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Carence martiale

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L’existence d’un syndrome des jambes sans repos justifie de rechercher une carence martiale afin de la traiter

En bref

Comprendre le profil

La carence martiale est un trouble lié à un manque de fer dans l'organisme. Elle peut se manifester par un syndrome des jambes sans repos (SJSR), caractérisé par des sensations désagréables dans les jambes, augmentant le soir et obligeant le sujet à se relever. Marcher sur un carrelage froid ou une douche froide sur les mollets peut diminuer ces sensations [1].

Le SJSR est souvent associé à des troubles du sommeil, qui sont fréquents chez les enfants présentant un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Environ 30 à 50 % des cas de TDAH présentent des troubles du sommeil, ce qui peut aggraver la symptomatologie du TDAH [4]. La présence d’un syndrome des jambes sans repos dans un contexte de TDAH doit systématiquement faire rechercher une carence martiale [4].

Adaptations en classe

Pour les enfants présentant une carence martiale et des troubles du sommeil associés, certaines adaptations pédagogiques peuvent être mises en place. Par exemple, des aménagements pédagogiques adaptés aux troubles devraient être inclus dans le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) [2].

Il est également important de prendre en compte les difficultés de concentration et d’attention qui peuvent être exacerbées par les troubles du sommeil. Des stratégies visuelles et une rééducation neuropsychologique visant l'attention-concentration et la mémoire peuvent être bénéfiques. Ces mesures permettent de travailler sur l’aménagement du lieu de travail, sa structuration, et sur les apprentissages [2].

Accompagnement individualisé

L’accompagnement individualisé des enfants présentant une carence martiale et des troubles du sommeil associés doit être adapté à leurs besoins spécifiques. Par exemple, des mesures chronobiologiques peuvent être mises en place pour les enfants présentant un syndrome de retard de phase. Ces mesures comprennent l’instauration d’un temps calme privilégié avant le coucher, des horaires de coucher et lever réguliers, une augmentation de l’exposition lumineuse la journée et une limitation le soir, une incitation à l’activité physique dans la première partie de la journée [1].

En cas de persistance des troubles du sommeil, une orientation vers un spécialiste du sommeil peut être nécessaire. La prise en charge comportementale et pharmacologique du TDAH peut également suffire à réduire de manière significative la fréquence et l’intensité des troubles du sommeil [2].

Travail avec la famille

Le travail avec la famille est essentiel pour la prise en charge des enfants présentant une carence martiale et des troubles du sommeil associés. Les parents doivent être informés des mesures chronobiologiques à mettre en place pour améliorer la qualité du sommeil de leur enfant. Ils doivent également être sensibilisés à l’importance de l’hygiène du sommeil et à l’évitement des excitants (caféine, nicotine, alcool) [5].

Les parents peuvent également être impliqués dans la mise en place de thérapies du comportement au moment du coucher, qui peuvent considérablement améliorer le sommeil et diminuer les difficultés associées [6].

Cadre réglementaire scolaire

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables en cas de carence martiale. Cependant, il est important de noter que les enfants présentant des troubles du sommeil et une carence martiale peuvent bénéficier d’aménagements pédagogiques adaptés à leurs besoins spécifiques. Ces aménagements peuvent être inclus dans le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) [2].

Ressources liées

Pour les professionnels de l’éducation, il est important de se référer aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) concernant la prise en charge des troubles du sommeil et de la carence martiale. Les outils d’évaluation du sommeil, tels que les échelles de dépistage ou les entretiens avec les parents, peuvent être utiles en soin primaire [6].

En cas de besoin, une orientation vers un spécialiste du sommeil peut être nécessaire. Les examens tels que la polysomnographie sont plus destinés aux enfants qui ont des symptômes évocateurs et/ou un risque de syndrome d’apnée obstructive du sommeil, de SJSR ou de troubles des mouvements périodiques des membres (PLMD) [6].

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Sources mobilisées (4)