IRM cérébrale épilepsie
Examen de référence pour la recherche de lésion épileptogène (tumeur, malformation, lésion séquellaire). Indiquée après première crise non fébrile sauf tableau clinique et EEG typique d'épilepsie idiopathique. Protocole 3T dédié pour le bilan préchirurgical.
IRM cérébrale dans l'épilepsie
Définition clinique
L'IRM cérébrale est un examen d'imagerie de référence dans le bilan des épilepsies, notamment pour la recherche de lésions épileptogènes potentielles telles que tumeurs, malformations vasculaires, encéphalites, ou lésions séquellaires [2].
Critères diagnostiques
L'IRM cérébrale est indiquée dans plusieurs contextes cliniques :
- Première crise non fébrile : en l'absence d'arguments clairs pour une épilepsie idiopathique, une imagerie cérébrale est indispensable [2].
- Crises récurrentes : une IRM doit être effectuée précocement pour rechercher une anomalie structurelle sous-jacente [2].
- Épilepsie pharmacorésistante focale : une IRM morphologique avec un protocole dédié et des séquences haute résolution à 3T est réalisée dans un centre expert [2].
- Bilan préchirurgical : une IRM fonctionnelle peut être réalisée dans le cadre du bilan préopératoire [2].
Évaluation
L'IRM cérébrale doit être réalisée dans des conditions optimales, notamment avec un protocole dédié et des séquences haute résolution à 3T. En cas de bilan initial négatif, une nouvelle IRM peut être proposée si les conditions de réalisation initiales n'étaient pas optimales [2].
Intervention
L'IRM cérébrale est réalisée par un radiologue, spécialiste de l'imagerie médicale [KG-1]. Elle permet de visualiser les structures cérébrales et de détecter d'éventuelles anomalies pouvant être à l'origine des crises épileptiques.
Recommandations officielles
Selon les recommandations de la HAS :
- « Dans le bilan initial d’une première crise d’épilepsie de l’enfant en l’absence d’arguments anamnestiques et électrophysiologiques clairs pour une épilepsie de type « épilepsie généralisée idiopathique » : une imagerie est indispensable (recherche de cause d’irritation du cortex : tumeur, malformation vasculaire, encéphalite, lésion séquellaire...). L’IRM est dans ce cas de figure l’examen de référence. En cas de non-disponibilité en urgence, un scanner pourra être demandé en raison de son accessibilité mais n’est le plus souvent pas suffisant et devra, dans un deuxième temps, être complété par une IRM » [2].
- « Chez les enfants/adolescents avec crises récurrentes, une IRM doit être effectuée précocement pour rechercher une anomalie structurelle sous-jacente (qui s’associe à une augmentation du risque d’évolution vers une pharmacorésistance) » [2].
Articulation avec autres professionnels
L'IRM cérébrale est réalisée par un radiologue [KG-1]. Les résultats de l'IRM doivent être interprétés en contexte clinique et électrophysiologique par un neuropédiatre ou un neurologue spécialisé en épileptologie. En cas de besoin, une réévaluation par le spécialiste peut être sollicitée, possiblement par téléexpertise [1].
Références
Sources mobilisées (1)
- [1] HAS Épilepsie Enfant 2023 — HAS (2023) 📄 (4 extraits)