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ARFID — Trouble de l’alimentation évitante/restrictive

L'ARFID (Avoidant/Restrictive Food Intake Disorder, ou TAER) est un trouble de l'alimentation caractérisé par une restriction ou un évitement alimentaire marqué, sans préoccupation du poids ou de l'image corporelle. Très fréquent chez les enfants TSA et TDAH (sélectivité sensorielle, néophobie), il peut entraîner carences et retentissement sur la croissance.

Qu'est-ce que c'est ?

L'ARFID, ou Trouble de l’Alimentation Évitante Restrictive, est un trouble nutritionnel où l’enfant n’absorbe pas suffisamment de nourriture pour répondre à ses besoins nutritionnels, sans volonté de perdre du poids [1]. Ce trouble diffère des problèmes alimentaires transitoires fréquents dans l’enfance, qui se résolvent spontanément. L'ARFID se manifeste par une difficulté persistante de l’enfant à couvrir ses besoins en énergie, en vitamines ou en minéraux avec ses apports alimentaires [2].

Les symptômes de l'ARFID incluent des prises alimentaires réduites en quantité, une satiété rapide, et l’évitement spécifique de certains aliments [2]. Ces difficultés peuvent entraîner une consommation alimentaire très limitée, une forte sélectivité alimentaire, ou des repas très courts [4]. Les problèmes alimentaires apparaissent généralement avant deux ans, souvent observés lors de la diversification ou l’introduction des morceaux [2].

L'ARFID est souvent associé à des troubles du neurodéveloppement comme le trouble du spectre autistique (TSA) et le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-1] [KG-4]. Selon une méta-analyse publiée en 2025 dans Brain Sciences, 16 % des personnes présentant un ARFID sont également autistes, tandis que 11 % des personnes autistes répondent aux critères de l’ARFID [5].

Ce que ça change au quotidien

L'ARFID peut avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant et de sa famille. Les repas peuvent devenir des moments de stress et de conflit, notamment en raison de la sélectivité alimentaire marquée. Les enfants atteints d'ARFID peuvent refuser de goûter des aliments nouveaux, n'accepter qu'un nombre très limité d'aliments, ou rejeter certaines textures, couleurs ou odeurs [5]. Ces difficultés peuvent entraîner des carences, une perte de poids, ou des problèmes de croissance [6].

Les enfants avec ARFID peuvent également présenter des difficultés sensorielles, un fort besoin de prévisibilité, ou des troubles digestifs associés. Ces particularités alimentaires peuvent avoir des conséquences sur la santé et la vie sociale, comme le stress lors des repas collectifs ou la dépendance à l'aide pour s'alimenter [8].

Ce qui peut aider

La prise en charge de l'ARFID nécessite souvent une approche multidisciplinaire. Un pédiatre, un nutritionniste, un orthophoniste et un pédopsychiatre peuvent intervenir pour élaborer un plan d'intervention global et adapté aux besoins spécifiques de l'enfant [4]. L'orthophoniste évalue la mastication, la déglutition et la tolérance sensorielle, et aide l'enfant à élargir progressivement son répertoire alimentaire [7].

Des aménagements environnementaux adaptés peuvent également être mis en place pour rendre les repas plus apaisés. Par exemple, créer de l'ordre dans l'assiette peut offrir un repos visuel et faciliter l'acceptation des aliments [10]. L'assistant social peut aider la famille dans les démarches administratives et l'accès aux aides financières si nécessaire [7].

En cas de doute, il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour vérifier l'impact sur la croissance et la santé de l'enfant [6]. Une évaluation pluridisciplinaire précoce permet de mettre en place des stratégies efficaces pour accompagner l'enfant dans ses difficultés alimentaires [8].

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Sources mobilisées (7)