Illettrisme
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Ce travail participe à la lutte contre l’illettrisme qui constitue une des principales causes du handicap social et de la précarité.
En bref
- Attesté par : 1 document (DGS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Cadre clinique
L'illettrisme désigne la difficulté à lire et écrire des personnes ayant suivi une scolarisation minimale. Il est distinct de l'analphabétisme, qui concerne les individus n'ayant jamais été scolarisés. L'illettrisme est souvent lié à des troubles du langage oral et écrit, ainsi qu'à des déficiences sensorielles comme la surdité. Les enfants sourds présentent un taux élevé d'illettrisme, estimé à 80 % chez les sourds profonds en France [1]. Les troubles du langage oral et de l'articulation chez les jeunes enfants peuvent également entraîner des difficultés d'apprentissage du langage écrit, voire des troubles spécifiques comme la dyslexie ou la dysorthographie [5].
Repères épidémiologiques
En France, les études épidémiologiques montrent une prévalence significative de l'illettrisme. Une enquête de l'INSEE en 1989 indiquait qu'environ 9 % des adultes avaient des difficultés à lire un journal ou à remplir un chèque, ce qui inclut des personnes ayant des difficultés avec la langue orale [7]. D'autres travaux ont évalué les pratiques de lecture en se basant sur le nombre de livres lus par an, mais cette méthode a été critiquée pour son manque de précision [7]. Les orthophonistes sont fortement impliqués dans la prévention de l'illettrisme, notamment à travers des actions de dépistage et de formation des formateurs [9].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic de l'illettrisme repose sur une évaluation des compétences en lecture et en écriture. Les orthophonistes jouent un rôle clé dans ce processus, en participant à l'établissement des bilans d'évaluation et en identifiant les difficultés spécifiques des apprenants [9]. Ils utilisent des outils spécifiques comme le DMI (Diagnostic des Mécanismes Impliqués) pour évaluer les potentialités, les handicaps et les motivations des apprenants [9]. Les enseignants peuvent également contribuer au repérage des difficultés langagières, notamment en connaissant l'histoire familiale des élèves [KG-7].
Interventions recommandées
Les interventions pour lutter contre l'illettrisme incluent des actions de prévention, de dépistage et de formation. Les orthophonistes sont engagés dans des programmes de formation des formateurs pour adultes, en mettant en évidence les dysfonctionnements de la parole et du langage oral et écrit [9]. Des actions de prévention comme l'opération « 1Bébé, 1Livre » visent à sensibiliser les parents à l'importance de la lecture dès le plus jeune âge [10]. Ces initiatives sont menées dans différentes régions de France, en collaboration avec les maternités et les services pédiatriques [11].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à l'illettrisme.