troubles. Contribution à la rééducation multisensorielle
n fonction des performances des consoles et des ordinateurs [19] (→). (→) Voir la Nouvelle de B. Bonnechère et al., m/s n° 11, novembre 2013, page 957 Ils nécessitent dorénavant un apprentissage actif (la prise de décision immédiate par exemple), plus efficace pour le maintien et le développement des fonctions cognitives que l’apprentissage passif [2, 3]. Des effets positifs beaucoup plus durables et significatifs ont ainsi été mis en évidence : jouer à des jeux vidéo d’action augmenterait en effet la capacité du sujet à prendre des décisions rapides et à ignorer les distractions, ce qui améliorerait, en particulier, la créativité des enfants [6]. Malgré une idée répandue, il est aujourd’hui démontré que l’impact des jeux vidéo plus ou moins violents est extrêmement faible sur le comportement des joueurs réguliers, même si ces derniers manifestent souvent une certaine agressivité après y avoir joué [7]. La pratique intensive maintient le cognitif