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Que faire pendant une crise d'épilepsie : les gestes pour l'entourage

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La plupart des crises d'épilepsie sont courtes et s'arrêtent seules : l'essentiel est de protéger l'enfant et de rester auprès de lui jusqu'au retour à la normale. Une crise qui dure plus de 5 minutes, ou des crises répétées sans reprise de conscience, sont une urgence : appeler le 15, sauf si un traitement d'urgence a été prescrit pour l'enfant.

En bref

Que faire pendant une crise d'épilepsie : les gestes pour l'entourage

Définition clinique

L'épilepsie est une maladie neurologique chronique caractérisée par une prédisposition durable à générer des crises et par les conséquences cognitives, comportementales, psychologiques et sociales de cette condition [7]. Les crises d'épilepsie sont fréquentes chez l'enfant, avec environ 5 % d'une classe d'âge ayant au moins une crise avant 5 ans [7]. Cependant, une seule crise ne définit pas une épilepsie, qui se caractérise par la survenue récurrente et spontanée de crises épileptiques [7].

Critères diagnostiques

Le diagnostic de crise d'épilepsie peut être difficile chez l'enfant en raison de la variabilité de la séméiologie des crises selon l'âge et la localisation de la décharge critique sur le cortex [5]. Devant tout événement récurrent anormal et stéréotypé, avec ou sans altération de la conscience, il faut penser à une crise d'épilepsie [5]. La description de l'épisode est capitale pour le professionnel de santé, qui pourra proposer des examens complémentaires en cas de suspicion clinique, notamment un électroencéphalogramme (EEG) et un scanner ou une IRM cérébrale [11].

Évaluation

La description de la crise vise à déterminer secondairement le type de crise : focale ou généralisée [6]. L'examen clinique doit rechercher en postcritique des arguments pour une cause symptomatique urgente, telle qu'une infection du système nerveux central, une cause traumatique ou une cause vasculaire [6]. Une durée de l’épisode critique supérieure à 20 minutes et/ou la persistance de troubles majeurs de la conscience à deux examens séparés de 30 minutes sont des critères de gravité [6].

Intervention

Gestes immédiats

En cas de crise avec perte de connaissance, raideur et/ou convulsions, il est conseillé de protéger la personne du risque de blessure et de chute sans risquer d’être blessé soi-même par la chute [2]. Il ne faut rien introduire dans la bouche de la personne, car cela peut causer des blessures [12]. Il est important de surveiller l’évolution de la situation et de rester aux côtés de la personne. Une fois que les mouvements cessent, il importe de placer la personne en position latérale de sécurité (PLS) [2].

Traitement d'urgence

En cas de crise prolongée (généralisée de plus de 5 minutes, ou focale de plus de 10 minutes), l’utilisation de benzodiazépines par voie rectale (diazépam) ou buccale (midazolam) peut permettre d’interrompre la crise [3]. Ces molécules sont généralement bien tolérées, sauf en cas d’insuffisance respiratoire ou d’hypotonie sévère [3]. Une éducation de la famille et de l’entourage au maniement du traitement d'urgence est nécessaire [3].

Recommandations officielles

La HAS recommande que, en cas de crise prolongée (> 5 minutes) ou de crises répétées sans reprise de conscience, cette situation est une urgence et doit conduire impérativement à un appel des structures d’urgences (SAMU) en l’absence d’un traitement d’urgence prescrit par le neurologue pour cette personne [4].

Articulation avec autres professionnels

Les associations d’usagers agréées par le ministère de la Santé peuvent intervenir à différents niveaux du parcours selon leurs missions et activités [1]. Elles informent et conseillent les personnes atteintes d'épilepsie (PAE) et leur entourage sur tous les aspects de la maladie et sur ses conséquences [1]. Elles peuvent également être impliquées dans des projets de recherche et participer à des formations auprès du grand public, des entreprises, des acteurs médico-sociaux, sanitaires et de l’insertion [1].

Références

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Sources mobilisées (3)