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Illettrisme

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Ce travail participe à la lutte contre l’illettrisme qui constitue une des principales causes du handicap social et de la précarité.

En bref

Définition clinique

L'illettrisme désigne la situation d'une personne qui, après avoir été scolarisée, ne maîtrise pas suffisamment les compétences de base en lecture, écriture et calcul pour faire face aux exigences de la vie quotidienne. Il s'agit d'un phénomène distinct de l'analphabétisme, qui concerne les personnes n'ayant jamais été scolarisées. L'illettrisme est un facteur supplémentaire d'exclusion pour certaines populations, comme les personnes sourdes, chez qui le taux d'illettrisme est très élevé, estimé à 80 % des sourds profonds en France [1].

Critères diagnostiques

Les critères diagnostiques de l'illettrisme reposent sur l'évaluation des compétences en lecture et en écriture. Une personne est considérée en situation d'illettrisme si elle éprouve des difficultés à lire un journal, à remplir un chèque ou à comprendre des questions simples posées par un enquêteur. Ces difficultés peuvent être évaluées à travers des enquêtes spécifiques, comme celles menées par l'INSEE, qui ont révélé que 9 % des adultes en France rencontrent des difficultés significatives face à l'écrit [7].

Évaluation

L'évaluation des compétences en lecture et en écriture peut être réalisée à l'aide d'outils spécifiques, comme le DMI (Diagnostic des Mécanismes Impliqués dans l'Illettrisme), élaboré par les orthophonistes. Cet outil permet de mettre en évidence les potentialités, les handicaps et les difficultés des apprenants, ainsi que leurs motivations et leurs objectifs. L'évaluation doit également prendre en compte les difficultés spécifiques en lecture, les pathologies éventuelles du langage, les difficultés perceptives, cognitives et affectives [9].

Intervention

Les interventions pour lutter contre l'illettrisme impliquent une approche pluridisciplinaire. Les orthophonistes jouent un rôle clé dans la prévention et la prise en charge des troubles du langage oral et écrit. Ils participent à l'élaboration des programmes de formation, à la formation des formateurs et à la recherche dans ce domaine. Les interventions peuvent inclure des actions de dépistage, de repérage et d'information, ainsi que des programmes de formation adaptés aux besoins des apprenants [5] [6].

Recommandations officielles

Les recommandations officielles pour la prévention et la prise en charge de l'illettrisme incluent des actions de formation et de sensibilisation. Par exemple, les orthophonistes sont formés à la passation du DPL3 (Diagnostic Précoces des Troubles du Langage) à l'école maternelle. Ils participent également à des programmes de prévention, comme l'opération « 1 Bébé, 1 Livre », qui vise à offrir des livres aux bébés à l'hôpital pour prévenir l'illettrisme et sensibiliser sur l'impact des écrans [10] [11].

Articulation avec autres professionnels

La lutte contre l'illettrisme nécessite une collaboration étroite entre différents professionnels. Les orthophonistes travaillent en partenariat avec les enseignants, les formateurs et les associations de patients. Ils participent à des équipes de formateurs pour adultes et collaborent avec les enseignants pour former les enfants à la passation du DPL3. Cette collaboration permet de mettre en place des actions de prévention et de prise en charge adaptées aux besoins des apprenants [5] [6] [7].

Références

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Sources mobilisées (5)