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ARFID — Trouble de l’alimentation évitante/restrictive

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L'ARFID (Avoidant/Restrictive Food Intake Disorder, ou TAER) est un trouble de l'alimentation caractérisé par une restriction ou un évitement alimentaire marqué, sans préoccupation du poids ou de l'image corporelle. Très fréquent chez les enfants TSA et TDAH (sélectivité sensorielle, néophobie), il peut entraîner carences et retentissement sur la croissance.

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En bref

ARFID — Trouble de l’alimentation évitante/restrictive

En bref

Elles témoignent avant tout d’un rapport particulier à la nourriture et à l’expérience sensorielle du repas. Elles se traduisent souvent par des troubles sensoriels, un fort besoin de prévisibilité, un défaut de cohérence centrale ou à des troubles digestifs associés. Alimentation Quand s'inquiéter ?

src-maison-autisme — Délégation interministérielle des troubles du neurodéveloppement (?)

Elles témoignent avant tout d’un rapport particulier à la nourriture et à l’expérience sensorielle du repas. À savoir Les recherches montrent que les difficultés alimentaires concernent une large majorité des personnes autistes. Selon une revue systématique publiée en 2024 dans Tidsskrift for Den norske legeforening , entre 21 % et 76 % des enfants et adolescents autistes présentent une sélectivité alimentaire marquée, contre 5 % à 33 % chez les enfants neurotypiques. Par ailleurs, un trouble spécifique de l’alimentation appelé ARFID (Avoidant/Restrictive Food Intake Disorder) est beaucoup plus fréquent chez les personnes autistes. Une méta-analyse publiée en 2025 dans Brain Sciences estime que 16 % des personnes présentant un ARFID sont également autistes, tandis que 11 % des personnes autistes répondent aux critères de l’ARFID. Ces chiffres illustrent à quel point les particularités alimentaires font partie du quotidien de nombreuses personnes autistes. Comment se manifestent ces difficultés ? Les difficultés alimentaires peuvent prendre des formes très diverses. Certaines personnes refusent de goûter des aliments nouveaux (néophobie alimentaire). D’autres n’acceptent qu’un nombre très limité d’aliments ou rejettent certaines textures, couleurs ou odeurs (sélectivité alimentaire).

Elles se traduisent souvent par des troubles sensoriels, un fort besoin de prévisibilité, un défaut de cohérence centrale ou à des troubles digestifs associés. Elles ne relèvent pas d’un trouble du comportement alimentaire classique, mais d’un rapport spécifique à la nourriture et aux sensations qu’elle procure. Selon les recherches récentes, entre 21 % et 76 % des enfants et adolescents autistes présentent une sélectivité alimentaire marquée. Par ailleurs, le trouble ARFID (trouble des prises alimentaires évitantes/restrictives) est plus fréquent dans l’autisme : environ 1 personne autiste sur 10 répond aux critères de ce trouble. Ces difficultés peuvent avoir des conséquences sur la santé (carences, dénutrition, surpoids) et la vie quotidienne (stress, évitement des repas collectifs, dépendance à l’aide). Une évaluation pluridisciplinaire précoce et des aménagements environnementaux adaptés permettent d’élargir progressivement les habitudes alimentaires et de rendre les repas plus apaisés. Ressources complémentaires Sources Recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) - voir notre fiche pratique RBPP Volkert, V.M. and Vaz, P.C. (2010) « Recent Studies on Feeding Problems in Children with Autism « . Journal of Applied Behavior Analysis, 43, 155-159.

L’ARFID : c’est quoi ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024)

Alimentation Quand s'inquiéter ? Troubles des conduites alimentaires

L’ARFID : c’est quoi ? Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 5 min de lecture

Source : https://www.clepsy.fr/arfid/ Imprimé depuis clepsy.fr — Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP)

L’ARFID, ou Trouble de l’Alimentation Évitante Restrictive, est un trouble nutritionnel où l’enfant n’absorbe pas suffisamment de nourriture pour répondre à ses besoins nutritionnels, sans volonté de perdre du poids. Cette condition diffère des problèmes alimentaires transitoires fréquents dans l’enfance, qui se résolvent spontanément. Dans les cas où les difficultés alimentaires sont sévères ou prolongées, une évaluation pédiatrique est cruciale pour identifier des carences et des causes sous-jacentes telles que des troubles gastro-entérologiques ou allergiques. L’ARFID nécessite souvent une approche multidisciplinaire avec l’intervention d’un médecin, d’un orthophoniste ou encore d’un pédopsychiatre, pour restaurer des habitudes alimentaires saines et soutenir le développement de l’enfant.

