AVC artériel périnatal
Accident vasculaire cérébral artériel diagnostiqué entre la 20e semaine de vie foetale et le 28e jour de vie.
Qu'est-ce que c'est ?
L'AVC artériel périnatal est un accident vasculaire cérébral ischémique diagnostiqué entre la 20e semaine de vie fœtale et le 28e jour de vie. Il est rare, avec une prévalence estimée à 1 pour 5 000 naissances chez les enfants nés à terme ou proche du terme [1] [3].
Cet accident peut entraîner des troubles du neurodéveloppement, notamment des déficiences motrices, des difficultés scolaires et un risque accru d'épilepsie [1]. Les séquelles dépendent de l'étendue et de la localisation des lésions cérébrales. Par exemple, les lésions touchant les noyaux gris centraux et le faisceau corticospinal augmentent le risque de séquelles neurologiques [1].
Ce que ça change au quotidien
Les enfants ayant subi un AVC artériel périnatal peuvent présenter divers troubles du neurodéveloppement. Parmi ceux-ci, on retrouve :
- Des troubles moteurs : une paralysie cérébrale spastique unilatérale est fréquente, affectant principalement le membre supérieur [3]. La déficience motrice peut augmenter avec l'âge [2].
- Des troubles du langage : bien que le langage soit souvent correct dans une conversation banale, une évaluation orthophonique peut révéler des profils anormaux chez la moitié des enfants [2].
- Des troubles cognitifs : environ 8 % des enfants présentent une déficience intellectuelle globale, et 28 % rencontrent des difficultés scolaires dès le cours préparatoire [2].
- Des troubles neurovisuels : une vulnérabilité des fonctions visuospatiales et des troubles du traitement visuel peut être observée [1].
Ces troubles peuvent nécessiter une prise en charge pluridisciplinaire pour accompagner l'enfant dans son développement [2].
Ce qui peut aider
Pour soutenir le développement de l'enfant, plusieurs professionnels peuvent intervenir :
- Les ergothérapeutes : ils aident à améliorer l'autonomie et à adapter l'environnement de l'enfant pour faciliter ses activités quotidiennes [KG-6].
- Les orthophonistes : ils interviennent en cas de retard de langage ou de troubles de la communication [KG-8].
- Les enseignants spécialisés : ils peuvent proposer un accompagnement scolaire adapté, voire une scolarité à distance si nécessaire [KG-7].
Un suivi régulier par des professionnels de santé est essentiel pour repérer précocement les signes de troubles du neurodéveloppement et mettre en place les prises en charge adaptées [1]. Les parents sont également encouragés à signaler toute asymétrie motrice ou préférence marquée pour une main dès les premiers mois de vie [1].
Sources mobilisées (1)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (3 extraits)