L'utilisation des livres illustres pour l'apprentissage en mathematiques
Synthese de la revue systematique de Zhang, Sun & Yeung (2023) : 16 etudes empiriques (2000-2022) sur l'utilisation des livres illustres pour l'apprentissage mathematique chez l'enfant. Amelioration de la numeration chez les 3-6 ans, attitude positive, reduction anxiete mathematique. Pratiques enseignantes (math talk, questionnement ouvert). Freins a l'adoption.
L'utilisation des livres illustres pour l'apprentissage en mathématiques
Définition clinique
L'utilisation des livres illustres pour l'apprentissage en mathématiques désigne l'emploi de supports visuels et narratifs pour faciliter la compréhension et l'acquisition des concepts mathématiques chez les enfants. Cette approche s'appuie sur des études empiriques montrant des améliorations dans la numération, les attitudes positives envers les mathématiques, et une réduction de l'anxiété mathématique chez les enfants de 3 à 6 ans [1].
Critères diagnostiques
Les critères diagnostiques pour les troubles des apprentissages mathématiques, tels que la dyscalculie, incluent des difficultés persistantes dans la compréhension des quantités, la numération, le calcul, et la résolution de problèmes mathématiques. Ces difficultés ne peuvent être expliquées par un retard global de développement, des troubles sensoriels, ou des conditions environnementales défavorables [1].
Évaluation
L'évaluation des compétences mathématiques chez les enfants peut être réalisée à l'aide de tests standardisés tels que le Tedi-Math et le Numerical, qui permettent d'établir des trajectoires de développement et d'évaluer les performances par rapport aux pairs [1]. Ces tests sont particulièrement utiles pour identifier les enfants présentant des difficultés spécifiques dans l'acquisition des habiletés mathématiques élémentaires.
Intervention
Les interventions utilisant des livres illustres pour l'apprentissage des mathématiques peuvent inclure des activités de "math talk" (discussions mathématiques) et des questionnements ouverts pour encourager la réflexion et la compréhension des concepts. Ces pratiques ont été associées à des améliorations dans la numération et une réduction de l'anxiété mathématique [1].
Les programmes d'intervention peuvent également inclure des activités et jeux numériques pour familiariser les enfants avec les différentes représentations des nombres et le dénombrement. Une étude a montré que des séances hebdomadaires de familiarisation avec les représentations numériques ont amélioré les performances des enfants de 5 à 7 ans sur les activités ayant donné lieu à apprentissage, bien que le transfert à des tâches similaires mais non identiques n'ait pas été observé [3].
Recommandations officielles
Les recommandations officielles pour l'enseignement des mathématiques incluent l'utilisation de supports visuels et narratifs pour faciliter la compréhension des concepts. Selon l'INSERM, "les langues qui rendent transparent le système décimal sont probablement les plus appropriées à l'enseignement de l'arithmétique, notamment lors du passage au format indo-arabe et à la résolution des opérations complexes" [1].
Articulation avec autres professionnels
L'utilisation des livres illustres pour l'apprentissage des mathématiques peut être articulée avec d'autres professionnels de la santé et de l'éducation, tels que les psychologues, les orthophonistes, et les ergothérapeutes. Ces professionnels peuvent collaborer pour évaluer les besoins spécifiques des enfants et mettre en place des interventions adaptées [KG-2].
Références
- INSERM. (2007). Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques. p.144 [1].
- INSERM. (2007). Dyscalculie et troubles de l’apprentissage de l’arithmétique. p.353 [2].
- INSERM. (2007). Dyscalculie et troubles de l’apprentissage de l’arithmétique. p.347 [3].
- INSERM. (2007). Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques. p.146 [4].
Sources mobilisées (1)
- [1] INSERM Dys 2007 — INSERM (2007) 📄 (4 extraits)