Guidance pour le mutisme selectif
Accompagnement de l'enfant presentant un mutisme selectif : ne pas forcer la parole, reduire la pression sociale, amenager progressivement les situations de communication.
Guidance pour le mutisme selectif
En bref
urer plusieurs années et laisser place, plus tard, à d’autres difficultés comme une anxiété sociale marquée, une faible estime de soi ou un isolement. pement comme les troubles du spectre de l’autisme dans la famille proche. Langage Accompagner au quotidien Troubles du langage et des apprentissages Trouble ou retard de langage oral : comment aider son enfant ?
Le mutisme sélectif: Quelle évaluation et quels accompagnements sont possibles p — expert (2024)
urer plusieurs années et laisser place, plus tard, à d’autres difficultés comme une anxiété sociale marquée, une faible estime de soi ou un isolement.
La bonne nouvelle, c’est qu’avec une prise en charge précoce et adaptée, beaucoup d’enfants progressent : ils retrouvent peu à peu la confiance nécessaire pour parler dans différents contextes, améliorer leur vie sociale et mieux réussir à l’école.
En résumé : plus le mutisme sélectif est repéré tôt, plus l’évolution est favorable.
Comment prendre en charge le mutisme sélectif ?
Dès que le mutisme sélectif est identifié, il est important de mettre en place une prise en charge, car ce trouble génère rapidement une grande souffrance chez l’enfant.
1- Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), en première intention
Les TCC sont aujourd’hui le traitement de référence du mutisme sélectif et leur efficacité est bien documentée dans la recherche scientifique. Elles sont conduites par des spécialistes (psychiatres ou psychologues de l’enfant et de l’adolescent) formés à ces approches, en lien avec la famille et l’environnement de l’enfant (école, activités, loisirs).
Les TCC visent à aider l’enfant à reprendre confiance pour parler dans les situations où il restait muet.
Pour cela, plusieurs outils sont utilisés : — p.1
Mon enfant parle à la maison… mais pas à l’extérieur : est-ce du mutisme sélecti — expert (2024)
pement comme les troubles du spectre de l’autisme dans la famille proche.
Vous n’avez pas repéré d’événement déclenchant le mutisme de votre enfant ?
Il est tout à fait normal que vous ne retrouviez aucun événement déclencheur : dans le mutisme sélectif, il n’y en a généralement pas. Contrairement à une idée reçue, ce trouble n’est pas causé par un traumatisme ou par un vécu particulièrement difficile.
Le mutisme sélectif est en réalité une forme d’anxiété sociale intense, qui empêche l’enfant de parler dans certaines situations, même s’il en a envie. Cela ne veut pas dire qu’il a vécu un drame, ni que vous avez fait une erreur en tant que parent : c’est l’expression d’une anxiété spécifique, propre à certains enfants.
Au total, quels sont les signes qui peuvent évoquer un mutisme sélectif ?
Un enfant présentant un mutisme sélectif peut : – Parler librement à la maison, mais devenir complètement silencieux à l’école ou en présence d’inconnus – Être incapable de parler, même à ses propres parents, lorsqu’il y a d’autres personnes autour – Avoir beaucoup de mal à s’exprimer avec ses camarades à l’école – Paraître « figé » ou comme « paralysé » dans certaines situations sociales – Parfois utiliser des moyens de communication non verbaux (gestes, mimiques, hochements de tête), mais de façon limitée et souvent avec gêne. Comment différencier un mutisme d’une simple timidité ? — p.1
Trouble ou retard de langage oral : comment aider son enfant ? — expert (2024)
Langage Accompagner au quotidien Troubles du langage et des apprentissages Trouble ou retard de langage oral : comment aider son enfant ? Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 4 min de lecture Écouter cet article Lire
Voici quelques idées pour soutenir votre enfant ayant des difficultés ou un retard de langage et l’aider à progresser tout en respectant ses besoins.
L’objectif n’est pas de recréer des séances de rééducation formelles à la maison. Favorisez une communication fluide et naturelle, en vous concentrant d’abord sur ce que votre enfant souhaite exprimer (le contenu), sans insister sur la manière dont il le dit (la forme).
Quels sont les grands principes que je dois connaître pour accompagner mon enfant ?
1- Ralentir le débit de parole : Parlez tranquillement pour favoriser la compréhension de votre enfant.
2- Discussions individuelles : Prévoyez des moments pour discuter seul avec lui (comme un interlocuteur privilégié). Si raconter est encore difficile, vous pouvez lui proposer des photos ou images pour l’aider.
3- Temps d’expression en famille : À table, laissez-lui le temps de s’exprimer sans être interrompu, sensibilisant frères et sœurs à ne pas couper la parole.
4- Favoriser le tour de rôle et échanges verbaux : Utilisez des jeux axés sur le vocabulaire, la formulation des demandes, la logique, la mémoire, et l’attention, comme : — p.1
Sources mobilisées (3)
- [1] Le mutisme sélectif: Quelle évaluation et quels accompagnements sont possibles p — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [2] Mon enfant parle à la maison… mais pas à l’extérieur : est-ce du mutisme sélecti — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [3] Trouble ou retard de langage oral : comment aider son enfant ? — expert (2024) 📄 (1 extrait)