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Guidance pour le mutisme selectif

Accompagnement de l'enfant presentant un mutisme selectif : ne pas forcer la parole, reduire la pression sociale, amenager progressivement les situations de communication.

Qu'est-ce que le mutisme sélectif ?

Le mutisme sélectif est un trouble anxieux qui empêche un enfant de parler dans certaines situations, même s'il en a envie. Il ne s'agit pas d'une simple timidité ou d'un caprice, mais d'une forme d'anxiété sociale intense. Les enfants concernés parlent normalement dans des contextes familiers, comme à la maison, mais restent silencieux dans d'autres situations, comme à l'école ou en présence d'inconnus [4] [8].

Ce trouble n'est pas causé par un traumatisme ou un vécu difficile. Il est important de noter qu'il n'y a généralement pas d'événement déclencheur identifiable. Le mutisme sélectif est souvent associé à d'autres traits, comme une timidité extrême, une tendance à l'isolement, ou des comportements d'opposition [4] [6].

Ce que ça change au quotidien

Le mutisme sélectif peut avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant et de sa famille. À l'école, par exemple, l'enfant peut avoir des difficultés à participer aux activités collectives, à poser des questions ou à demander de l'aide. Cela peut entraîner des difficultés dans les apprentissages et un risque d'isolement social [7].

À la maison, l'enfant peut éviter de répondre au téléphone ou de s'exprimer à voix haute en présence d'autres personnes. Ces comportements peuvent être source de frustration et de confusion pour l'entourage, qui peut avoir tendance à parler à la place de l'enfant. Cependant, il est important de résister à cette tentation, car cela peut renforcer l'anxiété de l'enfant sur le long terme [3].

Ce qui peut aider

La prise en charge du mutisme sélectif repose principalement sur les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), qui sont aujourd'hui le traitement de référence. Ces thérapies sont conduites par des spécialistes formés à ces approches, en lien avec la famille et l'environnement de l'enfant [1].

Les TCC visent à aider l'enfant à reprendre confiance pour parler dans les situations où il restait muet. Plusieurs outils sont utilisés, comme des jeux de rôle ou des exercices de relaxation. Il est également important de favoriser une communication fluide et naturelle, en se concentrant sur ce que l'enfant souhaite exprimer, sans insister sur la manière dont il le dit [9].

Pour soutenir votre enfant au quotidien, vous pouvez ralentir votre débit de parole, prévoir des moments de discussion individuelle, et favoriser les échanges verbaux en famille. Il est également important de valider les émotions de l'enfant et de l'encourager à s'exposer progressivement aux situations anxiogènes, en adaptant les objectifs à ses capacités [10] [11].

En cas de besoin, n'hésitez pas à prendre contact avec des professionnels, comme des psychologues ou des pédopsychiatres, pour avancer ensemble [10].

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Sources mobilisées (5)