Premières phrases (T21)
Chez l'enfant avec Trisomie 21, les phrases apparaissent en moyenne vers 5 ans avec une progression possible jusqu'à l'âge adulte.
Comprendre le profil
Chez les enfants avec trisomie 21 (T21), l'acquisition du langage suit un rythme différent de celui des enfants sans handicap. Les premières phrases apparaissent en moyenne vers 4-5 ans, avec une progression continue jusqu'à l'âge adulte [9]. À cet âge, un enfant avec T21 peut comprendre des phrases longues et complexes, diversifier son vocabulaire, et construire des phrases à trois éléments (sujet + verbe + complément) [5]. Cependant, il peut encore avoir des difficultés à articuler certains sons ou à trouver le bon mot pour exprimer ses idées [4].
Les enfants avec T21 peuvent également présenter des troubles du langage oral, tels qu'un vocabulaire restreint et imprécis, des phrases courtes ou mal construites, et des difficultés à comprendre le langage quand les phrases sont longues, complexes ou abstraites [4]. Ces difficultés peuvent être liées à une déficience intellectuelle, qui est souvent associée à la trisomie 21 [KG-7].
Adaptations en classe
Pour faciliter l'apprentissage du langage en classe, plusieurs adaptations pédagogiques peuvent être mises en place. Par exemple, il est recommandé d'enrichir le vocabulaire de l'enfant, de lui expliquer les mots qu'il ne comprend pas, et de lui donner la forme correcte du mot sans l'obliger à répéter [3]. Il est également important de raconter et de lire ensemble des histoires pour développer son envie de lire et faciliter l'apprentissage ultérieur de la langue écrite [6].
Les enseignants peuvent également encourager l'enfant à abandonner le biberon et/ou la tétine s'il les utilise encore, car cela peut faciliter la prononciation des sons [7]. De plus, il est recommandé de être attentif à ce que dit l'enfant, de l'aider à préciser sa pensée et ses sentiments, et de l'encourager à raconter [7].
Accompagnement individualisé
L'accompagnement individualisé est essentiel pour les enfants avec T21. Les enseignants et les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) peuvent travailler en étroite collaboration avec les orthophonistes pour mettre en place des stratégies adaptées [KG-1]. Par exemple, ils peuvent utiliser des dispositifs de communication alternative et augmentée (CAA) pour faciliter l'expression de l'enfant [KG-4].
Les enseignants peuvent également adapter leurs consignes pour les rendre plus simples et plus concrètes. Par exemple, ils peuvent utiliser des phrases courtes et des mots familiers, et accompagner leurs consignes de gestes ou d'images [5]. De plus, ils peuvent encourager l'enfant à participer activement en classe, en lui posant des questions et en lui donnant des opportunités de s'exprimer [6].
Travail avec la famille
Le travail avec la famille est également crucial pour soutenir le développement du langage de l'enfant. Les enseignants et les AESH peuvent informer les parents sur les progrès de leur enfant et leur donner des conseils pour les aider à la maison. Par exemple, ils peuvent encourager les parents à lire des histoires à leur enfant, à lui parler souvent et à l'encourager à s'exprimer [6].
Les enseignants peuvent également inviter les parents à participer aux activités de la classe, afin de renforcer le lien entre l'école et la maison. De plus, ils peuvent organiser des réunions régulières avec les parents pour discuter des progrès de l'enfant et des stratégies à mettre en place [6].
Cadre réglementaire scolaire
En France, les enfants avec T21 peuvent bénéficier de différents dispositifs scolaires pour les aider à progresser. Par exemple, ils peuvent être scolarisés en unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS), où ils reçoivent un accompagnement individualisé [KG-1]. Ils peuvent également bénéficier d'un projet personnalisé de scolarisation (PPS) ou d'un plan d'accompagnement personnalisé (PAP), qui définissent les adaptations pédagogiques et les aménagements nécessaires pour leur permettre de progresser [KG-1].
Les enseignants et les AESH peuvent également travailler en collaboration avec les équipes pluridisciplinaires des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) pour mettre en place les dispositifs adaptés à chaque enfant [KG-1]. Les MDPH instruisent les demandes et notifient les droits ouverts aux familles [3].
Ressources liées
Pour en savoir plus sur les troubles du langage et les stratégies pédagogiques adaptées, les enseignants et les AESH peuvent consulter les ressources suivantes :
- Les plaquettes de la collection "Comment parle mon enfant ?" de la Direction générale de la santé (DGS) [3] [4] [5] [6] [7].
- Les informations sur les dispositifs scolaires et les adaptations pédagogiques disponibles sur le site de l'Éducation nationale [KG-1].
- Les ressources sur la communication alternative et augmentée (CAA) et les dispositifs de rééducation orthophonique [KG-3] [KG-4].
Ces ressources peuvent aider les enseignants et les AESH à mieux comprendre les besoins des enfants avec T21 et à mettre en place des stratégies adaptées pour les aider à progresser en langage.
Sources mobilisées (4)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-07-plaquet-inpes-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-com-parle-mon-enf-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (3 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [4] Serenaid — Serenaid (2024) 📄 (1 extrait)