Échec scolaire
Mis à jour le
et voilà que les troubles d’un apprentissage conduisent à l’échec scolaire
En bref
- Attesté par : 1 document (DGS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Comprendre le profil
L'échec scolaire peut être lié à divers troubles spécifiques des apprentissages, tels que la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie, ou encore le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [KG-1] [KG-2]. Ces troubles sont reconnus comme d'origine neurodéveloppementale et ne proviennent pas d'une déficience sensorielle, motrice ou mentale avérée [3] [7]. Ils peuvent se manifester par des difficultés persistantes en lecture, en écriture, en orthographe ou en calcul, malgré des capacités intellectuelles normales ou supérieures [KG-1] [KG-6].
Les enfants surdoués, bien que disposant d'une intelligence atypique, peuvent également rencontrer des difficultés scolaires paradoxales. Leur fonctionnement cognitif spécifique, marqué par une interprétation littérale des mots et un raisonnement logico-mathématique particulier, peut conduire à des malentendus avec les enseignants et à des échecs scolaires [1] [2]. Ces enfants peuvent également présenter une vulnérabilité psychologique, avec des troubles psychologiques sévères parfois marginalisés par le corps médical [11].
Adaptations en classe
Pour améliorer la vie scolaire des enfants présentant des troubles spécifiques des apprentissages, plusieurs aménagements peuvent être mis en place. La loi du 11 février 2005 fait obligation d'adapter les conditions de passage des examens et concours pour les enfants dyslexiques, au même titre que pour tout enfant handicapé [12]. Ces aménagements peuvent inclure des temps supplémentaires, l'utilisation de logiciels de synthèse vocale ou de reconnaissance de texte, ou encore la mise à disposition de sujets adaptés.
Les enseignants peuvent également adapter leurs méthodes pédagogiques pour répondre aux besoins spécifiques de ces enfants. Par exemple, pour les enfants surdoués, il est important de reconnaître et d'accepter leurs spécificités cognitives, et de leur offrir un environnement scolaire bienveillant et stimulant [11]. Pour les enfants dyslexiques, des stratégies de compensation peuvent être mises en place, telles que l'utilisation de supports visuels, la segmentation des tâches, ou encore l'encouragement à l'oralisation des consignes [12].
Accompagnement individualisé
L'accompagnement individualisé est essentiel pour les enfants en situation d'échec scolaire. Les enseignants et les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) peuvent jouer un rôle clé dans la mise en place de cet accompagnement. Ils peuvent, par exemple, aider l'enfant à structurer son travail, à organiser son temps, ou encore à développer des stratégies de compensation pour pallier ses difficultés [12].
Il est également important d'évaluer régulièrement les compétences attentionnelles et le degré d'hyperactivité de l'enfant, ainsi que les autres symptômes psychopathologiques associés, afin d'assurer une prise en charge complète [5] [9]. Cette évaluation peut être réalisée par des professionnels de santé, en collaboration avec les enseignants et les parents.
Travail avec la famille
Le travail avec la famille est un élément clé de la prise en charge de l'échec scolaire. Les parents peuvent être impliqués dans la mise en place des aménagements scolaires, et être informés des difficultés rencontrées par leur enfant. Ils peuvent également être sensibilisés aux spécificités cognitives de leur enfant, et être accompagnés dans la mise en place de stratégies éducatives adaptées à la maison [12].
Il est important de souligner que la souffrance psychique relevée chez bon nombre d'enfants en difficulté d'apprentissage est souvent une conséquence de leur échec scolaire [3] [7]. Les parents peuvent donc jouer un rôle important dans le soutien émotionnel de leur enfant, en l'aidant à développer une estime de soi positive et en l'encourageant à persévérer dans ses efforts [KG-10].
Cadre réglementaire scolaire
Le cadre réglementaire scolaire prévoit plusieurs dispositifs pour accompagner les enfants en situation d'échec scolaire. Par exemple, les enfants présentant des troubles spécifiques des apprentissages peuvent bénéficier d'un projet personnalisé de scolarisation (PPS) ou d'un plan d'accompagnement personnalisé (PAP) [12]. Ces dispositifs permettent de définir les aménagements et les adaptations nécessaires pour favoriser la scolarisation de l'enfant.
Les enseignants et les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) peuvent également être formés pour mieux comprendre les troubles spécifiques des apprentissages et mettre en place des stratégies pédagogiques adaptées [12]. La formation continue des enseignants est donc un élément clé pour améliorer la prise en charge de l'échec scolaire.
Ressources liées
Pour en savoir plus sur les troubles spécifiques des apprentissages et les stratégies pédagogiques adaptées, plusieurs ressources sont disponibles. Par exemple, l'INSERM a publié un rapport d'expertise collective sur les troubles spécifiques des apprentissages scolaires, qui fait un bilan des travaux scientifiques menés dans ce domaine [3] [7]. Ce rapport peut être consulté en ligne sur le site de l'INSERM.
D'autres ressources peuvent être trouvées auprès des associations de parents d'enfants dyslexiques ou surdoués, qui proposent des informations et des conseils pour accompagner ces enfants dans leur parcours scolaire. Les enseignants et les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) peuvent également se référer aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour la prise en charge des troubles spécifiques des apprentissages [KG-1].