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État de mal épileptique

Crise épileptique prolongée (>5 min) ou crises répétées sans récupération de conscience.

Cadre clinique

L'état de mal épileptique (EME) est une urgence médicale définie par une crise épileptique prolongée de plus de 15 minutes ou des crises répétées sans récupération de la conscience entre elles [KG-1]. Cette situation nécessite une intervention immédiate, car elle peut entraîner des complications graves, voire mortelles. Les crises prolongées ou répétées sans reprise de conscience suggèrent une évolution vers un EME, nécessitant un appel des structures d'urgences (SAMU) en l'absence d'un traitement d'urgence prescrit par un neurologue [1].

Les crises d'épilepsie peuvent se manifester de différentes manières, allant des convulsions généralisées aux symptômes plus subtils comme des hallucinations, des mouvements répétés ou des altérations de contact. Les crises généralisées tonico-cloniques, bien que moins fréquentes, sont souvent les plus impressionnantes et peuvent avoir des conséquences traumatiques [5].

Repères épidémiologiques

Les crises d'épilepsie sont fréquentes chez les enfants, avec environ 5 % d'une classe d'âge ayant au moins une crise avant 5 ans. Cependant, la plupart de ces crises sont occasionnelles et non liées à une épilepsie. L'incidence des épilepsies est plus élevée à l'âge pédiatrique que chez les adultes, avec deux périodes de prédilection : l'enfance et après 50 ans [6] [7].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de l'EME repose sur l'observation clinique et l'évaluation de la durée des crises. Une durée de l'épisode critique supérieure à 20 minutes et/ou la persistance de troubles majeurs de la conscience à deux examens séparés de 30 minutes sont des critères de gravité. Dans ces cas, l'enfant doit être pris en charge comme un état de mal inaugural ou un coma [4].

L'examen clinique postcritique permet de rechercher des causes symptomatiques urgentes telles que des infections du système nerveux central, des causes traumatiques ou vasculaires. Aucun examen complémentaire n'est suffisamment spécifique pour affirmer ou infirmer à lui seul le caractère épileptique d'un événement paroxystique. Le diagnostic positif repose donc sur l'interrogatoire des témoins et de l'enfant si possible [4].

Interventions recommandées

En cas de crise prolongée ou répétée, il est essentiel de protéger la personne des risques de blessure et de rester à ses côtés jusqu'au retour à la normale. Après la crise, il est important de placer la personne en position latérale de sécurité (PLS) [3].

Les personnes à risque de crises prolongées ou répétées peuvent avoir un traitement d'urgence prescrit par leur neurologue, qui peut suffire à mettre fin à la crise sans hospitalisation. Si le médicament est pré-dosé et prêt à l'emploi, un professionnel médico-social peut l'administrer à une personne en crise [1].

En cas d'EME, l'hospitalisation est nécessaire. Les critères d'hospitalisation incluent l'état de mal épileptique, les crises épileptiques néonatales, les crises chez les enfants de moins de 1 an, un examen neurologique anormal et les spasmes épileptiques avant l'âge de 2 ans [8].

Cadre légal et droits

Les personnes avec un risque de crises prolongées ou répétées peuvent bénéficier d'un traitement d'urgence prescrit par leur neurologue, qui peut être administré par un professionnel médico-social en cas de crise. Cette disposition est encadrée par l'article L. 313-26 du Code de l'action sociale et des familles (CASF) [1].

En cas d'urgence, les services d'urgence hospitaliers (SAMU) peuvent fournir un transport sous surveillance médicale pour les personnes en état de mal épileptique ou présentant des blessures liées aux crises d'épilepsie [2].

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Sources mobilisées (3)