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Infection congénitale (CMV, toxoplasmose, rubéole)

Infection maternelle transmise au foetus pendant la grossesse.

Qu'est-ce qu'une infection congénitale (CMV, toxoplasmose, rubéole) ?

Une infection congénitale désigne une infection transmise de la mère à l'enfant pendant la grossesse. Parmi les infections les plus courantes, on trouve le cytomégalovirus (CMV), la toxoplasmose et la rubéole. Ces infections peuvent avoir des conséquences variables sur le développement de l'enfant, notamment en termes de troubles du neurodéveloppement (TND) [KG-3].

L'infection congénitale à CMV est la plus fréquente, avec une incidence d'environ 5 à 7 pour 1 000 naissances vivantes en Europe, au Canada, aux États-Unis et en Australie [3]. La plupart des enfants infectés ne présentent pas de symptômes à la naissance, mais certains peuvent développer des séquelles permanentes, comme une perte auditive neurosensorielle, des troubles cognitifs, une paralysie cérébrale ou une rétinite [3].

Ce que ça change au quotidien

Les infections congénitales peuvent entraîner divers troubles qui influencent le quotidien de l'enfant et de sa famille. Par exemple, une perte auditive neurosensorielle peut affecter la perception des sons et de la parole, nécessitant un suivi audiologique régulier et parfois des appareils auditifs [KG-1]. Une déficience intellectuelle peut également survenir, avec des limitations significatives du fonctionnement intellectuel et du comportement adaptatif [KG-2].

Les troubles visuels sont également fréquents. Une étude montre que 18,2 % des patients symptomatiques souffraient d’une déficience visuelle sévère, incluant des cicatrices choriorétiniennes, un strabisme, ou une atrophie du nerf optique [2]. Ces troubles peuvent nécessiter des consultations ophtalmologiques régulières et des adaptations spécifiques.

Ce qui peut aider

Un suivi médical et paramédical régulier est essentiel pour les enfants atteints d'une infection congénitale. Cela inclut des bilans auditifs et visuels réguliers, ainsi que des évaluations du développement neurocognitif. Des dispositifs comme le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) peuvent être mis en place pour adapter la scolarité de l'enfant en fonction de ses besoins spécifiques [KG-7].

La Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) peut également être sollicitée pour obtenir des aides et des accompagnements adaptés [KG-8]. Il est important de consulter les professionnels de santé et les spécialistes pour mettre en place un suivi personnalisé et adapté à chaque enfant.

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Sources mobilisées (1)