Troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA)
Regroupement (umbrella) des troubles spécifiques du langage oral et écrit et des apprentissages : troubles Dys (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dysgraphie) et troubles du langage oral (dysphasie, retard de parole, trouble de l'articulation, bégaiement). Sous-ensemble des troubles du neurodéveloppement (TND).
Troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA)
En bref
COMMENT AMÉLIORER LE PARCOURS DE SANTE D’UN ENFANT AVEC TROUBLES SPÉCIFIQUES DU LANGAGE ET DES APPRENTISSAGES ? Lecture, expression écrite ou orale, calcul, concentration… Si 15 à 20% des enfants sont confrontés à des difficultés d’apprentissages et scolaires, les troubles spécifiques des apprentissages ne… Ces enfants éprouvent des difficultés à apprendre à lire, à écrire, à orthographier, à calculer, à s’exprimer ou encore à se concentrer.
HAS Dys 2017 — HAS (2017)
COMMENT AMÉLIORER LE PARCOURS DE SANTE D’UN ENFANT AVEC TROUBLES SPÉCIFIQUES DU LANGAGE ET DES APPRENTISSAGES ?
Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages Définition Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) appelés communément « troubles dys » sont la conséquence de troubles cognitifs spécifiques neuro- développementaux. Certains de ces troubles affectent les apprentissages précoces : langage, geste, etc. ; d’autres affectent plus spécifiquement les apprentissages scolaires comme le langage écrit, le calcul. L’appellation « TSLA » est une dénomination fonctionnelle, visant à rappeler la spécificité de ces troubles, non expliqués par une déficience intellectuelle globale. Ces troubles sont répertoriés dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5)1, sous les appellations diverses suivantes : Trouble du langage (appelé communément « dysphasies ») ; Trouble spécifique des apprentissages : avec déficit en lecture (appelé communément « dyslexies »), avec déficit de l’expression écrite (appelé communément « dysorthographies »), avec déficit du calcul (appelé communément « dyscalculies ») ; Trouble développemental de la coordination (appelé communément « dyspraxies » (incluant certaines formes de « dysgraphies ») ; Déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (appelé communément « TDAH »). Le DSM-5 définit ainsi les troubles spécifiques des apprentissages : Ils sont affirmés par des outils d’évaluation standardisés révélant des scores déficitaires en référence aux normes attendues pour l'âge ; Ils sont spécifiques, ne pouvant pas être entièrement expliqués par une autre pathologie sensorielle (surdité, vision), neurologique (lésion cérébrales innées ou acquises), intellectuelle ou psychiatrique (troubles du développement de la personnalité, de la sphère émotionnelle et/ou comportementale.), ni par un manque d’apport socioculturel ; Ils sont durables, persistant depuis au moins 6 mois en dépit d’une prise en charge individualisée et d’une adaptation pédagogique ciblée ; ils persisteront tout au long de la vie. Ils sont présents dès les premières étapes du développement, mais ils peuvent se manifester plus tardivement (lorsque l'enfant n'arrive plus à mettre en place des stratégies de compensation de son (ses) trouble(s) ; Ils interférent de façon significative avec la réussite scolaire, le fonctionnement professionnel ou les activités de la vie courante. Les TSLA sont classés en catégories diagnostiques par la Classification internationale des maladies (CIM-10 - Organisation Mondiale de la Santé - 1993). La CIM-11 sera diffusée en 2018. Une version de travail est accessible en ligne2. Son contenu est très proche de celui du DSM-5 pour les troubles neuro développementaux. — p.6
INSERM Dys Dossier — INSERM (2024)
Lecture, expression écrite ou orale, calcul, concentration… Si 15 à 20% des enfants sont confrontés à des difficultés d’apprentissages et scolaires, les troubles spécifiques des apprentissages ne concernent que 5 et 7% des enfants d’âge scolaire. Plus connus sous le nom de troubles « dys », il s’agit de troubles durables, sévères chez 1 à 2% des enfants concernés, avec des répercussions sur leur scolarité et leur vie quotidienne. Leur prise en charge permet cependant d’améliorer et/ou de compenser les fonctions déficientes. Dossier réalisé sous la coordination de Yann Mikaeloff (Centre de référence des troubles des apprentissages, unité de Rééducation neurologique infantile, CHU Bicêtre, AP-HP/unité Inserm 1018, Villejuif), avec Yves Chaix (CHU Purpan, unité Inserm 1214, Toulouse), Franck Ramus (Institut d’étude de la cognition, Paris), Florence Delteil (CHU Bicêtre), Caroline Huron (unité Inserm 1284), Catherine Billard (pédiatre et neurologue), Sandrine Rossi et Céline Lanoë (CNRS/Université de Caen). Comprendre les troubles spécifiques des apprentissages Différents troubles de l’apprentissage se manifestent chez des enfants qui ont une intelligence et un environnement social adéquat, et ne présentent pas de problèmes sensoriels (vue, audition), psychiatriques ou neurologiques identifiables. Ces enfants éprouvent des difficultés à apprendre à lire, à écrire, à orthographier, à calculer, à s’exprimer ou encore à se concentrer. Les troubles spécifiques des apprentissages comprennent (selon la classification internationale DSM‑5) : • le trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture (communément nommée dyslexie) • le trouble spécifique des apprentissages avec déficit de l’expression écrite (dysorthographie) • le trouble spécifique des apprentissages avec déficit du calcul (dyscalculie) Ces troubles sont associés au : • trouble du langage oral (dysphasie) • trouble développemental de la coordination (dyspraxie), incluant certaine forme de dysgraphie (trouble de l’écriture) • déficits de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH ou TDA) Des troubles fréquemment associés Dans près de 40% des cas, un enfant concerné par un trouble spécifique des apprentissages présente plusieurs troubles. Les troubles spécifiques des apprentissages avec déficit en lecture ou avec déficit du calcul sont fréquemment associés à des troubles développementaux de la coordination ou à des déficits de l’attention. En outre, un trouble du langage oral sera suivi d’un risque de trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture dans plus de 50% des cas. Des difficultés psychologiques et comportementales sont également fréquemment associées aux troubles spécifiques des apprentissages (anxiété de performance, manque de confiance en soi). — p.2
Sante.fr Dys durables — DGS (2024)
dentifiables. Ces enfants éprouvent des difficultés à apprendre à lire, à écrire, à orthographier, à calculer, à s’exprimer ou encore à se concentrer.
Les troubles spécifiques des apprentissages comprennent (selon la classification internationale DSM‑5) :
le trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture (communément nommée dyslexie) le trouble spécifique des apprentissages avec déficit de l’expression écrite (dysorthographie) le trouble spécifique des apprentissages avec déficit du calcul (dyscalculie)
Ces troubles sont associés au :
trouble du langage oral (dysphasie) trouble développemental de la coordination (dyspraxie), incluant certaine forme de dysgraphie (trouble de l’écriture) déficits de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH ou TDA) Des troubles fréquemment associés
Dans près de 40% des cas, un enfant concerné par un trouble spécifique des apprentissages présente plusieurs troubles. Les troubles spécifiques des apprentissages avec déficit en lecture ou avec déficit du calcul sont fréquemment associés à des troubles développementaux de la coordination ou à des déficits de l’attention. En outre, un trouble du langage oral sera suivi d’un risque de trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture dans plus de 50% des cas.
Des difficultés psychologiques et comportementales sont également fréquemment associées aux troubles spécifiques des apprentissages (anxiété de performance, manque de confiance en soi). — p.3-4