Ces situations ne sont pas si rares, voici quelques informations qui vous seront utiles.

Cet acronyme anglo-saxon désigne un trouble du comportement alimentaire qui se manifeste par une difficulté persistante de l’enfant à couvrir ses besoins en énergie, en vitamines ou en minéraux avec ses apports alimentaires. — p.1

se manifeste par une difficulté persistante de l’enfant à couvrir ses besoins en énergie, en vitamines ou en minéraux avec ses apports alimentaires.

Des prises alimentaires réduites en quantité : L’enfant mange moins que nécessaire, ce qui peut être insuffisant pour couvrir ses besoins nutritionnels.

Une satiété rapide : L’enfant se sent vite rassasié et indique rapidement qu’il n’a plus faim.

L’ éviction spécifique de certains aliments : Il évite certains types d’aliments (voir certaines familles entières d’aliments), ce qui peut restreindre encore plus son apport nutritionnel.

Généralement le diagnostic d’ARFID est associé à un poids insuffisant pour l’âge de l’enfant, mais il n’est pas rare de retenir le diagnostic chez des enfants avec un poids normal ou même en surpoids. Présence précoce des symptômes : Les problèmes alimentaires apparaissent généralement avant deux ans, souvent observés lors de la diversification ou l’introduction des morceaux.

Néophobie alimentaire , c’est-à-dire l’incapacité à goûter un aliment nouveau. C’est une étape normale dans le développement de l’enfant, notamment aux alentours de 2 ans, mais lorsqu’elle persiste dans le temps, elle peut entraîner une sélectivité marquée et des difficultés à changer les habitudes alimentaires.

Rigidité : résistance aux changements des routines alimentaires rendant les changements d’habitudes très difficilement tolérables. — p.1

pour l’alimentation. Manger ne leur fait généralement pas plaisir, ce n’est pas une activité agréable.

Pourquoi il est important d’être vigilant ?

Il est essentiel d’être attentif aux signes décrits plus haut car contrairement aux difficultés alimentaires transitoires et courantes, l’ARFID se caractérise par une difficulté persistante à couvrir les besoins nutritionnels. Cette vigilance permet de détecter rapidement les comportements alimentaires atypiques, comme la réduction marquée de la quantité d’aliments consommés, une satiété rapide, ou l’évitement de certains aliments. En intervenant tôt, on peut prévenir des carences nutritionnelles et favoriser des habitudes alimentaires saines.

Il est conseillé de consulter un professionnel de santé si votre enfant présente des difficultés alimentaires persistantes qui ne se résolvent pas spontanément. Des signes tels qu’une consommation alimentaire très limitée, une forte sélectivité alimentaire, ou des repas très courts peuvent indiquer la nécessité d’une évaluation. Si ces comportements alimentaires entraînent une perte de poids ou semblent affecter la croissance et le bien-être de votre enfant, une consultation pédiatrique est particulièrement recommandée.

Un suivi par une équipe multidisciplinaire, incluant un pédiatre, un nutritionniste, et éventuellement un orthophoniste et un pédopsychiatre, peut être bénéfique pour élaborer un plan d’intervention global et adapté aux besoins spécifiques de votre enfant. — p.1

es alimentaires.

Rigidité : résistance aux changements des routines alimentaires rendant les changements d’habitudes très difficilement tolérables.

Il existe plusieurs facteurs qui participent à l’éviction alimentaire (= ne pas manger certains aliments) et qui peuvent s’associer entre eux. Ainsi, un ou plusieurs domaines peuvent être impactés :

Le domaine moteur : Certaines habitudes comme respirer par la bouche, une position de langue basse, ou encore des difficultés à déglutir ou à mastiquer, peuvent augmenter les difficultés alimentaires et avoir des conséquences sur la durée des repas ou le choix des textures par exemple.

Le domaine sensoriel : Une hypo ou hypersensibilité peut amener l’enfant à sélectionner les aliments en fonction de leur texture, de leur goût ou de leur odeur. 

