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Trouble de la régulation émotionnelle

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Trouble de la régulation émotionnelle À partir du guide australien des signes d’alerte concernant le développement des enfants âgés de 0 à 6 ans

En bref

Qu'est-ce que c'est ?

Le trouble de la régulation émotionnelle désigne une difficulté persistante à gérer, réguler ou exprimer ses émotions de manière appropriée et proportionnée aux situations. Cela peut se manifester par des réactions émotionnelles excessives, incontrôlées ou inadaptées à un contexte donné [7].

Chez les enfants de moins de 6 ans, ce trouble peut se traduire par des colères soudaines, des crises de larmes ou une excitation incontrôlable face à des situations qui peuvent paraître mineures. Les émotions sont souvent démesurées par rapport à l’événement déclencheur, et l’enfant peut avoir du mal à comprendre ou expliquer ce qu’il ressent sur le moment [6].

Signes d'alerte

À partir du guide australien des signes d’alerte concernant le développement des enfants âgés de 0 à 6 ans, publié en 2018, voici quelques signes d'alerte de régulation émotionnelle chez les 0 à 2 ans :

Causes et facteurs associés

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’apparition d’une dysrégulation émotionnelle chez un enfant. Par exemple, des antécédents familiaux de troubles de l’humeur ou des psycho-traumatismes peuvent jouer un rôle. De plus, des troubles psychiatriques associés, comme le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles du spectre de l’autisme (TSA), le trouble oppositionnel avec provocation (TOP), ou les troubles anxieux, sont souvent observés dans des contextes de dysrégulation émotionnelle [5] [9] [11].

Ce que ça change au quotidien

Impact sur la scolarité

La gestion inappropriée des émotions et les crises répétitives en classe peuvent perturber l’apprentissage, notamment en entravant les compétences attentionnelles et en entraînant des lacunes académiques. De plus, les réactions émotionnelles imprévisibles peuvent provoquer des conflits récurrents avec les enseignants ou les camarades, créant un environnement scolaire peu propice aux apprentissages [4].

Impact sur la qualité de vie familiale

Les réactions émotionnelles intenses au domicile pour des situations mineures du quotidien pèsent sur la qualité de vie de la famille et peuvent gâcher les moments familiaux censés être agréables. Les parents peuvent ressentir une sensation d’épuisement et de découragement [4].

Impact sur les relations sociales

Les crises fréquentes peuvent entraîner des conflits avec les pairs, des difficultés à se faire des amis et un isolement. Les enfants ayant une dysrégulation émotionnelle peuvent être perçus comme imprévisibles ou difficiles à comprendre par leurs camarades, ce qui peut réduire les opportunités d’interaction positive. Leur incapacité à gérer leurs émotions peut les pousser à adopter des comportements agressifs ou de retrait, renforçant ainsi les tensions avec les autres [5].

Ce qui peut aider

Stratégies d'accompagnement

L’habileté à mieux contrôler ses émotions se développe peu à peu à mesure que le cerveau et le langage de l’enfant se développent. En grandissant, il peut progressivement exprimer ses émotions plus calmement et adapter ses gestes et ses réactions à la situation. Les comportements de type dysrégulation émotionnelle ont donc tendance à diminuer, d’autant plus si l’enfant est bien accompagné [7].

Évaluation et dépistage

Il est important d’identifier les situations de stress qui influencent le comportement de l’enfant et qui interfèrent avec son fonctionnement adaptatif et celui de sa famille. L’approche du clinicien doit partir des caractéristiques comportementales : le manque de compliance, l’agressivité, les colères. Ce qui distingue le développement normal du comportement atypique en âge préscolaire, ce sont la fréquence (quotidienne ou par série), l’intensité (enfant agressif, qui frappe, mord, etc.) et la durée (supérieure à 5 minutes) de ces comportements. Ces éléments doivent alerter et inciter à une évaluation plus complète [8].

Facteurs à évaluer

Lors de l’examen, plusieurs facteurs doivent être évalués chez l’enfant :

Chez les parents, les interactions parents-enfant, la dynamique familiale, la séparation de l’enfant, l’absence prolongée, l’état de santé, le style éducatif, le contexte social, la précarité, les conflits parentaux, la séparation parentale, l’insécurité, la négligence, la maltraitance, la violence, etc., doivent également être évalués [8].

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Sources mobilisées (4)