Collaboration efficace enseignant-AESH
Bonnes pratiques pour une collaboration réussie entre enseignant et AESH auprès d'un élève en situation de handicap ou malade.
Qu'est-ce que c'est ?
La collaboration entre l'enseignant et l'Accompagnant d'Élève en Situation de Handicap (AESH) est essentielle pour favoriser la scolarisation et l'inclusion des élèves en situation de handicap ou malades. Cette collaboration permet d'adapter les situations d'apprentissage et d'aménager la vie quotidienne à l'école [2]. Elle repose sur une coordination étroite entre les deux professionnels pour répondre aux besoins spécifiques de l'élève [4].
La collaboration enseignant-AESH est encadrée par des textes réglementaires, notamment le Décret n° 2014-724 du 27 juin 2014 et la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013. Ces textes définissent les missions de l'AESH et les conditions de sa collaboration avec l'enseignant [4]. La formalisation des missions de l'AESH est indispensable pour éviter les malentendus et les tensions. Elle doit se faire à partir des notifications de la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) et être déclinée concrètement en fonction des besoins singuliers de chaque élève [3].
Ce que ça change au quotidien
La collaboration entre l'enseignant et l'AESH a un impact significatif sur le quotidien de l'élève. Elle permet d'adapter les situations d'apprentissage en classe et lors des sorties scolaires, et d'aménager la vie quotidienne à l'école [2]. Par exemple, l'AESH peut aider l'élève à se déplacer, à accéder aux activités ou à participer aux apprentissages en fonction de ses besoins spécifiques [KG-1].
L'enseignant doit indiquer à l'AESH les modalités d'intervention à privilégier selon les activités et lui demander ensuite ce qu'il a observé de la participation de l'élève. Cette collaboration permet de mieux comprendre les besoins de l'élève et d'adapter les activités pédagogiques en conséquence [2]. Par exemple, l'enseignant peut proposer des travaux de groupe ou des activités d'expression pour favoriser les échanges entre élèves et permettre à l'élève malade de montrer ses ressources [10].
La collaboration enseignant-AESH est également importante pour la gestion des aspects invisibles de la maladie. Certaines pathologies, même si elles ne présentent pas de signes perceptibles, peuvent entraver considérablement l'accès aux apprentissages. L'enseignant et l'AESH doivent être informés des répercussions scolaires de la maladie et se conformer aux préconisations du Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) [7].
Ce qui peut aider
Pour favoriser une collaboration efficace entre l'enseignant et l'AESH, plusieurs mesures peuvent être mises en place :
- Formaliser les missions de l'AESH : La formalisation des missions de l'AESH est indispensable pour éviter les malentendus et les tensions. Elle doit se faire à partir des notifications de la CDAPH et être déclinée concrètement en fonction des besoins singuliers de chaque élève [3].
- Anticiper les aménagements : L'enseignant doit anticiper les aménagements nécessaires pour favoriser les relations entre l'élève malade et les autres élèves. Par exemple, il peut proposer des activités d'expression ou des travaux de groupe pour favoriser les échanges [2].
- Prendre en compte la fatigabilité : Les élèves malades peuvent présenter une grande fatigabilité. L'enseignant et l'AESH doivent en tenir compte et adapter les activités en conséquence [6].
- Informer et former : L'enseignant et l'AESH doivent être informés des répercussions scolaires de la maladie et se conformer aux préconisations du PPS. Ils peuvent également se former pour mieux comprendre les besoins de l'élève [7].
La collaboration entre l'enseignant et l'AESH doit être réfléchie et pensée ensemble. Elle demande du temps pour fixer le cadre précis de la collaboration, instaurer des habitudes de travail et créer la confiance et le respect nécessaires à toute collaboration de qualité [5].