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Surdité

Déficience auditive partielle ou totale, congénitale ou acquise. Touche 1-3/1000 naissances. Impact majeur sur le développement du langage oral si non prise en charge précocement. Le dépistage néonatal (OEA, PEA) permet un diagnostic précoce. La prise en charge inclut appareillage auditif ou implant cochléaire, rééducation orthophonique et accompagnement en communication (langue des signes, LPC).

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Surdité

En bref

Les aspects pathologiques de l’évolution du langage 67 scolarité préélémentaire (soit avant l’âge de trois ans). pécialisé est nécessaire pour préciser le type de surdité, ainsi que les indications d'appareillage, voire d'implantation cochléaire.  Ultérieurement, en fonction de l'évolution de l'oralisation et…

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Les aspects pathologiques de l’évolution du langage 67

           scolarité préélémentaire (soit avant l’âge de trois ans). Dans ce
           type de surdité, le langage n’est perçu que s’il est émis à forte
           intensité. L’enfant s’appuie spontanément sur la lecture labiale
           pour tenter de compenser son déficit mais, en l’absence d’appa-
           reillage prothétique et d’éducation auditive, se développe un
           tableau de retard sévère de parole et de langage.
              Les surdités légères (seuil auditif situé entre 20 et 40 dB) sont
           en revanche rarement diagnostiquées avant l’âge de 5-6 ans.
           Ces déficits retentissent sur la compréhension de la parole
           chuchotée et sur la perception des sons lointains. Le handicap
           est certes minime, mais il peut être très préjudiciable à l’enfant
           pendant la période du développement du langage. Les qualités
           d’écoute doivent en effet être parfaites pour permettre l’élabora-
           tion du langage. La précision de l’analyse acoustique engendre
           la précision de l’enchaînement phonétique à l’intérieur du mot,
           et donc une meilleure individualisation et mémorisation du mot
           auquel s’attache le concept. Si l’analyse est perturbée, le langage
           oral se développe lentement, il est mal articulé et l’apprentis-
           sage du langage écrit risque de s’en trouver compromis.
              Dans le contexte d’une surdité légère, l’otite moyenne
           séromuqueuse est l’entité la plus fréquente. Il s’agit d’une
           inflammation de l’oreille moyenne avec présence en son sein
           d’un exsudat visqueux. Cette inflammation évolue à bas bruit
           et ne s’accompagne pas de symptômes d’infection aiguë : elle
           est par conséquent le plus souvent cliniquement muette. Elle
           affecte 5 à 10 % des enfants (l’âge de trois ans est celui de la
           plus forte incidence). On peut donc concevoir que la découverte
           d’une otite séromuqueuse constitue une éventualité fréquente
           dans le cadre du dépistage des troubles du langage. Lorsque,
           après traitement, l’enfant récupère une audition normale, il ne
           rattrape pas pour autant rapidement son retard langagier sans
           une aide rééducative. — _p.68_

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pécialisé est nécessaire pour préciser le type de surdité, ainsi que les indications d'appareillage, voire d'implantation cochléaire.

 Ultérieurement, en fonction de l'évolution de l'oralisation et en tenant compte des demandes de la famille, l'intérêt de la poursuite d'une éducation purement orale, éventuellement avec l'aide du "langage parlé complété" (aide gestuelle à la lecture labiale), ou encore de langage des signes, devront être discutés.

B - TROUBLES DU LANGAGE ET ATTEINTE CEREBRALE  Les troubles du langage sont fréquents chez des enfants atteints d'infirmité motrice congénitale (troubles neurologiques sans retard mental majeur, généralement d'origine périnatale). Il peut s'agir : - de troubles articulatoires à type de dysarthrie par atteinte des noyaux commandant les organes phonatoires et la motricité bucco-linguo-faciale, - ou de troubles du langage et de la parole rejoignant ceux décrits ci-dessus.

 Les aphasies survenant après traumatisme (accident vasculaire cérébral) sont rares chez l'enfant. Leur évolution apparaît plus favorable que chez l'adulte jusqu'à l'âge de dix ans.

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src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — DGS-SFP (2007)

pécialisé est nécessaire pour préciser le type de surdité, ainsi que les indications d'appareillage, voire d'implantation cochléaire.

 Ultérieurement, en fonction de l'évolution de l'oralisation et en tenant compte des demandes de la famille, l'intérêt de la poursuite d'une éducation purement orale, éventuellement avec l'aide du "langage parlé complété" (aide gestuelle à la lecture labiale), ou encore de langage des signes, devront être discutés.

B - TROUBLES DU LANGAGE ET ATTEINTE CEREBRALE  Les troubles du langage sont fréquents chez des enfants atteints d'infirmité motrice congénitale (troubles neurologiques sans retard mental majeur, généralement d'origine périnatale). Il peut s'agir : - de troubles articulatoires à type de dysarthrie par atteinte des noyaux commandant les organes phonatoires et la motricité bucco-linguo-faciale, - ou de troubles du langage et de la parole rejoignant ceux décrits ci-dessus.

 Les aphasies survenant après traumatisme (accident vasculaire cérébral) sont rares chez l'enfant. Leur évolution apparaît plus favorable que chez l'adulte jusqu'à l'âge de dix ans.

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Sources mobilisées (3)