Vulnérabilité psychoaffective
Contexte psychoaffectif fragilisé (dépression maternelle, carences affectives, maltraitance, négligence). Facteur de risque pour le développement émotionnel et cognitif.
Vulnérabilité psychoaffective
Définition clinique
La vulnérabilité psychoaffective désigne un contexte psychoaffectif fragilisé, incluant des facteurs tels que la dépression maternelle, les carences affectives, la maltraitance ou la négligence. Elle constitue un facteur de risque majeur pour le développement émotionnel et cognitif de l'enfant [1] [2] [3].
Critères diagnostiques
Les critères diagnostiques de la vulnérabilité psychoaffective incluent :
- Violence conjugale ou intrafamiliale
- Antécédents d'expériences négatives vécues par la mère
- Exposition de l'enfant à des maltraitances ou négligence grave
- Difficultés psychologiques ou psychiatriques actuelles dans le milieu familial [1] [3]
Évaluation
L'évaluation de la vulnérabilité psychoaffective doit être réalisée en période prénatale ou périnatale, ou devant un signe d'alerte clinique. Elle inclut :
- Un entretien approfondi avec les parents pour identifier les facteurs de risque
- Une évaluation du milieu familial et des conditions de vie de l'enfant
- Un suivi neurodéveloppemental organisé en cas de facteur de risque identifié [1] [3]
Intervention
Les interventions doivent être multidisciplinaires et inclure :
- Un suivi pédiatrique régulier pour surveiller le développement de l'enfant
- Une prise en charge psychologique pour les parents et l'enfant si nécessaire
- Des mesures de protection de l'enfant en cas de maltraitance ou négligence grave [1] [3]
Recommandations officielles
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande : « L’identification du ou des facteurs de risque doit être faite au mieux en période prénatale ou périnatale. L’identification d’un facteur de risque de TND dans la période 0-7 ans justifie la mise en place d’un suivi neurodéveloppemental organisé » [1].
Articulation avec autres professionnels
La prise en charge de la vulnérabilité psychoaffective nécessite une collaboration étroite entre :
- Pédiatres : pour le suivi du développement et le repérage des troubles [KG-2]
- Psychologues : pour l'évaluation psychologique et la prise en charge des troubles du comportement [KG-5]
- Neuropsychologues : pour l'évaluation des troubles cognitifs et des troubles du neurodéveloppement [KG-7]
Références
- HAS — HAS TND 2020 (2020), p.10 [1]
- HAS — HAS TND Argumentaire 2020 (2020), p.47 [2]
- HAS — HAS TND Argumentaire 2020 (2020), p.50 [3]
- HAS — HAS TND Argumentaire 2020 (2020), p.72 [4]
- DGS-SFP — src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 (2007), p.5 [5]
- HAS — HAS TND Argumentaire 2020 (2020), p.145 [6]
- HAS — HAS TDAH 2024 (2024), p.21 [7]
- INSERM — INSERM Dys 2007 (2007), p.393 [8]
- DGS-SFP — src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l (2007), p.5 [9]
- DGS-SFP — src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l (2007), p.12 [10]
Sources mobilisées (6)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS TND 2020 — HAS (2020) 📄 (1 extrait)
- [3] HAS TDAH 2024 — HAS (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] INSERM Dys 2007 — INSERM (2007) 📄 (1 extrait)
- [5] src-dgs-sfp-langage-collection-plaquette-troubles-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [6] src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)