Dénutrition
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Les troubles digestifs et les troubles liés à l’alimentation (dysphagie, dénutrition, reflux gastro-œsophagien, constipation) sont très fréquents chez les patients polyhandicapés
En bref
- Attesté par : 1 document (INSERM) — niveau de preuve : Preuve établie
Qu'est-ce que la dénutrition ?
La dénutrition est un état de malnutrition résultant d'un apport alimentaire insuffisant en quantité ou en qualité. Elle a des conséquences multiples sur la santé, notamment un manque d'énergie, des difficultés de concentration, une frilosité, une chute des cheveux, un ralentissement de la croissance, un retard ou un arrêt du développement pubertaire, une déminéralisation osseuse, des malaises et des vertiges [8]. Chez les personnes polyhandicapées, la dénutrition est fréquente et peut être liée à des troubles de la déglutition, des troubles digestifs, ou des difficultés à s'alimenter de manière autonome [1] [3].
Les troubles de la déglutition, ou dysphagie, sont particulièrement fréquents et peuvent entraîner des fausses routes, augmentant le risque de pneumopathies d'inhalation [9]. La dénutrition peut également être favorisée par des troubles du comportement alimentaire, comme la néophobie alimentaire ou la sélectivité alimentaire, qui limitent la variété des aliments consommés [5] [6].
Ce que ça change au quotidien
La dénutrition et les troubles associés peuvent avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant et de sa famille. Les difficultés de déglutition peuvent rendre les repas stressants et nécessiter des adaptations alimentaires, comme des textures modifiées, pour prévenir les fausses routes [9]. Ces adaptations peuvent limiter les interactions sociales lors des repas et réduire le plaisir de manger [10].
Les troubles du comportement alimentaire, comme la néophobie ou la sélectivité alimentaire, peuvent également entraîner des carences nutritionnelles et une dénutrition. Ces troubles peuvent provoquer de l'anxiété, des difficultés d'adaptation aux contextes alimentaires et une dépendance accrue à l'aide d'un proche [5] [6].
La dénutrition peut également avoir un retentissement sur le moral, avec l'apparition de symptômes dépressifs comme une humeur triste ou une irritabilité [8]. Il est donc essentiel de consulter un professionnel de santé en cas de signes de dénutrition ou de troubles alimentaires.
Ce qui peut aider
Plusieurs professionnels peuvent intervenir pour aider à gérer la dénutrition et les troubles alimentaires associés. L'orthophoniste joue un rôle clé dans l'évaluation et la prise en charge des troubles de la déglutition. Il peut prescrire des textures alimentaires adaptées, accompagner l'enfant et sa famille pendant les repas, et former les aidants professionnels et familiaux [7].
Le diététicien peut également être sollicité pour élaborer un plan alimentaire adapté aux besoins nutritionnels de l'enfant et pour surveiller son état nutritionnel [KG-1]. Une évaluation pluridisciplinaire précoce et des aménagements environnementaux adaptés permettent d'élargir progressivement les habitudes alimentaires et de rendre les repas plus apaisés [6].
En cas de troubles digestifs ou de nutrition entérale prolongée, un gastro-entérologue peut être consulté pour évaluer et traiter ces troubles [KG-11]. Des recommandations spécifiques, comme celles de la Société européenne de gastroentérologie, hépatologie et nutrition pédiatrique (ESPGHAN), insistent sur l'importance d'un suivi régulier et d'une évaluation complète de l'état nutritionnel [1].
Qui contacter
En cas de signes de dénutrition ou de troubles alimentaires, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. L'orthophoniste, le diététicien et le gastro-entérologue sont des professionnels clés pour la prise en charge de ces troubles [KG-1] [KG-7] [KG-11]. Les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) peuvent également être consultées pour des conseils supplémentaires [6].
Sources mobilisées (5)
- [1] INSERM Polyhandicap 2024 — INSERM (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] src-maison-autisme — Délégation interministérielle TND 📄 (2 extraits)
- [3] FNO — FNO (2025) 📄 (1 extrait)
- [4] Émétophobie (peur de vomir) et phagophobie (peur de s’étouffer) : que faire ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)
- [5] Glossa — Revue Glossa (UNADREO) (2024) 📄 (4 extraits)