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Dérive thérapeutique et emprise

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Situation où un intervenant présenté comme thérapeute place l'enfant et sa famille sous emprise et les détourne des soins éprouvés. La MIVILUDES la caractérise par trois éléments réunis : « la mise en œuvre de pressions ou de techniques ayant pour effet d'altérer le jugement », « un état de sujétion psychologique ou physique » et « des résultats néfastes pour l'individu ou pour le corps social » (guide Santé p.155 ; guide Mineurs p.16). Son danger tient à une « double rupture » : avec la famille et les proches, et avec le milieu de soin habituel, « pouvant conduire à l'arrêt des traitements conventionnels » (Santé p.14). Les enfants avec un trouble du neurodéveloppement sont une cible identifiée : des pseudo-thérapeutes entraînent « les parents d'enfants atteints de troubles hyperactifs, de dyslexie, de dyspraxies, d'autisme » à abandonner les traitements éprouvés, avec une « perte de chances » pour l'enfant (Santé p.119). Toute pratique non conventionnelle n'est pas une dérive (Santé p.13). Les signaux d'alerte se lisent en faisceau, jamais un par un : « Un seul critère ne suffit pas pour caractériser l'existence d'un risque de dérive sectaire » (Santé p.10) ; les indices « ne constituent donc pas, à eux seuls, des preuves d'une dérive avérée » (Mineurs p.27).

Dérive thérapeutique et emprise

La dérive thérapeutique et emprise désigne une situation où un intervenant se présentant comme thérapeute exerce une influence excessive sur un enfant et sa famille, les détournant des soins conventionnels. Elle se caractérise par des pressions altérant le jugement, un état de sujétion psychologique ou physique, et des conséquences néfastes pour l'individu ou la société [1]. Les enfants avec des troubles du neurodéveloppement, comme l'autisme, le TDAH, la dyslexie ou la dyspraxie, sont particulièrement vulnérables [KG-1] [KG-3] [KG-5] [KG-7].

Cette emprise peut conduire à une double rupture : avec la famille et l'entourage, et avec le milieu médical habituel, entraînant l'arrêt des traitements éprouvés [2]. Les signaux d'alerte doivent être observés en faisceau, car un seul critère ne suffit pas à caractériser une dérive sectaire [1]. Les pseudo-thérapeutes peuvent proposer des méthodes miracles, isoler la famille, et inciter à des dépenses excessives pour des stages ou des produits [2].

En cas de doute, plusieurs structures peuvent être contactées : la Miviludes, les ordres professionnels de santé, l'UNADFI, ou le 119 pour les situations d'urgence [KG-2] [KG-4] [KG-6] [KG-10]. Les professionnels de santé, comme les infirmiers ou les sages-femmes, peuvent également jouer un rôle dans la prévention et l'orientation vers des soins adaptés [KG-15] [KG-16].

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Sources mobilisées (2)