IRM cérébrale épilepsie
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Examen de référence pour la recherche de lésion épileptogène (tumeur, malformation, lésion séquellaire). Indiquée après première crise non fébrile sauf tableau clinique et EEG typique d'épilepsie idiopathique. Protocole 3T dédié pour le bilan préchirurgical.
En bref
- Nom complet : Imagerie par Résonance Magnétique cérébrale - protocole épilepsie
- Âge cible : 0-18 ans
- Domaine évalué : epilepsy
- Durée de passation : 30-60 min
Cadre clinique
L'IRM cérébrale est un examen de référence dans le bilan initial d'une première crise d'épilepsie chez l'enfant, en l'absence d'arguments clairs pour une épilepsie idiopathique. Elle permet de rechercher des causes potentielles telles que des tumeurs, des malformations vasculaires, des encéphalites ou des lésions séquellaires [1]. L'examen est particulièrement indiqué en cas de crises récurrentes pour identifier une anomalie structurelle sous-jacente, augmentant le risque de pharmacorésistance [1]. Dans le cadre d'une épilepsie pharmacorésistante focale, une IRM morphologique avec un protocole dédié et des séquences haute résolution à 3T est réalisée dans un centre expert [1].
Repères épidémiologiques
Les épilepsies focales représentent 60% des situations, tandis que les épilepsies généralisées en représentent 30%. Dans 10% des cas, le type d'épilepsie demeure indéterminé [7]. Les causes des épilepsies sont variées, incluant des lésions cérébrales innées ou acquises, des causes génétiques, ou des situations sans cause identifiée [7]. Environ 30% des personnes concernées continuent à connaître des crises malgré la prise d’un traitement adapté, ce qui définit la pharmacorésistance [6].
Diagnostic et évaluation
L'IRM cérébrale est prescrite par un neuropédiatre, notamment en cas de suspicion de lésion cérébrale ou de déficit postcritique non résolutif [3]. L'examen est réalisé dans des conditions optimales, avec un protocole adapté et une relecture par un médecin expert [1]. En cas de bilan initial négatif, une nouvelle IRM peut être proposée, surtout si les conditions initiales n'étaient pas optimales [1].
L'IRM cérébrale s'inscrit dans un parcours gradué de prise en charge de l'épilepsie de l'enfant, incluant des examens complémentaires comme l'EEG standard et le scanner cérébral en urgence si nécessaire [3]. Le parcours gradué comprend également des évaluations neuropsychologiques, psychiatriques et sociales, ainsi que des bilans préchirurgicaux [4].
Interventions recommandées
En cas de pharmacorésistance, des traitements alternatifs peuvent être proposés, tels que la neurochirurgie, la pose d’un stimulateur du nerf vague, ou le suivi d’un régime alimentaire spécifique [6]. L'IRM cérébrale est également utilisée dans le cadre du bilan préchirurgical pour identifier une lésion épileptogène potentiellement accessible à un geste chirurgical [1].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à l'IRM cérébrale dans le contexte de l'épilepsie.