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Sommeil : hygiène et stratégies comportementales

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Les troubles du sommeil sont fréquents dans le TDAH et l'autisme. La HAS recommande d'évaluer le sommeil et de commencer par l'hygiène du sommeil et des stratégies comportementales, pour l'enfant et sa famille. Une éventuelle mélatonine ne s'envisage qu'en complément, sur prescription, si ces mesures ne suffisent pas ; une apnée du sommeil doit d'abord être écartée par le médecin.

En bref

Qu'est-ce que c'est ?

Les troubles du sommeil sont fréquents chez les enfants avec un trouble du neurodéveloppement, notamment dans le cadre de l'autisme ou du TDAH. Ces troubles peuvent se manifester par des difficultés d'endormissement, des réveils nocturnes, ou un sommeil de mauvaise qualité. La HAS recommande de rechercher systématiquement ces troubles en questionnant les parents sur les habitudes de sommeil de l'enfant et en utilisant si nécessaire des outils spécifiques, tels que des questionnaires de sommeil et un agenda du sommeil [1].

Plusieurs facteurs peuvent influencer ces troubles, comme des comorbidités (TDAH, syndrome des jambes sans repos, apnée du sommeil, épilepsies), des douleurs, ou des troubles digestifs. Il est donc important d'investiguer les causes possibles, notamment médicales, en cas de troubles chroniques du sommeil, de troubles d’apparition soudaine ou d’aggravation des symptômes [1].

Ce que ça change au quotidien

Les troubles du sommeil ont un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant et de sa famille. Ils peuvent affecter la santé mentale des parents et la qualité de vie de l'ensemble de la famille. La HAS recommande d'informer les familles de façon adaptée à l’âge et au niveau de fonctionnement des enfants ou des adolescents sur les approches comportementales favorisant la gestion des troubles du sommeil [1].

Pour améliorer le sommeil, il est conseillé d'établir des conditions favorables à une bonne hygiène de vie, de mettre en place un environnement sensoriel adapté (éclairage, température, bruit, etc.), d'instaurer des rituels ordinaires du coucher et d'utiliser des thérapies comportementales. Il est également important d'interroger les impacts des troubles du sommeil sur l'entourage familial et d'envisager un accompagnement dans la durée de l’ensemble de la famille [1].

Ce qui peut aider

La prise en charge initiale des troubles du sommeil repose sur une hygiène du sommeil, à la fois pour l’enfant et sa famille. Cela inclut la mise en place de routines, un environnement calme et peu éclairé, la limitation du temps de sommeil diurne, et l'adaptation des médications si possible. Des mesures comportementales peuvent être mises en œuvre en première intention, comme un rituel positif du coucher, un contrôle du stimulus, l'extinction graduelle, la limitation des interventions nocturnes, le renforcement positif ou la relaxation [4].

En cas d'efficacité partielle des interventions non médicamenteuses et d'impact significatif des troubles du sommeil sur la vie quotidienne, la HAS recommande d'envisager un traitement par mélatonine (à libération immédiate ou prolongée) en association avec des mesures non médicamenteuses. Il est important de réévaluer régulièrement l’efficacité du traitement par mélatonine, sa tolérance et sa pertinence dans le contexte global de prise en charge [1].

Si les stratégies comportementales ne sont pas suffisantes, il est recommandé d'orienter vers une consultation spécialisée du sommeil. Il est également important d'éliminer un diagnostic de syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS) qui pourrait nécessiter un traitement spécifique [3].

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Sources mobilisées (4)