Surdité
Déficience auditive partielle ou totale, congénitale ou acquise. Touche 1-3/1000 naissances. Impact majeur sur le développement du langage oral si non prise en charge précocement. Le dépistage néonatal (OEA, PEA) permet un diagnostic précoce. La prise en charge inclut appareillage auditif ou implant cochléaire, rééducation orthophonique et accompagnement en communication (langue des signes, LPC).
Cadre clinique
La surdité est une déficience auditive partielle ou totale, pouvant être congénitale ou acquise. Elle est classée en fonction du seuil de perception auditive :
- Surdité légère (seuil auditif entre 20 et 40 dB) : rarement diagnostiquée avant 5-6 ans, elle affecte la compréhension de la parole chuchotée et la perception des sons lointains [3].
- Surdité moyenne (seuil auditif entre 40 et 70 dB) : souvent repérée avant l'entrée en scolarité préélémentaire (avant 3 ans) [2].
- Surdité sévère (seuil auditif entre 70 et 90 dB) : diagnostiquée en moyenne avant 2 ans en raison de son impact majeur sur l'acquisition du langage [1].
- Surdité profonde (seuil auditif supérieur à 90 dB) : la parole ou un bruit de l’environnement ne sont perçus que lorsque leur intensité est supérieure à 90 dB [1].
En l’absence de diagnostic et de prise en charge précoces, les surdités sévères et profondes peuvent entraîner la mutité [1].
Repères épidémiologiques
Les surdités sévères et profondes sont rares à l’âge préscolaire ou scolaire [1]. L’otite moyenne séromuqueuse, une inflammation de l’oreille moyenne avec présence d’un exsudat visqueux, affecte 5 à 10 % des enfants, avec un pic d’incidence à l’âge de trois ans [3].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic de la surdité repose sur une évaluation spécialisée pour préciser le type de surdité et les indications d'appareillage ou d'implantation cochléaire [6] [10]. L’examen initial doit systématiquement rechercher l’existence d’une surdité ou hypoacousie, une perte auditive partielle bilatérale portant sur certaines fréquences correspondant aux sons du langage, pouvant perturber son acquisition [4] [8].
Interventions recommandées
La prise en charge de la surdité inclut plusieurs dimensions :
- Appareillage auditif ou implantation cochléaire : nécessaire pour préciser le type de surdité et les indications d'appareillage [6] [10].
- Rééducation orthophonique : doit être entreprise le plus tôt possible (dès 3 ans) après un bilan approfondi et poursuivie longtemps à un rythme suffisant (au moins 2 séances par semaine) [10].
- Scolarisation spécialisée : souvent nécessaire en raison des difficultés majeures que rencontrent ces enfants dans la scolarité [10].
- Approche psychothérapique : éventuellement une prise en charge institutionnelle du type hôpital de jour, en fonction des troubles de la personnalité et troubles affectifs éventuellement associés aux troubles du langage [10].
Ultérieurement, en fonction de l'évolution de l'oralisation et en tenant compte des demandes de la famille, l'intérêt de la poursuite d'une éducation purement orale, éventuellement avec l'aide du "langage parlé complété" (aide gestuelle à la lecture labiale), ou encore de langage des signes, devront être discutés [5] [9].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques pour les personnes atteintes de surdité.
Sources mobilisées (4)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — DGS-SFP (2007) 📄 (3 extraits)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-2-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-08-modul-transdis-umvf-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-07-plaquet-inpes-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)