Échec scolaire
Mis à jour le
et voilà que les troubles d’un apprentissage conduisent à l’échec scolaire
En bref
- Attesté par : 1 document (DGS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Qu'est-ce que l'échec scolaire ?
L'échec scolaire désigne des difficultés persistantes dans les apprentissages, qui peuvent toucher la lecture, l'écriture, le calcul ou d'autres matières. Ces troubles spécifiques des apprentissages scolaires ont une origine neurodéveloppementale, mais ils ne proviennent pas d'une déficience sensorielle, motrice ou mentale [1]. Ils peuvent concerner des enfants de tous milieux, indépendamment des méthodes d'enseignement utilisées [1].
Les troubles spécifiques des apprentissages, comme la dyslexie, la dysorthographie ou la dyscalculie, se distinguent des retards généraux d'apprentissage. Ils ne sont pas monofactoriels ni isolés, et leur expression peut être influencée par des facteurs sociaux, familiaux ou psychoaffectifs [1]. Par exemple, un enfant peut présenter des difficultés de lecture tout en ayant un bon niveau en mathématiques [12].
Ce que ça change au quotidien
L'échec scolaire peut avoir des répercussions sur la vie quotidienne de l'enfant. Les difficultés d'apprentissage sont souvent associées à des troubles comportementaux ou émotionnels, comme l'anxiété, l'humeur dépressive, le trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) ou le trouble des conduites [3]. Ces troubles peuvent être secondaires à la situation d'échec scolaire ou s'inscrire dans une réelle comorbidité avec un lien, peut-être d’ordre génétique, entre les deux affections [3].
Les enfants présentant des troubles des apprentissages peuvent également rencontrer des difficultés de relations avec les pairs, des relations familiales conflictuelles et une faible estime de soi [3]. Ces difficultés peuvent être mises en évidence dès la première évaluation dans les suivis longitudinaux de 7 à 10 ans [3].
Ce qui peut aider
Plusieurs mesures peuvent être mises en place pour améliorer la vie scolaire des enfants en situation d'échec scolaire. La loi du 11 février 2005 fait obligation pour les enfants dyslexiques, au même titre que pour tout enfant handicapé, de bénéficier d'aménagements scolaires [9]. Ces aménagements peuvent inclure des temps supplémentaires pour les épreuves écrites, des dictées à trous, des questionnaires à choix multiples (QCM), des cours photocopiés et aérés, et une réduction du nombre d'exercices lors des contrôles et des devoirs [10].
Il est également important de reconnaître les difficultés de l'enfant, de lui laisser du temps, de le valoriser et de le mettre en confiance [10]. La précocité du diagnostic, la régularité et la fréquence des prises en charge, ainsi que le partenariat avec la famille, les différents intervenants et le milieu scolaire, sont des facteurs clés pour l'évolution des troubles [10].
Dans les formes légères à moyennes, les troubles dyslexiques et dysorthographiques se réduisent sans disparaître totalement et sans compromettre la scolarité en milieu ordinaire ni la poursuite d'études secondaires [11]. Dans les formes plus sévères, des orientations scolaires spécialisées pourront être proposées, comme les CLIS (Classes d'Inclusion Scolaire) ou les Ulis (Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire) [11].
En conclusion, la précocité du diagnostic, la régularité d'un suivi spécifique et la mise en place de mesures pédagogiques adaptées permettent actuellement à la plupart des enfants en situation d'échec scolaire de suivre un cursus scolaire normal, sans compromettre leur insertion sociale et professionnelle [11].