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Échec scolaire

Mis à jour le

et voilà que les troubles d’un apprentissage conduisent à l’échec scolaire

En bref

Cadre clinique

L'échec scolaire est un phénomène complexe qui peut résulter de divers facteurs, notamment des troubles spécifiques des apprentissages. La dyslexie, la dysorthographie et la dyscalculie sont des troubles spécifiques des apprentissages scolaires d'origine neuro-développementale. Ils ne proviennent pas d’une déficience avérée qu’elle soit sensorielle, motrice ou mentale, d’un traumatisme ou d’un trouble envahissant du développement. Cependant, leur caractère spécifique n’implique pas qu’ils soient monofactoriels ou isolés [3] [7].

Les enfants surdoués, bien que disposant d’une intelligence qualitativement différente, peuvent également rencontrer des difficultés scolaires paradoxales. Ces difficultés sont souvent mal comprises et peuvent conduire à des échecs scolaires retentissants. Le diagnostic d'enfant surdoué ne peut se résumer à un chiffre de QI, mais doit prendre en compte le fonctionnement cognitif spécifique de ces enfants [1].

Repères épidémiologiques

Les troubles spécifiques des apprentissages sont fréquents et peuvent toucher des enfants de tous milieux socio-économiques. Une étude a montré que 28 % des enfants porteurs d’un trouble des apprentissages présentaient des difficultés psychoaffectives [5] [9]. De plus, les troubles comportementaux ou émotionnels sont fréquemment associés aux difficultés d’apprentissage, avec une prévalence plus élevée chez les enfants dyslexiques ou dyscalculiques par rapport à ceux sans trouble des apprentissages [5] [9].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic des troubles spécifiques des apprentissages repose sur une évaluation rigoureuse des compétences cognitives et des difficultés rencontrées. Il est essentiel d’évaluer les compétences attentionnelles et le degré d’hyperactivité, ainsi que les autres symptômes psychopathologiques associés [5] [9]. Pour les enfants surdoués, une exploration clinique approfondie permet de comprendre leur fonctionnement cognitif et leurs difficultés spécifiques [1].

Interventions recommandées

La prise en charge des troubles spécifiques des apprentissages doit être globale et inclure des aménagements scolaires adaptés. La loi du 11 février 2005 fait obligation pour les enfants dyslexiques, au même titre que pour tout enfant handicapé, de bénéficier de ces aménagements [12]. Il est également important de prendre en charge les troubles comportementaux ou émotionnels associés, qui peuvent être secondaires à la situation d’échec scolaire ou s’inscrire dans une réelle comorbidité [5] [9].

Cadre légal et droits

La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, fait obligation aux établissements scolaires de mettre en place des aménagements pour les enfants dyslexiques. Ces aménagements peuvent inclure des temps supplémentaires pour les évaluations, l'utilisation de logiciels de synthèse vocale, ou encore des adaptations pédagogiques spécifiques [12].

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Sources mobilisées (4)