Institut d'Éducation Motrice
Établissement médico-social accueillant des enfants et adolescents présentant une déficience motrice avec ou sans troubles associés. Propose un enseignement adapté, des soins de rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie) et un accompagnement éducatif. Modalités : internat, semi-internat, externat.
Cadre clinique
Les Instituts d'Éducation Motrice (IEM) accueillent des enfants et adolescents présentant une déficience motrice qui restreint de façon importante leur autonomie [2]. Ces établissements prennent en charge des jeunes dont la déficience motrice nécessite des moyens spécifiques pour le suivi médical, l’éducation, la formation générale et professionnelle, afin de favoriser leur intégration familiale, sociale et professionnelle [2]. Les IEM peuvent également proposer une activité d’éducation spéciale et de soins à domicile [2].
Les déficiences motrices prises en charge dans ces établissements peuvent inclure des retards psychomoteurs, caractérisés par un décalage dans l'acquisition des étapes motrices [KG-1], ainsi que des déficiences intellectuelles, définies par des limitations significatives du fonctionnement intellectuel (QI < 70) et du comportement adaptatif [KG-2].
Repères épidémiologiques
Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence des enfants et adolescents accueillis en IEM. Cependant, ces établissements sont orientés par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) après évaluation des besoins et des capacités de l'enfant par une équipe pluridisciplinaire [7].
Diagnostic et évaluation
L'orientation vers un IEM est décidée par la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) de la MDPH, après évaluation des besoins et des capacités de l'enfant par une équipe pluridisciplinaire [7]. Cette évaluation permet d'élaborer le projet personnalisé de scolarisation (PPS), qui définit les modalités de prise en charge adaptées à l'enfant [9].
Interventions recommandées
Les IEM proposent une prise en charge globale incluant un enseignement adapté, des soins de rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie) et un accompagnement éducatif [2]. Les équipes pluridisciplinaires sont constituées de psychomotriciens, psychologues, orthophonistes, éducateurs spécialisés et psychiatres [5]. Ces professionnels interviennent pour assurer un accompagnement global, favoriser l’épanouissement, la réalisation des potentialités intellectuelles, affectives et corporelles, ainsi que l’autonomie maximale quotidienne et sociale des enfants ou adolescents accueillis [10].
Les IEM peuvent fonctionner en internat, semi-internat ou externat, selon les besoins de l'enfant [4]. Ils peuvent également proposer des modalités d’accompagnement évolutives dans le cadre d’un dispositif intégré, sans repasser par une décision de la CDAPH, dès lors que les parents et l’équipe de l’établissement sont d’accord avec les évolutions [4].
Cadre légal et droits
L'orientation vers un IEM est décidée par la CDAPH de la MDPH, après évaluation des besoins et des capacités de l'enfant [7]. Les parents peuvent demander cette orientation, mais les délais peuvent être longs, parfois plus d'un an dans certains départements [3]. Les parents restent maîtres de la décision et peuvent accepter ou refuser l'orientation proposée par la MDPH [3].
Les IME pour les enfants qui ont des handicaps physiques sont financés par la sécurité sociale, et les familles n’ont rien à payer [3]. Les IEM, tout comme les IME, sont des établissements médico-sociaux qui proposent une prise en charge globale par des équipes pluridisciplinaires assurant à la fois un enseignement fondé sur les programmes officiels, des soins et une rééducation [5].
Les enfants accueillis en IEM bénéficient d’une prise en charge globale par des équipes pluridisciplinaires assurant à la fois un enseignement fondé sur les programmes officiels, des soins et une rééducation [5]. Les enseignants, issus de l’Éducation nationale ou du secteur privé, délivrent une pédagogie adaptée aux besoins des enfants en situation de handicap [5]. Pour les jeunes âgés de 14 ans minimum, des formations professionnelles assurées par des éducateurs spécialisés peuvent être proposées [5].
Sources mobilisées (7)
- [1] HAS Épilepsie Enfant 2023 — HAS (2023) 📄 (2 extraits)
- [2] MPH — Mon Parcours Handicap (2025) 📄 (4 extraits)
- [3] MDPH : Des conseils pour vous aider avec le dossier — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [4] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [5] IME — Institut Médico-Éducatif — expert (2020) 📄 (1 extrait)
- [6] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [7] AgirTot — CNSA / DREES (2018) 📄 (1 extrait)