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Infection congénitale (CMV, toxoplasmose, rubéole)

Infection maternelle transmise au foetus pendant la grossesse.

Infection congénitale (CMV, toxoplasmose, rubéole)

Définition clinique

Les infections congénitales à cytomégalovirus (CMV), toxoplasmose et rubéole sont des infections maternelles transmises au fœtus pendant la grossesse. Ces infections peuvent entraîner des troubles du neurodéveloppement (TND) parfois lourds, avec des atteintes notamment au niveau auditif et visuel, pouvant être évolutives et nécessiter une surveillance à long terme [1] [2].

Critères diagnostiques

L'incidence de l'infection congénitale à CMV en Europe, au Canada, aux États-Unis et en Australie est d'environ 5 à 7 pour 1 000 naissances vivantes. La majorité des cas sont asymptomatiques, mais 40 à 60 % des enfants symptomatiques souffriront de séquelles permanentes, dont la perte auditive neurosensorielle, des troubles cognitifs, la paralysie cérébrale ou la rétinite. Dix à 15 % des enfants initialement asymptomatiques développeront une perte auditive neurosensorielle liée à l'infection [3].

Évaluation

Le suivi d'une cohorte de 76 enfants atteints d’une infection congénitale à CMV symptomatique, diagnostiquée en période néonatale, sur une période moyenne de 13 ans, a confirmé des données sur l’évolution neurodéveloppementale, l’audition et la vision. Dans cette étude, 43 % des enfants présentaient une déficience intellectuelle et 17 % une intelligence limite. Soixante-quatorze pour cent des enfants de la cohorte présentaient une perte auditive neurosensorielle, avec 79 % de ces atteintes diagnostiquées de manière précoce. Quatre-vingt-quatre pour cent des patients présentant une perte auditive neurosensorielle avaient une atteinte bilatérale. Cinquante-et-un pour cent des enfants souffraient d’une anomalie ophtalmologique, incluant pour 25 % d’entre eux une choriorétinite et 12 % une atrophie du nerf optique. Quinze pour cent étaient aveugles [2].

Intervention

Les infections congénitales à CMV, toxoplasmose et rubéole peuvent entraîner des séquelles permanentes nécessitant une prise en charge multidisciplinaire. La perte auditive neurosensorielle est la séquelle la plus fréquente, mais des troubles cognitifs, la paralysie cérébrale ou la rétinite peuvent également survenir. Une surveillance à long terme est essentielle, même en cas d’éléments rassurants cliniques ou à l’imagerie [1] [2].

Recommandations officielles

Les recommandations de la HAS soulignent l'importance du suivi chez les patients atteints d’une infection congénitale à CMV, même à long terme, en raison des risques de dégradation tardive. Le conseil anténatal est également difficile, comme le montre une série de 98 patients avec une infection congénitale à CMV, nés de mère ayant une primo-infection au cours des deux premiers trimestres de la grossesse, avec des échographies anténatales et une IRM fœtale interprétées comme normales [2].

Articulation avec autres professionnels

La prise en charge des enfants atteints d’infections congénitales nécessite une collaboration étroite entre différents professionnels de santé. Les orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes et psychologues jouent un rôle clé dans le suivi et la rééducation de ces enfants. La Maison du Bilan, référencée par Autisme Info Service, peut également offrir des évaluations spécialisées [KG-6].

Références

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Sources mobilisées (1)