Le domaine psycho-comportemental : La présence de symptômes phobiques (angoisse après un épisode de fausse-route ou de vomissement, par exemple), la rigidité pour la présentation de son assiette ou les marques des aliments, l’installation à table ou encore l’anxiété peuvent entraîner une éviction de certains aliments.

Certains enfants présentent également un manque d’intérêt pour l’alimentation. Manger ne leur fait généralement pas plaisir, ce n’est pas une activité agréable.

Pourquoi il est important d’être vigilant ? — p.1

Modifications du comportement alimentaire : que faire ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024)

VITÉ – Mon enfant n’a pas de baisse d’appétit MAIS il mange peu depuis longtemps, mange presque toujours la même chose et refuse les aliments nouveaux

Certains enfants mangent en petite quantité ou ont une alimentation très peu variée : quelques aliments seulement, toujours les mêmes, et un rejet marqué de toute nouveauté. Cela peut être présent depuis la petite enfance, ou apparaître plus tard, puis s’installer dans le temps.

Il ne s’agit pas d’un caprice surtout quand cela impacte le quotidien, génère des conflits ou crée des carences nutritionnelles. Parfois, ces troubles alimentaires sélectifs et ou restrictifs relèvent d’un trouble appelé ARFID : trouble de l’évitement/restriction de l’ingestion des aliments. Ce trouble se manifeste par une restriction alimentaire marquée, sans volonté de perdre du poids ni préoccupations liées à l’image corporelle. L’enfant peut éviter certains aliments en raison de leur apparence, texture, goût, odeur, ou par peur de s’étouffer, de vomir ou de se sentir mal. Cela entraîne des difficultés à s’alimenter normalement, avec un retentissement sur la croissance, la santé ou la vie sociale.

Chez un enfant, stagner en poids ou ne plus grandir est un signal d’alerte. En cas de doute, il est recommandé de consulter le médecin traitant pour vérifier l’impact sur la croissance.

Que faire quand votre enfant mange peu et refuse les aliments nouveaux ? — p.1

Qui fait quoi dans la prise en charge d’un enfant avec un TCA ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024)

sit

d’éliminer ou traiter une pathologie digestive associée au TCA, comorbidité ou complication

Orthophoniste spécialisé(e) en oralité (si besoin)

Certains enfants avec ARFID sélectif et ou restrictif présentent des difficultés alimentaires, liées à une hyper ou hyposensibilité sensorielle, à des expériences alimentaires négatives ou à des difficultés motrices de la sphère bucco-faciale.

évalue mastication, déglutition et tolérance sensorielle

aide l’enfant à élargir progressivement son répertoire alimentaire

travaille la désensibilisation sensorielle et la flexibilité autour des repas, en lien avec les parents et l’équipe soignante

Pour en savoir plus : Vidéo CléPsy ARFID : le rôle de l’orthophoniste

Assistant(e) social(e) (si besoin)

L’assistant(e) social(e) aide la famille dans les démarches administratives et l’accès aux aides lorsque la prise en charge devient longue ou complexe.

aider à constituer un dossier auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) pour aider à la mise en place d’aménagements scolaires et/ou d’aides financières si cela est nécessaire

informer sur l’ Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP)

aider à obtenir des aides financières exceptionnelles , notamment lors d’hospitalisations longues et éloignées du domicile

intervenir dans le cadre de la protection de l’enfance — p.1

anté.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire : Modification du comportement alimentaire : que faire ?

Confirmer le diagnostic de TCA et le préciser

Évaluer la souffrance psychique associée

Repérer et prendre en charge les troubles associés (anxiété, dépression, TOC…)

Prescrire un traitement médicamenteux si nécessaire

Choisir la modalité de soins la plus adaptée (consultations, hospitalisation de jour, hospitalisation complète etc.)

Assurer la surveillance de la croissance conjointement avec le médecin traitant (généraliste ou pédiatre)

Il réalise une évaluation psychiatrique, repère les signes de gravité et construit un projet de soins individualisé avec l’équipe et la famille.

Pour en savoir plus sur le repérage des TCA de l’enfant, vous pouvez lire les fiches CléPsy suivantes : Anorexie mentale : repérage et prévention L’ARFID : c’est quoi ? Qu’est-ce qu’un accès hyperphagique ?

