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ARFID — Trouble de l’alimentation évitante/restrictive

L'ARFID (Avoidant/Restrictive Food Intake Disorder, ou TAER) est un trouble de l'alimentation caractérisé par une restriction ou un évitement alimentaire marqué, sans préoccupation du poids ou de l'image corporelle. Très fréquent chez les enfants TSA et TDAH (sélectivité sensorielle, néophobie), il peut entraîner carences et retentissement sur la croissance.

Qu'est-ce que c'est ?

L'ARFID (Avoidant/Restrictive Food Intake Disorder, ou TAER en français) est un trouble de l'alimentation qui se caractérise par une difficulté persistante à couvrir les besoins nutritionnels de l'enfant. Contrairement à d'autres troubles alimentaires, l'ARFID n'est pas lié à une préoccupation du poids ou de l'image corporelle [1].

Les manifestations de l'ARFID peuvent inclure :

Les symptômes de l'ARFID apparaissent généralement avant l'âge de deux ans, souvent lors de la diversification alimentaire ou de l'introduction des morceaux [2]. Ce trouble est fréquent chez les enfants présentant un trouble du spectre autistique (TSA) ou un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-2] [KG-3].

Ce que ça change au quotidien

L'ARFID peut avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant et de sa famille. Les repas peuvent devenir des moments de stress et de tension, tant pour l'enfant que pour les parents. L'enfant peut manifester une méfiance face aux aliments nouveaux ou une résistance aux changements dans la présentation des repas [2] [10].

Les difficultés alimentaires peuvent également entraîner des carences nutritionnelles, une perte de poids ou des problèmes de croissance. Il est donc important de consulter un professionnel de santé si ces comportements persistent et affectent la santé de l'enfant [4].

Ce qui peut aider

La prise en charge de l'ARFID repose sur une approche multidisciplinaire. Une équipe composée d'un pédiatre, d'un nutritionniste, d'un orthophoniste et éventuellement d'un pédopsychiatre peut élaborer un plan d'intervention adapté aux besoins spécifiques de l'enfant [4].

L'orthophoniste joue un rôle clé dans l'évaluation et la prise en charge des difficultés alimentaires. Il ou elle peut aider l'enfant à élargir progressivement son répertoire alimentaire, travailler sur la désensibilisation sensorielle et la flexibilité autour des repas, en collaboration avec les parents et l'équipe soignante [6].

Les parents peuvent également adopter des stratégies pour faciliter les repas, comme réduire les stimulations sensorielles, utiliser du matériel adapté, proposer des supports visuels et créer un cadre prévisible. L'introduction progressive de nouveaux aliments, sans pression, peut également être bénéfique [12].

Qui contacter

Si les difficultés alimentaires de votre enfant persistent et affectent sa santé, il est conseillé de consulter un professionnel de santé. Un assistant social peut également aider la famille dans les démarches administratives et l'accès aux aides, notamment auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) pour des aménagements scolaires et/ou des aides financières si nécessaire [6].

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Sources mobilisées (6)