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Dysphagia Disorder Scale (DDS)

Mis à jour le

Des outils de diagnostic et/ou de caractérisation de cette atteinte existent (Dysphagia Disorder Scale : DDS ; Eating Drinking Ability Classification System : EDACS ; Subjective Global Nutritional Assessment : SGNA)

En bref

Définition clinique

La Dysphagia Disorder Scale (DDS) est un outil de diagnostic et de caractérisation des troubles de la déglutition, spécifiquement conçu pour les personnes présentant des troubles neurodéveloppementaux, y compris les déficiences intellectuelles et les paralysies cérébrales [3]. La dysphagie, ou trouble de la déglutition, est fréquente dans ces populations, avec une prévalence de plus de 90 % dans certaines études [1]. Elle est souvent associée à des fausses routes et des complications respiratoires, ce qui en fait un enjeu majeur de santé et de qualité de vie [1].

Critères diagnostiques

La DDS comprend deux parties. La première partie évalue des caractéristiques individuelles du patient, telles que l'indice de masse corporelle et l'indépendance pour la prise alimentaire [3]. La seconde partie, la DDS partie 2, se concentre sur les signes cliniques de dysphagie en termes de déficience de la fonction de déglutition [3]. Cet outil a été validé auprès de 654 patients, incluant 57 enfants, avec des troubles neurodéveloppementaux et des déficiences intellectuelles [2].

Évaluation

L'évaluation à l'aide de la DDS nécessite une certaine compétence dans l'évaluation des compétences oropharyngées. La partie 2 de la DDS permet de déterminer un score entre 0 (pas d’atteinte) et 5 (dysphagie profonde) à partir d'items spécifiques [2]. Cet outil a montré une bonne fidélité intra-observateur (88 %) et une moins bonne fidélité inter-observateur (52 %) dans certaines études [4]. Une bonne corrélation a été retrouvée entre la classification à l’EDACS et le score obtenu à la DDS partie 2 [4].

Intervention

La prise en soins de la dysphagie repose sur l’adaptation des textures et l’installation visant à éviter l’extension de la nuque [1]. Cependant, les données scientifiques supportant le recours à des stratégies rééducatives spécifiques des troubles de la déglutition sont à ce jour manquantes dans la population polyhandicapée [1]. La multidisciplinarité est primordiale dans cette évaluation, incluant aussi bien les aidants professionnels que non professionnels et les différents soignants (orthophoniste, otorhinolaryngologue – ORL, neurologue, pédiatre, neuropédiatre, médecin de médecine physique et de réadaptation) [1].

Recommandations officielles

Les recommandations officielles soulignent l’importance de la recherche systématique d’une dysfonction oro-pharyngée dans la population polyhandicapée [1]. La dysphagie est d’autant plus fréquente que l’atteinte motrice et intellectuelle est sévère, et elle est un facteur de risque d’hospitalisation notamment en rapport avec des infections respiratoires [1]. La prise en soins de la dysphagie repose sur l’adaptation des textures et l’installation visant à éviter l’extension de la nuque [1].

Articulation avec autres professionnels

La DDS est un outil qui nécessite une collaboration multidisciplinaire. Les professionnels impliqués incluent les orthophonistes, les diététiciens, les médecins de médecine physique et de réadaptation, et les aidants [1]. La DDS est également liée à d'autres outils de diagnostic et de caractérisation des troubles de la déglutition, tels que l’Eating Drinking Ability Classification System (EDACS) et le Subjective Global Nutritional Assessment (SGNA) [3].

Références

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Sources mobilisées (1)