Accompagner l’enfant et sa famille dans la prise en charge psychothérapeutique

Participer à l’éducation thérapeutique

Travailler sur les pensées, émotions et comportements liés à l’alimentation

Prendre en charge les troubles associés : anxiété, dépression, TOC, trouble du spectre de l’autisme…

Les prises en charge reposent essentiellement sur : — p.1

Encourager mon enfant à manger plus varié ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024)

Alimentation Accompagner au quotidien Encourager mon enfant à manger plus varié ? Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 8 min de lecture Écouter cet article Lire

Vous avez l’impression que votre enfant présente certaines de ces difficultés alimentaires :

Il n’accepte que certains goûts et /ou textures. Il est réticent et refuse souvent de goûter de nouveaux aliments, Il est inflexible sur le choix des marques ou des emballages Il mange en très petite quantité Il mange lentement, il se fatigue lors des repas Il ne s’intéresse pas à l’alimentation Il se montre réticent ou même refuse de venir à table

Ces difficultés persistent et compliquent le quotidien ? Vous cherchez des réponses et des stratégies efficaces ?

Ces difficultés pourraient s’apparenter à un trouble alimentaire souvent méconnu, appelé ARFID. 

Quelle est la prise en charge ?

Les deux objectifs principaux de la prise en charge par l’orthophoniste ou le psychologue en collaboration avec le médecin psychiatre sont les  suivants : — p.1

Autisme et/ou Déficit Intellectuel: Comment gérer les difficultés alimentaires — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024)

ccepté à table

Le trouble alimentaire, c’est un :

– Décalage dans la quantité de nourriture ingérée (mange énormément à ne mange rien ou très peu)

– Décalage dans la variété alimentaire (sélection extrême des aliments à mange de tout, même ce qui n’est pas comestible)

Les problèmes d’alimentation les plus rapportés sont :

– Une trop grande sélectivité dans les goûts et dans la texture des aliments

– Une trop grande sélectivité dans le type de nourriture ou la marque

– Une rigidité en ce qui concerne la présentation de la nourriture dans l’assiette

Nous mangeons avec nos sens :

– Quand nous mangeons, nous traitons des milliers de stimuli sensoriels.

– Ceci n’est pas toujours évident chez les personnes avec un TSA. Elles sont souvent envahies par les stimuli, même ceux n’ayant aucune utilité. De plus, elles peuvent avoir des difficultés à intégrer tous les stimuli en un seul tout.

– Des difficultés d’intégration sensorielle peuvent avoir une influence sur le repas

Stratégie 1 : prendre en charge le traitement des informations sensorielles VISUELLES

Exemples de comportements observés : – Refuse de manger des plats mélangés & sépare chaque aliment dans son assiette – Montre une préférence pour les aliments d’une certaine couleur – Ne veut manger que des aliments d’apparence « normale » : une pomme avec une tache est impensable

Créer le plus d’ordre possible dans l’assiette, car l’ordre offre un repos visuel. — p.1

Allo Ortho 10-18 ans — Allo Ortho (2025)

ne partie des adolescents mangent beaucoup plus. D’autres commencent à développer une forte attention à leur image et se détournent de l’alimentation.

• Le Trouble Alimentaire Pédiatrique (TAP) peut être diagnostiqué dès la
  toute petite enfance jusqu’à l’adolescence. C’est un trouble qui est repéré
  tôt dans l’enfance, souvent en lien avec des difficultés sensorielles de
  la bouche. L’enfant ne supporte pas certaines textures et devient très
  sélectif. Les mouvements de la bouche (motricité) peuvent également
  être difficiles à réaliser. Avec ses difficultés sensorielles et/ou motrices,
  l’enfant développe souvent un comportement de méfiance face aux
  aliments qui ne font pas partie de son panel alimentaire.
• Le trouble de l’alimentation sélective et évitante (ARFID en anglais)
  est décrit à partir de l’adolescence. Le jeune ou l’adulte a un panel
  alimentaire réduit à l’extrême en lien avec une hypersensibilité de la
  bouche. Il peut aussi avoir peur des vomissements. On peut retrouver
  une méfiance sur le visuel et l’odeur des aliments. Le jeune peut avoir
  des carences, une perte de poids conséquente.
• Ces troubles alimentaires ne sont pas des Troubles du Comportement
  Alimentaire (TCA, anorexie, boulimie) reliés à des problèmes de l’image
  du corps avec une volonté de perdre du poids. — _p.27_
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