TDAH France
Association nationale d'aide aux personnes concernées par le TDAH. Propose des ressources sur la scolarisation (8 axes stratégiques pour une scolarisation réussie), l'information sur le trouble, des groupes d'entraide et un plaidoyer pour la reconnaissance du TDAH. Publie un guide "Le TDAH et l'école" avec techniques et outils pédagogiques concrets.
Cadre clinique
Le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement qui concerne les enfants et les adultes. Il se caractérise par des troubles d'inattention, des signes d'hyperactivité et d'impulsivité selon les cas. Ces symptômes peuvent impacter les apprentissages, la scolarisation, la vie sociale et familiale [3]. Les premiers signes surviennent généralement avant l’âge de 12 ans [3].
Les critères diagnostiques du TDAH sont définis par les classifications CIM-10 et DSM-5. Les signes évocateurs incluent un déficit de l’attention, de l’impulsivité et de l’hyperactivité, observables à l'école, sur le lieu de travail, au domicile ou en société. Ces comportements doivent altérer de manière durable et significative la qualité de vie de la personne concernée dans l’ensemble de ses environnements de vie [3].
Repères épidémiologiques
En France, 2 millions de personnes (enfants et adultes) sont atteintes de TDAH : 5% concernent les enfants et 2,5 % les adultes [3]. La prévalence du TDAH est donc significative, nécessitant une prise en charge adaptée et une sensibilisation accrue.
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic du TDAH est complexe et doit être posé par un médecin formé, suite à des entretiens et bilans. De plus en plus de médecins sont formés, y compris des généralistes, des médecins scolaires ou des spécialistes [3]. Le diagnostic repose sur l'observation des symptômes et leur impact sur la vie quotidienne.
Un dispositif d’intervention précoce existe pour les enfants âgés de 12 ans maximum, dont l’entourage constate des écarts de développement ou pour lesquels un médecin suspecte un trouble du neurodéveloppement (TND). Ce dispositif donne accès aux plateformes de coordination et d’orientation (PCO) quand un TND est suspecté. Un forfait d’intervention précoce permet de financer les interventions d’ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues sous contrat avec la PCO, pendant 2 ans [3].
Interventions recommandées
La prise en charge du TDAH est pluridisciplinaire et peut faire intervenir différents professionnels comme le médecin traitant, un psychologue, un psychiatre, un neurologue ou neuropsychologue, un ergothérapeute, un psychomotricien ou un orthophoniste [3]. La psychoéducation est une intervention non médicamenteuse destinée à l’enfant et à sa famille. Elle consiste à délivrer des informations sur le TDAH, ses impacts et comment fonctionner avec ce trouble [10].
Des aménagements scolaires peuvent être proposés par l’école, sur orientation de la MDPH ou hors orientation MDPH. Ces aménagements incluent un projet personnalisé de scolarisation (PPS), du matériel pédagogique adapté, l’aide d’un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) ou un projet personnalisé de réussite éducative (PPRE) [3].
Cadre légal et droits
Les personnes atteintes d’un TDAH sont reconnues comme en situation de handicap si elles remplissent les critères définis par la Loi de 2005. Cette reconnaissance donne droit à l’accès à une compensation en fonction des besoins de la personne sous forme d’aides humaines ou matérielles [3]. La MDPH instruit les demandes et notifie les droits ouverts aux familles [3].
Des aménagements spécifiques peuvent être mis en place pour soutenir l'enfant en classe, tels que des consignes claires, des aides visuelles, une communication régulière entre les enseignants, les parents et les professionnels qui accompagnent l’enfant [3]. Les enseignants et les professionnels de l’éducation peuvent bénéficier de formations spécifiques dédiées à la connaissance et à la compréhension du TDAH et des TND [7].